Présentation du Thermaltake Spedo
Ah les tests de boîtiers. Souvent tout commence par un coursier qui sonne en bas de l’immeuble et qui refuse de monter à cause de la taille du carton. J’ai beau résider au premier étage, cela n’y change rien, pour les boîtiers il faut descendre et se trimbaler un énorme carton. Et croyez moi sur parole, celui du Spedo n’est pas petit et en plus il pèse aussi un poids conséquent puisque le boîtier à lui tout seul affiche entre 13 et 15.4kg sur la balance en fonction des options fournies avec (une version LCS est livrée avec un système de refroidissement liquide). Bref, mieux vaut avoir un ascenseur et une voiture si vous allez acheter directement ce type de boîtier en magasin. Ceci étant dit, une fois le carton ouvert, on découvre un produit particulièrement bien conditionné, mais un produit qui fait craindre quelques bruits parasite à l’usage. Vous le verrez tout à l’heure, le Spedo comprend une multitude de petites options à droite et à gauche, et donc pas mal de pièces qui, si elles ne sont pas correctement fixées et/ou isolées pourraient nous chagriner un peu une fois le système allumé. Mais nous reviendrons sur cette partie un peu plus loin dans l’article, en attendant voyons un peu comment se présente le nouveau bébé Thermaltake.
Le Thermaltake Spedo est donc le nouveau boîtier haut de gamme de la marque, et qui dit haut de gamme chez Thermaltake dit aussi beaucoup de ventilateurs, des options et un peu de bling bling. Avec le Spedo nous avons l’ensemble de ces ingrédients. Côté design, si Thermaltake a déjà fait des boîtiers beaucoup plus orientés tuning, on ne peut pas dire que le Spedo soit vraiment sobre. Bien sûr il n’a rien à voir avec les Xaser mais quelques éléments trahissent (malheureusement ?) ses origines.

Sur les photos ci-dessus vous pouvez voir la face avant et l’arrière du boîtier. A l’avant nous nous retrouvons donc avec un style assez proche du Cooler Master RC-690 qui se caractérise par un centre doté de multiples grilles, et par deux lignes qui partent du bas pour remonter vers le haut du boîtier. Sur la version que nous avions vu au Cebit ces deux lignes disposaient d’un revêtement argenté et brillant qui a laissé la place à un gris clair mat bien plus discret à notre goût. Un peu plus haut sur la droite on a le bouton de mise sous tension, le bouton reset et la LED qui renseigne sur l’activité des unités de stockage. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais mon petit doigt me dit que cette façade aurait pu être plus belle si les deux bandes grises étaient complètement droites et ne bifurquaient pas sur les côtés. Quoi qu’il en soit la façade reste agréable, mais méfiez vous de l’impression qu’elle donne car contrairement à ce que l’on pourrait croire, toutes les grilles visibles ne sont pas synonymes d’emplacement 5.25 pouces. Si l’on se fie à ce que nous montre la devanture du boîtier on pourrait croire qu’il y a un total de 12 baies disponibles, alors qu’il n’y en a finalement que sept puisque les cinq faux emplacements du milieu ne sont pas démontables et cachent un ventilateur de 140x140 mm.
Passons à l’arrière maintenant. La première chose qui saute aux yeux c’est bien évidemment la couleur noire puisque l’intégralité du boîtier à été peint. Aucune trace donc de la couleur grise de l’acier et il faut admettre que ça en jette pas mal, sauf pour les traces de doigts … En sus, on peut apercevoir deux emplacements occupés par des ventilateurs de 120x120mm, deux orifices pour les amateurs de watercooling, l’emplacement de l’alimentation qui se situe dans la partie basse du boîtier et le système de fixation des cartes PCI sur lequel nous reviendrons tout à l’heure.
Ci-dessus, la photo de gauche nous permet de découvrir la paroi principale du boîtier munie d’une grille et d’une plaque en plexiglas sur laquelle est fixée un énorme ventilateur de 230mm. Vous noterez aussi la poigné et les deux pieds. A droite vous pouvez voir l’autre paroi qui comprend quant à elle deux grilles. La première vient se positionner juste derrière le processeur, et la seconde vers l’avant du boîtier au niveau des disques durs afin de faciliter l’évacuation de la chaleur qu’ils dégagent. Seul inconvénient au niveau de ce type de grille qui se retrouve de part et d’autre du boîtier, Thermaltake à voulu leur donner un peu de relief et elles ne sont du coup pas solidaires de la plaque, entendez par là qu’il s’agit de grilles qui ont été fixées sur les plaques. Malheureusement, sur notre exemplaire de test, une des grilles en question avait un petit jeu qui pourrait par la suite engendrer des bruits désagréables une fois le système installé et mis sous tension à cause des vibrations. Il est cependant très facile de supprimer le jeu en repliant plus fermement la partie de la terminaison de la grille qui donne vers l’intérieur du boîtier.
Les photos précédentes vous permette d’apercevoir le haut de boîtier avec les deux ports USB, la prise eSATA, les connecteurs casque et micro ainsi qu’une autre grille derrière laquelle est fixé un deuxième ventilateur de 230mm. En dessous vous voyez une fois de plus les pieds qui permettront de mieux stabiliser la tour et deux grilles. La première qui dispose d’un filtre anti poussière qu’il n’est pas possible de démonter sans enlever l’alimentation, et la seconde qui servira si vous souhaitez installer en option un ventilateur de 120x120mm.