Introduction
Les chipsets nForce 2 tout comme les chipsets nForce 1, sont répartis en deux catégories. Les versions avec puce graphique intégrée, et les versions sans puce graphique intégrée. Avec le nForce premier du nom, nVIDIA avait d’abord introduit la version avec chip graphique pour ensuite lancer la version light. Avec le nForce2 par contre les choses sont un peu différentes puisque les versions IGP (avec puce vidéo) sont sorties il n’y a pas si longtemps, soit quelques mois après le nForce2 SPP (sans puce). Mais que vaut donc le nForce2 IGP ?
Vidéo intégrée = mauvaise réputation

Depuis toujours, les chips graphiques intégrés aux cartes mères ont une bien mauvaise réputation. Et pour cause, les puces intégrées à ces cartes font très souvent, pour ne pas dire toujours partie de l’entrée de gamme voire même du très bas de gamme. Les constructeurs qui intègrent à leurs configurations des cartes mères avec vidéo embarquée sont en effet bien souvent les gros OEM qui veulent fournir des PC à prix très réduit. L’objectif n’est donc pas les performances, mais le prix. Cependant, avec les applications multimédia qui se font de plus en plus gourmandes, ces pauvres puces ne faisaient bien souvent pas le poids, et ça, nVIDIA semble l’avoir compris depuis un petit bout de temps puisque le nForce1 IGP intégrait une puce basée sur le GeForce2 MX qui, sans être exceptionnelle était quand même bien au dessus des puces intégrées aux chipsets de la concurrence. Evolution oblige, aujourd’hui le nForce2 IGP intègre lui un dérivé du GeForce4 MX qui devrait en théorie redonner quelques lettres de noblesse aux cartes mères « all in one ».
Spécifications
Le but de cet article n’est pas de traiter des caractéristiques globales du nForce2 que vous connaissez déjà et dont nous avons déjà parlé dans cet
article. Ce qu’il vous faut surtout savoir sur le nForce2 IGP, c’est qu’il gère toutes les fonctions que gère le nForce2 non IGP, à savoir l’AGP 8x, l’USB 2.0, la DDR400, l’ATA 133, le FSB à 333 MHz, et la technologie DualDDR. Cependant, sur ce dernier point il faudra poser un bémol car le Dual Channel ne pourra être exploité que si vous n’utilisez pas la puce graphique intégrée. Si vous l’utilisez avec de la mémoire DDR400 par exemple, la bande passante maximale théorique de 6.4Go/s sera en gros divisée par trois pour satisfaire le CPU, la mémoire et l’IGP.
Parlons maintenant un peu de l’IGP. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette puce dérivée du GeForce4 MX est plus proche du NV17 que du NV18 car elle ne supporte pas l’AGP 8x. Ensuite, GeForce4 MX oblige, l’IGP ne supporte « que » DirectX 7 et vous pourrez donc dire adieux aux pixels shaders qui sont pourtant de plus en plus utilisés dans les jeux d’aujourd’hui. Quoi qu’il en soit, l’IGP n’a pas que des défauts, et il ne faut pas non plus oublier qu’il ne s’agit « que » d’une puce graphique intégrée, et qu’elle supporte quand même la décompression MPEG-2, le nView et le FSAA 2x, 4XS, Quicunx, 4x et l’anisotropic filtering. Bon, honnêtement je ne sais pas si vous allez vraiment avoir la possibilité d’utiliser le FSAA et l’anisotropic avec une telle puce étant donné la gourmandise des jeux récents, mais le nView et la décompression MPEG-2 100% matérielle sont de très bons points surtout quand on sait que le nForce2 supporte également le son Dolby ...
Voyons maintenant les cartes mères.
A lire également...