Le 9100 IGP d’ATI
Avant d’aller plus en avant dans ce test, découvrons ensemble l’architecture de ce fameux Shuttle. Je ne vous apprendrai certainement rien en vous disant que le ST61G4 embarque le tout récent chipset 9100 IGP d’ATI. Pour mémoire, ATI s’est décidé à se lancer dans la course au chipset depuis peu, puisque le 9100 IGP, ou RS300, fait seulement partie de la deuxième génération de chipsets du constructeur. Ce n’est d’ailleurs pas le seul puisqu’une autre version, appelée Mobility Radeon 9100 IGP (ou RS300M), est également au catalogue de la marque, mais cette fois pour les solutions portables.

Accompagné par l’IXP150, son southbridge, le 9100 IGP compte bien mettre à mal la concurrence en proposant des performances de tout premier ordre, notamment grâce à son contrôleur graphique des plus évolué. Celui-ci est en effet le premier du marché à supporter entièrement DirectX 8.1, et par la même occasion les Pixel Shaders 1.4 ! Les autres marques (dont Intel voir nVidia pour les plates-formes AMD) peuvent donc se faire du soucis, leurs solutions tous intégrées respectives ne supportant que DirectX 7. Pour enfoncer un peu plus le clou, ce contrôleur est directement dérivé du Radeon 9200 qui devrait logiquement permettre de surpasser l’offre d’Intel avec l’i865G et son contrôleur Extreme Graphics 2 ou encore nVidia avec son IGP basé sur le GeForce 4 MX. D’ailleurs si les performances graphiques proposées ne vous suffiraient pas, ATI a eu la bonne idée d’intégrer également un port AGP à la norme 3.0 compatible 4x et 8x supportant le FastWrite; de quoi installer une carte graphique plus véloce.
Pour parler plus en détails sur le Radeon 9100, ce dernier est gravé en 0.15µ et fonctionne à 300 MHz, la mémoire nécessaire à son fonctionnement étant directement puisée sur la mémoire système (de 16 à 128 MO, réglable dans le BIOS). Comme je le disais tout à l’heure, concernant la partie 3D, le RS300 supporte les Vertex Shaders 1.1 et beaucoup plus intéressant, les Pixel Shaders 1.4, en proposant également une compatibilité complète avec DirectX 9. Un support complet de ce dernier aurait pu être techniquement possible mais les performances en auraient certainement subies les conséquences et certainement le prix aussi, là où l’offre d’ATI est censée être bon marché. Niveau qualité d’image, le RS300 accepte les résolutions allant jusqu’au 2048x1536x32, ainsi que le FSAA en 4x ou l’Anisotropic en 16x. La partie optimisation mémoire est elle assurée par la classique architecture HyperZ II propriétaire. Voici un tableau récapitulant les spécificitées techniques de la partie graphique:

La partie 2D quant à elle apporte également son lot de rejouissances et s’averera de tout aussi bonne qualité. La decompression MPEG2 est effectuée en hardware et la gestion du bi-écran est réalisé par l’Hydravision III présent dans les drivers Catalyst. Ainsi vétu, cet XPC prendra facilement sa place sous votre téléviseur et se transfomera tranquillement en multimedia-box de haut vol; l’ajout d’une carte TV tuner sur l’emplacement PCI optionnel viendra d’ailleurs définitivement confirmer nos dires. La sortie TV est d’excellente facture et le visionnage d’un DVD sur mon 16/9eme se révélera très convainquant, le son n’y étant également pas étrangé.
Mais revenons à nos moutons. Initialement prévu pour supporter les Pentium 4 de la série B, le RS300 arrivera finalement entièrement compatible avec les P4 de la série C, c’est-à-dire avec le FSB à 800 MHz, plus support de l’Hyper-Threading. La gestion de la mémoire est elle assurée par un contrôleur double-canal qui se chargera également de la distribution à la partie graphique. Il est compatible avec la DDR400 (l’on retiendra évidemment pour obtenir les meilleurs performances), mais aussi avec la DDR200/266 et 333. ATI a d’ailleurs validé un grand nombre de barrettes et vous seriez vraiment peu chanceux si une incompatibilité existait avec les votres (voir plus loin ...). Vous pouvez consulter la liste des mémoires validées en suivant
ce lien.
Concernant le southbridge, dans notre cas l’IXP150, la bonne impression du 9100 IGP demeure intacte. Vous aurez droit aux prestations de bases, voir plus grâce à l’ajout d’un système RAID 0 ou 1 via l’intégration par la marque d’une puce Silicon Image 3512. Comme nous l’avons déjà vu, l’IXP150 de ce ST61G4 propose 4 ports USB2.0 et deux FireWire, ces derniers étant gérés par une puce VIA VT6307. On y trouvera également une gestion du réseau via un contrôleur Ethernet 3-Com.
Il est maintenant temps de passer aux performances de ce grille-pain mais avant, récapitulons les caractéristiques complètes du produit et voyons quel sera la plate-forme de test.
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