Gigabyte K8NNXP

La première carte mère que nous allons aborder dans ce comparatif est la K8NNXP de Gigabyte. Gigabyte est un constructeur qui n’a plus à faire sa réputation, et c’est aussi un des fabricants qui propose le plus de cartes mères pour processeur AMD Athlon 64. A l’heure où j’écris ces lignes, Gigabyte a dans son catalogue pas moins de sept cartes pour Athlon 64 ! Mais penchons nous sur le cas de la K8NNXP.
Pour cette carte, Gigabyte a fait confiance à nVIDIA et à son nForce 3 150. Du coup, quand on découvre pour la première fois la carte et son emballage on se dit qu’on aura droit à un très grand nombre de puces en tout genre sur le PCB, et c’est bien le cas. Sur cette K8NNXP, on retrouve en effet des contrôleurs Silicon Image, GigaRAID, Realtek ou encore Texas Instruments qui permettent à ce petit joujou bleu de supporter le Serial ATA, le RAID, le son 5.1, le Gigabit LAN ou encore l’IEEE 1394. Ca en fait des fonctions pour une carte qui embarque un chipset qui ne gère initialement pas le Gigabit LAN, le SATA, ou encore le Firewire ! Mais ce n’est pas tout, car le bundle de son côté est tout aussi conséquent ! Gigabyte nous offre en effet 1 CD avec les pilotes, 3 manuels, 3 nappes ATA 133, 1 nappe floppy, 2 nappes SATA, 1 braquet avec 2 ports SATA externes, 1 autre braquet avec 2 connecteurs USB 2.0, 1 troisième avec 2 autres USB 2.0 et 2 ports FireWire, 1 quatrième avec la connectique audio qui va bien (RCA, SPDIF, etc …), et pour finir un cache métallique pour l’arrière du boîtier ! Gigabyte n’a pas vu les choses à moitié et on ne s’en plaindra pas trop. Tous ces accessoires sont intéressants, mais cela fait tout de même quatre braquets à installer, et si vous avez beaucoup de cartes PCI, il faudra faire un choix. Cela est particulièrement regrettable quand on constate que le bloc ATX de la carte ne comprend que 2 ports USB et que Gigabyte aurait facilement pu éliminer un braquet en plaçant 2 USB 2.0 de plus sur le panneau arrière de la carte maman.


Puisque nous parlons de ce qu’il y a, ou plutôt de ce qu’il y aurait pu avoir sur la carte, passons maintenant au layout. Malgré la quantité très importante de contrôleurs sur le PCB, la K8NNXP dispose d’un layout assez bien organisé auquel on reprochera la position de la prise d’alimentation principale et des deux ports SATA et IDE supplémentaires. Pourquoi ne pas avoir placé les 3e et 4e ports IDE à la verticale à la place des connecteurs pour braquets ? Notons tout de même que les prises pour les câbles du boîtier sont colorées, et que le chipset dispose d’un cooler actif assez silencieux.
La Gigabyte Touch !
Depuis des années déjà, Gigabyte livre ses cartes avec la technologie DualBIOS, et la K8NNXP ne déroge pas à la règle. Il y a deux BIOS sur la carte, un principal et un de secours qui prendra le relais en cas de mauvaise configuration et/ou flashage du premier. Deuxième point particulièrement notable, le DPS ou Dual Power System. C’est en fait une carte additive qui vient se placer dans un port dédié juste à côté du CPU et qui a pour but, grâce à ses MOFSETs d’assurer une parfaite alimentation du CPU. Ceci ne pouvait-il pas être fait directement sur la carte ?
Le BIOS de son côté comprend un grand nombre d’options, mais il vous faudra passer par la combinaison de touches CTRL+F1 pour accéder au menu Advanced Chipset Features qui offre entre autre l’accès l’AGP Aperture Size, au Fast Write ou encore aux timings mémoire. Notez que la fréquence du bus AGP est ajustable manuellement, et que l’on peut aussi modifier le FSB (jusqu’à 300 MHz) et les tensions vcore, DDR, ou encore HyperTransport.
Remarques : Je ne sais pour quelle raison, la GA-K8NNXP que j’ai eue entre les mains étaient particulièrement sensible à l’alimentation utilisée. Il est vrai que j’ai fait mes tests avec une FX5900 qui consomme tout de même beaucoup, mais pourquoi d’autre cartes ont pu tenir avec une alimentation 350w et pas la GA-K8NNXP ?
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