EPoX 8HDA3+

Adulé par les hardcores users, EPoX est une marque que l’on oppose fréquemment à Abit à cause des fonctions souvent orientées vers l’overclocking que l’on trouve sur ses cartes. Aujourd’hui encore la comparaison sera au rendez vous car après la 8HDA3+, nous verrons ce qu’a dans le ventre la KV8-MAX3 d’Abit. Mais pour l’instant restons sur le premier bébé d’EPoX pour Athlon 64.
EPoX est un constructeur conservateur. Même s’il n’y avait pas marqué EPoX sur la carte on sentirait tout de suite qu’il s’agit bien d’un produit EPoX. Les couleurs ne changent pas, il n’y a pas de tuning à 2 centimes et l’emballage de l’ensemble est soigné. Seulement voilà quand on voit la carte pour la première fois après avoir vu tant d’autres cartes mères Socket 754 on la trouve étrange. Le layout de la 8HDA3+ est en effet plutôt particulier. Le Northbridge est monté à gauche du Socket 754 et non en dessous, il n’y a que 2 ports DIMM pour la mémoire DDR, et il y a un énorme espace entre le slot AGP et le premier connecteur PCI. Ce dernier se révèle d’ailleurs être l’un des rares bon point du layout de la 8HDA. Grâce à lui si vous avez une carte graphique avec un système de refroidissement imposant comme le VGA Silencer d’ Arctic Cooling, vous ne perdrez pas de slot PCI. Si vous avez une carte graphique avec refroidissement standard et 5 cartes PCI, la circulation de l’air sous la carte graphiques sera bien meilleure. Les autres attributs du layout sont par contre, comme je l’indiquais tout à l’heure plutôt décevants. Les 2 slots DIMM sont bien trop proches de l’AGP, et pour ajouter ou enlever un module DDR, il faudra enlever la carte graphique. Le socket est quant à lui assez à l’étroit avec à gauche le northbridge, et au dessus des condensateurs. Si votre ventirad est plus large que le support en plastique noir, vous aurez des problèmes. Continuons maintenant avec les ports IDE et SATA. Les 2 IDE sont relativement bas, et les 3e et 4e ports le sont encore plus. Le connecteur floppy est juste au dessous du système de diagnostic par LED, et la nappe floppy risque fort de cacher l’afficheur. En fait toute la partie inférieure droite de la carte mériterait d’être revue

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Grâce à son chipset VIA K8T800, la 8HDA3+ offre le support de l’USB 2.0 et de deux ports SATA. EPoX a lui ajouté un contrôleur Silicon Image Sil-3114 qui gère 4 ports Serial ATA supplémentaires ainsi que le RAID 0, 1 et 1+0, et un chip 3Com 3C940 pour la gestion du Gigabit Ethernet. Et le FireWire dans tout ça ? Et bien EPoX est le seul fabricant de ce comparatif à ne pas le fournir avec sa carte Socket 754.
Se démarquer de la concurrence ?
Qu’est-ce qui pourrait vous faire pencher pour la 8HDA3+ plutôt que pour une autre carte ? Sûrement pas son layout et sa gestion inexistante du FireWire. Par contre EPoX fournit toujours son système de diagnostic par LED qui permet de savoir exactement d’où vient le problème en cas de plantage lors du démarrage, et la 8HDA+ offre tout de même pas moins de 6 ports Serial ATA et est livrée avec un braquet qui vous permettra de brancher un disque SATA externe, ce qui est très intéressant quand on sait qu’on peut brancher un vrai disque SATA à chaud.
Côté BIOS la 8HDA3+ autorise la modification du coefficient multiplicateur (jusqu’à 20x), la modification du FSB, du bus HT, des timings mémoire, et des tensions DDR, vcore et AGP. Notez qu’on pourra aussi y activer ou désactiver le Cool’n’Quiet.
Remarques : Avec son layout particulier, au premier abord, l’EPoX 8HDA3+ n’inspire pas forcément confiance. Pourtant cette carte n’a jamais faillit durant toute la période de test !
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