BIOS & Overclocking
Le BIOS
Le BIOS de la carte mère Shuttle FN25 est plutôt complet et regroupe la majorité des fonctions que l’on peut attendre d’une carte mère récente. Là où certaines fonctions manquent à l’appel, c’est au niveau des paramètres qui pourraient aider à l’overclocking et à l’optimisation plus poussée. Ainsi, pour l’overclocking, il est possible de modifier les tensions vcore, chipset, et RAM ou encore de modifier les coefficients du bus HT et du processeur, et même de désynchroniser la RAM. Mais en contrepartie, le FSB qui est lui aussi modifiable, ne pourra pas dépasser les 250 MHz et on aurait pu avoir bien plus d’options au niveau des timings mémoire. Il n’y pas non plus d’options pour régler manuellement la fréquence du bus PCI Express.
Les amateurs de silence seront quant à eux ravis d’apprendre que les options propres à la gestion des ventilateurs sont nombreuses. On a en effet neuf modes de fonctionnement qui permettront de faire le système s’autoréguler, de choisir entre quatre niveaux de ventilation statiques, ou alors de définir une température à partir de laquelle les ventilos tournerons à leur vitesse maximale. Personnellement, je trouve que le mode Smart Fan qui permet aussi au système de choisir lui-même les vitesses de rotation en fonction de la sollicitation du PC est le meilleur choix possible.
Overclocking
Si vous avez déjà lu d’autres tests du SN25P vous vous demandez pourquoi je n’ai pas parlé du BIOS « Performance » dans la partie précédente. En fait c’est tout simplement parce que je ne l’ai pas utilisé. Un de nos contacts chez Shuttle Taiwan nous a en effet fait parvenir un tout nouveau BIOS qui lui a pour principal objectif d’améliorer la capacité d’overclocking du SN25P. Une fois ce BIOS installé par contre, il ressemble comme deux gouttes d’eau au BIOS Performance car la seule nouveauté est l’apparition dans les timings mémoire du fameux 1T. Quoi qu’il en soit, j’ai effectué les tests d’overclocking avec ce BIOS, et comme on ne pouvait toujours pas dépasser les 250 MHz de FSB avec, je me suis rabattu sur ClockGen pour overclocker le CPU, et croyez moi, ça a été lé début d’une belle aventure
Sachant que mon Athlon 64 3000+ gravé en 0.09 micron n’avait jamais encore réussi à dépasser les 2430 MHz (9x270 MHz), j’ai dans un premier temps fait passer le coefficient HTT à 4x, puis je me suis amusé à faire grimper le FSB par pas de 10 MHz pour voir si j’arrivais à atteindre le seuil des 9x270. Arrivé à 270 MHz de FSB la machine ne tenait plus. C’est normal en fait, ma DDR500 n’aime pas dépasser sa fréquence de fonctionnement d’origine de beaucoup. J’ai donc désynchronisé la RAM et continué à faire grimper le FSB. A ma grande surprise je me suis rapidement retrouvé en 9x300, et le système n’avait toujours pas planté. J’ai donc continué encore un peu, mais cette fois par pas de 5 MHz (on n’est jamais trop prudent). Arrivé à 9x315, je me suis dit : « hmmm c’est pas possible ça, toujours pas problème au boot ? ». Alors j’ai écouté la petite voix et ai lancé un petit Prime 95 pour tester la stabilité. Bizarrement Prime 95 n’a pas relevé d’erreurs et n’a pas planté. Par contre, en lançant un benchmark de Doom 3, le système s’est figé. En revenant sur un FSB à 310 MHz par contre, je n’ai jamais rencontré de problème. Pas de plantage après plusieurs séries de 3D Mark 2003, pas de plantage après une bonne heure de benchmark Doom 3 en boucle, et pas de plantage non plus sous Prime 95. Je ne sais pas si c’est le BIOS, mais ce SN25P est carrément bon en overclocking.

Pour le fun j’ai ensuite continué à pousser le CPU pour voir jusqu’à quelle fréquence je pouvais lancer Windows. Au final j’ai pu atteindre les 9x325.44, soit grosso modo 2929 MHz pour un processeur cadencé à la base à 1800 MHz … Ca fait quand même plus de 1000 MHz d’overclocking ! Au-delà de cette fréquence par contre, le système plantait quelques secondes après la modification de la fréquence.
Qui a dit que les barebones n’étaient pas conseillé pour l’overclocking ?
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