Installation et configuration minimum :
L’installation n’a pas posé de problème particulier. Après avoir connecté la carte, le Plug and Play de Windows 98 fait son travail parfaitement et la carte est reconnue comme un contrôleur d’Hôte IEEE 1394 OHCI PCI.
Il suffit donc maintenant d’installer le logiciel d’acquisition vidéo Studio DV et le tour est joué.
Comme vous vous en doutez, la manipulation de données vidéo demande des ressources importantes. Un k6-2 400 était tout juste nécessaire pour faire de l’acquisition vidéo sans perdre d’image suite à un manque de puissance. Si votre machine ne suit pas, quelques images peuvent ne pas être traitées pendant l’acquisition et le film deviendra saccadé.
Le format vidéo natif (format AVI) a un débit de 3.6Mo/s. Il sera donc nécessaire d’avoir un disque dur supportant ce débit en écriture. Ensuite, 3.6 Mo/s nécessite de gros disques durs car une minute de film prendra 216 Mo, soit presque 13 Go pour une heure. Inutile de vous dire qu’un disque de 30 Go est pour moi un minimum.
Voici donc, d’après moi, la configuration minimum exigée, avec entre parenthèse la configuration nécessaire pour une utilisation «confortable» :
- Processeur à 600 Mhz (1 GHz)
- Bus 100 Mhz (133 Mhz)
- 128 Mo (256 Mo)
- Disque dur de 30 Go 7200t (Le maximum possible, avec un disque dédié à la vidéo de préférence)
Ah si, j’oubliais, il faut bien entendu un caméscope (non !!) numérique avec une sortie DV (DV Out).
DV In, DV Out ! Quezako ?

Et oui ! On en parle, mais qu’est ce que c’est exactement ?
Il s’agit simplement de la possibilité que possède un caméscope numérique, d’envoyer le flux vidéo (DV Out) vers un PC, ou de le recevoir (DV In) pour l’enregistrer.
Tous les caméscopes numériques ont par défaut la fonction DV Out. Peu d’entre eux possèdent l’entrée DV In, car ce type de fonction permet à votre appareil d’enregistrer ou de copier des vidéos de façon complètement numériques donc sans pertes.
Avec le DV In, lorsque la carte graphique n’a pas de sortie TV, il suffit d’envoyer de film vidéo au caméscope (par l’intermédiaire de la carte d’acquisition) qui peut alors soit enregistrer sur une cassette, soit renvoyer cette même image, via le monitoring vers la sortie TV / magnétoscope classique comme lors d’un visionnage, le caméscope faisant office de convertisseur numérique/analogique temps réel.
Mais, en Europe, et donc en France, les appareils possédant une entrée vidéo numérique sont considérés comme des magnétoscopes numériques, et sont donc surtaxés par la communauté européenne (de l’ordre de 1000 ou 2000 FF en rayon). Ces fonctions ne sont disponibles que sur les appareils milieu ou haut de gammes.
Par exemple, SONY commercialise un appareil de marqué TRV-130 dans le monde entier, sauf en Europe il sera nommé TRV-130E, «E» comme Europe, avec l’entrée DV-In désactivée.
Dans quelques cas, ce «bridage» est effectué de façon logiciel dans les registres internes du caméscope, et peut être contourné à l’aide d’un petit logiciel et un câble adéquat. Dans ce cas, la garantie de l’appareil peut être annulée, donc prudence quand même.