Leader dans le domaine de la 3D ludique sur PC, nVidia se retrouve actuellement avec pas moins de trois puces graphiques haut de gamme sur le marché. Vous ne savez pas encore quelle carte demander à notre bon vieux Père Noël, et vous cherchez à savoir ce que vâlent les GeForce3 Ti200 et Ti500 par rapport à une GeForce3 normale ? Je pense que nous avons la solution à votre problème
Historique
Fondée en janvier 1993, ce ne fut que deux ans après sa création que cette société sortit son premier chip graphique, le NV1. Bien qu’étant une réussite technologique, ce chip ne rencontra malheureusement pas le succès escompté. Nvidia avait choisi de ne pas travailler avec des triangles pour l’affichage, mais avec un procédé appelé Quadratic Texture Mapping. La société qui en tira profit fut 3dfx avec le Voodoo.
Après l’abandon du NV2, basé sur les mêmes technologies, c’est en septembre 1997 qu’apparu le premier succès de Nvidia, le RIVA128 (NV3). Malgré une qualité d’affichage légèrement inférieure à ce que proposait 3dfx à l’époque, cette puce offrait des performances tout à fait à la hauteur et se targuait même d’être d’un accélérateur graphique 2D/3D, véritable prouesse pour l’époque!
La montée en puissance continuant son évolution, Nvidia sortit ensuite le fameux Riva TNT (NV4). Malgré la déception de la faible fréquence d’horloge du processeur graphique, il offrait de meilleures performances qu’un Voodoo2 et bénéficiait d’un affichage 32 bits. Sa version améliorée arriva au printemps 1999 et fut logiquement appelée TNT2 (NV5). Les fréquences d’horloge et de mémoire revues à la hausse, elle offrait les mêmes fonctions que le TNT tout en étant plus rapide. Une version ultra fut créée pour concurrencer le Voodoo3 de 3dfx en termes de performances pures. En effet, la puce de 3dfx bénéficiait de beaucoup moins de fonctions 3D.
Vint, en septembre 1999, le GeForce256 (NV10) qui constituait le premier véritable GPU (Graphic Processor Unit) car il intégrait une fonction appelée Transformation & Lighting. Celle-ci était jusqu’alors gérée par le processeur central. Cela permettait donc d’alléger la charge de travail qui lui était imposé auparavant. On vit apparaître avec ce chip les premiers modules de mémoire DDR (Double Data Rate). Ils offraient une bande passante doublée par un module standard. L’avant dernier GPU de Nvidia (toujours en vente de nos jours et qui constitue encore un bon achat) était la série des GeForce2.
La principale amélioration de ce GPU par rapport au GeForce256 était une gravure plus fine (augmentation de la fréquence du core) et la gestion du NSR. Technique ressemblant au Pixel Shader inclus dans DirectX 8 mais moins évoluée. Beaucoup de versions différentes sont sorties, entre autre les GeForce2MX, MX200 et MX400 qui constituaient l’entrée de gamme. En milieu de gamme nous trouvions les GeForce2GTS et GeForce2PRO. Le haut de gamme était constitué du GeForce2ULTRA. Même si le GeForce2 est un excellent processeur graphique, la bande passante mémoire atteignant ses limites et le faible support des fonctions DirectX 8.0 faisaient qu’Nvidia devait sortir son évolution. Celle-ci s’appelle GeForce3 (comme par hasard). Ce GPU apporte un lot de modifications dont je vais tenter d’expliquer les fonctions.
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