Les cartes mères à base de KT133 sont nombreuses et se ressemblent. Seulement, parmi elles, quelques unes se démarquent grâce aux options qu’elles apportent et à leur aptitude à l’overclocking. De ces cartes, on peut noter l’Asus A7V, la MSI K7T Pro2, la SL-75KV+ (et plus), et bien entendu LA carte mère qui fait couler beaucoup d’encre, à savoir l’Abit KT7. Mais voilà, tout ce petit monde, et en particulier la KT7 dispose désormais d’une concurrente qui semble être de taille, l’Epox 8KTA2.
Comme la MSI K7T Pro2, l’Epox 8KTA2 est une nouvelle révision de la première version de carte mère KT133 du constructeur. Malgré ce que vous pourriez croire, je ne m’attarderais pas sur les caractéristiques de la 8KTA

Nous avons là une 8KTA2 alors on s’en occupe.
Le layout et les caractéristiques

La 8KTA2 est une carte mère qui respire la qualité. Elle dispose bien évidemment d’un Socket 462 pour les Duron et Thunderbird, à côté duquel on aura l’agréable surprise de découvrir un connecteur AGP (4X), six connecteurs PCI, et un port ISA. Le connecteur AGP n’est pas tout à fait comme les autres, il dispose d’un petit levier qui permet de fixer la carte graphique AGP à son support. C’est tout bête, mais c’est diablement pratique.
La carte est munie d’un chip son intégré, et le Southbridge utilisé est le VIA 686B. Le support de l’ATA-100 est donc de la partie.
Pour ceux qui se le demanderaient encore, sachez qu’il est possible avec la 8KTA2 de modifier le coefficient multiplicateur du CPU. Ceci se fera malheureusement par le biais de dipswitchs, et avec l’aide de cavaliers. Ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de mieux lorsque l’on sait que sur KT7 par exemple tout se fait dans le bios. Les switchs nécessaires à la modification du coefficient multiplicateur et du voltage du CPU ne sont pas facilement accessibles. Une fois la carte dans son boîtier, le connecteur d’alimentation branché et la carte graphique enfoncée dans son slot, vous risquez d’avoir du mal. Les cavaliers qui vous permettront de modifier le voltage I/O sont encore moins bien placés (tout en haut de la carte, près des connecteurs DIMM). Autre point négatif, la proximité des condensateurs par rapport au support socket. Ils sont beaucoup trop près ! Ce qui rend l’installation d’un mastodonte du refroidissement tout simplement impossible. C’est pire que sur KT7.
Le bios est signé AWARD et on pourra entre autre y modifier la fréquence du FSB, ainsi qu’attribuer des IRQ aux différents slots PCI.
Je me dois de noter une fonction très intéressante pour les utilisateurs de système d’exploitation comme Windows Me dépourvu de DOS. En effet, pour flasher un bios, il fallait absolument une disquette de boot, maintenant, ce n’est plus la peine. Il vous suffit de taper ALT+F2 au démarrage du système et l’utilitaire AWDFLASH se charge automatiquement.
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