Samsung Galaxy Nexus
Par Vincent le
Les sorties de smartphones se suivent et se ressemblent. Un écran plus ou moins grand par là, un partenariat avec un marque audio par ci, au final c’est souvent le design et l’attachement à un fabricant qui décide l’utilisateur et, rares sont les téléphones qui sortent réellement du lot. L’iPhone fait partie de ces mobiles un peu à part, tout comme le Galaxy S2 qui a marqué les esprits grâce à ses performances un peu au dessus du lot. Une autre gamme fait aussi souvent parler d’elle dans la « galaxie » Android, c’est la série des Nexus. Chaque Nexus marque l’arrivée d’une nouvelle version d’Android et après les Nexus One et Nexus S, c’est le Galaxy Nexus qui attise la convoitise des adeptes du petit robot vert. Cela tombe bien, nous avons pu nous procurer ce petit joujou et vous proposons de le découvrir sans plus attendre dans ce nouveau dossier.

Pour son nouveau Nexus, contrairement à ce que nous aurions pu croire, Google ne s’est pas tourné vers Motorola qu’il vient tout juste d’acquérir, mais encore vers Samsung. Nous avons donc un Samsung Galaxy Nexus, mais si vous voulez mon avis le RAZR aurait tout à fait pu être baptisé Nexus. Mais passons, le Galaxy Nexus est le nouveau porte étendard de Google et inaugure Android 4.0 aussi connu sous le nom de Ice Cream Sandwich, c'est-à-dire la première déclinaison d’Android compatible aussi bien avec les smartphones que les tablettes tactiles. Mais nous reviendrons tout à l’heure sur l’OS. En attendant faisons le point sur le mobile lui-même.
Si vous nous lisez, vous ne pouvez pas être passé à côté du Galaxy Nexus. Ce portable sous Android 4.0 se distingue par son énorme écran de 4.65 pouces Super Amoled HD qui affiche une résolution de 1280x720 pixels avec pas moins de 16 millions de couleurs. Bien sûr, avec un écran aussi grand, les dimensions du joujou sont conséquentes puisque ce nouveau Nexus mesure 135.5x67.94x8.94 mm. Heureusement cette taille n’engendre pas de poids démesuré avec seulement 135 grammes sur la balance avec sa batterie de 1750 mAh, soit 10 grammes de plus que le Nexus S qui, à titre de rappel disposait d’un écran 4 pouces et mesurait 123.9x63x10.88mm. Nous avons donc un mobile plus long, plus large, mais moins épais. S’en est également fini du noir, le mobile est désormais gris, dépourvu de bouton physique pour le système (ils sont intégrés à l’OS), mais doté sur la tranche gauche d’un bouton pour le réglage du volume, sur la droite d’un bouton de mise sous tension et de trois points de contacts pour exploiter les accessoires du téléphone.
Sous le mobile, on retrouve une fiche microUSB HML (qui peut faire office d’HDMI avec l’adaptateur adéquat), un micro et un connecteur jack 3.5. A l’arrière on appréciera le revêtement soft-touch en relief, mais on notera aussi la présence des logos Samsung et Google, du haut-parleur, ou encore d’un APN de 5MPixels avec flash LED et autofocus.
A l’avant, comme indiqué tout à l’heure, point de bouton, mais l’immense écran Super Amoled HD, un capteur de 1.3MPixels pour la visio avec capteur de proximité, ou encore une LED de notification. Un petit mot au passage sur le bundle qui reste très classique avec des écouteurs intra auriculaires, un minuscule manuel, un cordon USB/microUSB et une fiche à brancher sur la prise secteur.
A l’intérieur …
La configuration du Galaxy Nexus ne devrait plus trop avoir de secret pour vous. En plus de son écran de 4.65 pouces 720p qui a lui seul vaut déjà le déplacement, on retrouve dans le bestiau un processeur Ti OMAP 4460 dual core cadencé à 1.2GHz. Un choix qui peut étonner quand on sait que les SoC Ti ne sont pas forcément les plus véloces. On a droit sinon à 1Go de RAM, à la gestion du WiFi b/g/n, du Bluetooth 3.0, de la 3G/3G+, à aGPS ou encore au support de la technologie NFC. Le smartphone peut enregistrer en 1080p et sera proposé en deux déclinaisons, à savoir une de 16Go (celle que nous utilisons pour ce test) et une autre de 32Go.
Premières impressions
Le premier contact avec le mobile sur le plan strictement physique est plutôt bon. Perso, je m’attendais à un appareil qui véhiculerait un peu la même impression que le Galaxy S2 avec beaucoup trop de plastique. Au final c’est un peu mieux grâce notamment au backplate qui sort un peu de l’ordinaire. On est cependant loin du ressenti que propose l’iPhone 4S qui est plus flatteur mais en principe moins solide notamment à cause de ses deux parois en verre. La légèreté de l’engin est quant à elle appréciable et, une fois en main le Nexus nous donne réellement envie de l’allumer. Pour cela il faut lui installer sa batterie et une carte SIM au format normal, mais point de carte mémoire puisque le mobile est dépourvu de slot microSD. L’ouverture de la trappe arrière est simple, elle est peut être un peu plus délicate à remettre, par contre on appréciera de ne pas avoir à ôter la batterie pour insérer la carte SIM. Pendant qu’on y est, seul l’arrière du mobile est courbé et l’écran lui est totalement plat contrairement à ce que laissaient penser les premiers clichés du Nexus. Les dimensions du mobile ne déroutent pas au premier abord, mais on se rend assez rapidement compte que le positionnement sur la droite du bouton de mise sous tension/veille est une bonne idée car on aurait beaucoup plus de mal à y accéder s’il était situé en haut.
Ecran et multimédia
Une fois mis en route, la première chose qui marque l’esprit c’est forcément l’écran Super Amoled HD. Non pas qu’il s’agisse du meilleur écran jamais proposé sur un portable, mais sa résolution permet d’obtenir une finesse appréciable sur les caractères et d’afficher de nombreux détails de façon très précise. L’écran est sinon très lumineux, bien contrasté avec des angles de visions excellents, en revanche, comme c’est souvent le cas chez Samsung, le rendu des couleurs n’est clairement pas ce qui se fait de mieux. Le fabricant abuse un peu trop du contraste pour sublimer l’effet perçu, mais les couleurs sont faussées et à côté de mon bon vieux HTC Desire les blancs paraissent un peu jaunes sur le Galaxy Nexus. On souligne aussi assez rapidement la fluidité de l’ensemble. Ca semble un tantinet moins limpide que sur un iPhone 4 mais on joue tout de même dans la cour des grands de ce côté avec un processeur Ti qui n’a jamais fléchi durant notre période d’essai.
Du côté du son par contre, pas de miracle, ça joue assez fort mais la qualité n’est pas vraiment exceptionnelle. En lecture vidéo en revanche, aucun problème. Le Nexus fait tourner de la vidéo SD bien entendu, mais aussi de la vidéo 720p et 1080p de façon totalement fluide. Comme vous pouvez vous en douter par contre tous les formats ne sont pas supportés par le player d’origine et il faut passer par un autre lecteur notamment pour les MKV qui arrivent eux aussi à être lu de bien belle manière en Full HD.
Passons à l’appareil photo maintenant, celui en façade ne nous intéresse pas forcément beaucoup vu sa vocation, en revanche le dorsal sera utilisé bien plus souvent pour la prise de photo ou de vidéos. De ce côté il s’en sort honnêtement mais le capteur employé par Google/Samsung n’est pas franchement nouveau puisque c’est celui qui était déjà présent sur le Nexus S. Il est donc correct, mais là aussi on a déjà vu mieux notamment sur l’iPhone 4 (et c’est madame qui va continuer à me narguer avec son téléphone dans l’histoire …). Heureusement, Ice Cream Sandwich nous propose quelques fonctions sympathiques pour les photos, mais bon au final nous restons quand même un peu sur notre faim de ce côté. Pour ce qui est de la vidéo, là encore le rendu aurait pu être meilleur, mais on se console grâce à la possibilité d’enregistrer en 1080p et cela, à 24 images par seconde.
En gaming, l’utilisation d’un CPU Texas Instruments nous a fait douter au début, mais dans les faits, aucun jeu du market que nous avons essayé n’a fait broncher notre Galaxy Nexus. Tant mieux.
Android 4.0 Ice Cream Sandwich
Maintenant que vous savez quasiment tout sur les aptitudes du Nexus, l’heure est venu de nous attarder sur la dernière mouture d’Android et sur les nouveautés qu’elle apporte. Lorsqu’on lance le smartphone on se rend assez rapidement compte qu’Ice Cream Sandwich se rapproche plus de l’Honeycomb des tablettes tactiles que du Gingerbread des téléphones. Certes il s’agit d’un mix entre les deux, mais la dose d’Android 2.x est clairement inférieure à celle d’Honeycomb.
Comme sur tablette s’en est donc fini des boutons physiques qui sont ici remplacés par ceux de système d’exploitation et qui au passage empiètent sur une partie de l’écran. Nous avons sinon droit à une barre de lancement rapide vers le bas dont les applications peuvent être personnalisées, ou encore un moteur de recherche général en haut de l’écran qui n’est pas sans rappeler le moteur de recherche intégré aux appareils sous WebOS. Encore un peu plus haut on retrouve la classique barre de notification qui propose un raccourci vers le panneau des paramètres, mais malheureusement aucun raccourci pour accéder rapidement au réglage de la sonnerie, du vibreur, du WiFi, etc, comme c’est le cas par exemple avec l’UI d’Acer.
Parmi les autres nouveautés, signalons la possibilité de classer les icones par répertoires, un nouveau clavier, un agenda fort sympathique, un menu permettant d’accéder aux applications ouvertes et de les fermer ou encore une nouvelle classification du panneau paramètres. Mais nous ne rentrerons pas dans les détails dans le texte, mais plutôt dans une vidéo qui nous paraît bien plus appropriée pour présenter l’interface et les quelques applications installées d’origine sur le Galaxy Nexus.
Conclusion
Nous ne prendrons aucun raccourci, le Samsung Galaxy Nexus est un excellent smartphone. Ice Cream Sandwich ou pas, il ferait déjà partie des meilleurs sans pour autant éclipser ses concurrents puisqu’aussi bien pour CPU que pour son APN il n’est pas le premier de la classe. Avec Ice Cream Sandwich par contre, il s’élève à un niveau supérieur et devient selon nous la référence des androphones. La résolution de son écran est un régal, il lit et enregistre en 1080p, son autonomie est correcte (sans plus) et comme les autres Nexus avant lui, il sera le premier à recevoir les prochaines mises à jour Android, de quoi combler les plus geeks d’entre nous.
Pourtant, notre petit doigt nous dit qu’il devrait rapidement se faire dépasser. Comme indiqué plus tôt, sa config est bonne, mais il y a facilement moyen de faire mieux avec un meilleur CPU, un slot microSD, un APN avec rétro éclairage doté d'une plus grosse définition et/ou en employant des matériaux un peu plus nobles. Un Galaxy S2 ou RAZR sous Android 4.0 n’auront pas grand-chose à envier au Nexus et gageons que les prochains smartphones haut de gamme HTC, Samsung, Motorola, etc, donneront du fil à retordre au premier Google Phone sous Ice Cream Sandwich. Il n’empêche que pour l’instant, grâce à l’OS, c’est lui le meilleur à nos yeux.
Le sandwich à la crème glacé est en effet un délice à consommer sans modération. Peut être pas aussi intuitif qu’un iOS, le dernier système Google s’apprivoise très facilement en puisant le meilleur de Gingerbread et d’Honeycomb. Avec un raccourci pour la gestion du WiFi, du Bluetooth, du vibreur, ou encore une reconnaissance vocale un peu plus efficace en Français, le système serait encore meilleur. En revanche ne cherchez pas l'innovation. Ice Cream Sandwich est bon, mais pas original pour un sous dans son interface.
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