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Comparatif de 5 waterblocks

Par Vincent-G le 19/11/2007 à 01h00
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SOMMAIRE



Introduction


Les chaleurs estivales sont maintenant loin derrière nous (encore que cette année on repassera niveau soleil...) et l’hiver frappe déjà à notre porte avec des températures que l’on aimerais moins fraîches mais qu’importe ! La saison du watercooling c’est toute l’année car à moins que vous ne mettiez votre machine sur le balcon celle-ci aura toujours besoin d’un cooling de qualité pour survivre à cette période hivernale dans votre tanière de Geek surchauffée par tous ces appareils électriques en fonctionnement.

Le refroidissement à eau fait de plus en plus parler de lui, il est devenu très professionnel, plus simple d’utilisation et commence à être abordable pour les kits premiers prix. En effet, les premiers kits de watercooling se négocient à des prix avoisinant les 100 euros. C’est certes deux fois plus cher qu’une très bonne solution aircooling, mais il faut bien avouer que les constructeurs font un très gros effort pour démocratiser les solutions à eau.
L’article que nous vous proposons aujourd’hui, n’a pas vocation à détailler les kits complets de watercooling qu’ils soient en entrée ou en haut de gamme, mais il va plutôt vous présenter quelques waterblocks pour processeur disponibles aujourd’hui sur le marché.
Sans vous dévoiler tout et tout de suite, je peux vous dire en quelques mots que trois des waterblocks de ce comparatif sont connus et reconnus sur le marché et que les deux autres même s’ils le sont beaucoup moins risquent de vous surprendre (surtout l’un d’entre eux)
Pour tous ceux qui débutent et qui voudraient mieux comprendre le watercooling j’ai prévu une petite séance de rattrapage au début de cet article. Cette séance se veut accessible et ne rentrera pas trop dans les détails, disons que vous saurez ce qu’il faut savoir pour bien comprendre le comparatif.
Le watercooling KeZaKo ?


Le principe de base du watercooling est de créer un circuit dans le but de déplacer la chaleur émise à un endroit vers un autre endroit qui sera lui même refroidi par divers moyens. Dans la majorité des cas le refroidissement de cet autre point consiste à utiliser un ou plusieurs ventilateurs disposés sur un dissipateur.

Il s’agit donc d’un petit circuit fermé dans lequel circule un liquide caloporteur (eau, ldr, mélange, etc... les variantes sont multiples).
Un watercooling simple, se compose donc :
[li>D’un waterblock chargé de récupérer la chaleur émise par un composant de votre config (le processeur par exemple). Mais attention que l’on ne s’y trompe pas ce n’est pas le waterblock qui va refroidir votre processeur. Dans l’absolu si un processeur chauffe à 45° le meilleur des waterblock permettra de réchauffer le liquide qui le traverse au maximum à 45° (on est loin de çà dans la réalité).
[li>D’un radiateur qui va faire office de point de dissipation thermique dans le circuit, c’est par lui que la chaleur va être évacué. Pour les moins avertis d’entre vous sachez simplement qu’il est tout à fait semblable à celui d’une automobile et possède donc des ailettes pour dissiper la chaleur. Pour l’aider à dissiper cette chaleur, il est de coutume de placer des ventilateurs dessus pour brasser de l’air ambiant et le faire traverser les ailettes. Cependant il existe aussi des solutions passives qui ne comptent que sur le flux d’air ambiant pour dissiper la chaleur, ceux là sont en général plus gros avec des ailettes plus séparées pour disposer d’une plus grande surface d’échange thermique.
[li>D’une pompe pour mettre le liquide en mouvement. Et oui, le circuit étant fermé il faut bien créer un courant pour faire circuler le fluide et transporter la chaleur. Ces pompes sont très souvent dérivées des pompes à eau de l’aquariophilie, cependant il existe aussi des pompes plus adaptées aux critères du watercooling actuel (débit et pression plus élevés).
[li>De liquide, çà à l’air bête comme çà, mais le liquide peut avoir son importance. En effet la crainte de la plupart des personnes rétives au watercooling est de voir de l’eau couler sur des composants et les endommager. Vous me direz donc, pourquoi ne pas utiliser un liquide ne conduisant pas l’électricité ? Cà existe on le sait mais le problème est que dans la quasi-totalité des cas, un liquide ne conduisant pas l’électricité perds toutes ses propriétés thermique et ne conduit donc plus la chaleur.... Un liquide combinant ces deux propriétés existe pourtant (il s’appelle le Fluid XP), cependant son prix met (et à mis) à mal toute tentative de commercialisation en France (50€ par litre à l’époque !). Dernier point important, le circuit étant fermé le liquide n’est pas renouvelé mais pour être pleinement efficace ce dernier doit rester propre et il est donc très souvent recommandé d’ajouter un additif comme de l’anti-algue. Les mélanges les plus simples consistent à prendre de l’eau déminéralisée à laquelle on ajoute du liquide de refroidissement automobile contenant tous les additifs nécessaires).
[li>De tuyaux, chargés de relier les éléments du circuit entre eux. Ils peuvent être de différents diamètres internes et de différentes couleurs (un tuyaux noir opaque limite la formation d’algues parasites par exemple). Le diamètre du tuyau dépend tout particulièrement du choix de pompe et de waterblock (on en reparle un peu plus tard) mais en général les versions en 8, 10 et 12mm sont les plus fréquements utilisées.
[li>Et enfin d’un airtrap, littéralement un piège à air, dont le but est d’éliminer toutes les bulles d’air qui pourraient traîner dans le circuit. Dans la majorité des kits l’airtrap fait aussi office de réservoir.
[/li>

Tout le reste n’est qu’optimisation et esthétique, mais l’intérêt d’un circuit de watercooling est de pouvoir s’ouvrir et ainsi accueillir d’autres waterblocks. Ainsi vous pourrez refroidir votre carte graphique, votre RAM et votre carte mère avec le même circuit pour peu qu’il soit bien taillé et que les éléments soient choisis en conséquence.

LPDC et HPDC


Voici nommés les deux principes opposés utilisés en watercooling, mais tout d’abord une question : que sont les PDC ?
Il s’agit des Pertes De Charges, autrement dit des pertes dans votre circuit. La première idée vient de limiter au maximum les dites pertes, il s’agit d’un système dit LPDC. La seconde idée consiste à générer des pertes de charges mais propose de les utiliser efficacement.
Si l’on devait schématiser un waterblock LPDC on pourrait dire qu’il doit posséder une architecture très simple avec quelques canaux pour faire circuler le liquide très rapidement. On touche ici à la deuxième caractéristique d’un circuit LPDC, les pompes doivent avoir un très gros débit pour que cela fonctionne bien.
En revanche si l’on devait schématiser un waterblock HPDC on l’imaginerait doté d’un circuit interne très fin en micro canaux destinés à augmenter la surface d’échange. Pour qu’un waterblock HPDC soit bien efficace, la pompe doit avoir un débit plus modéré mais surtout une très grosse pression de sortie (mesurée par la hauteur de la colonne d’eau).
De nos jours ces deux principes qui semblaient être totalement contradictoires tendent à se rejoindre avec des waterblocks possédant des micros canaux (grosse surface d’échange) tout en étant le moins restrictif possible. Ces waterblocks sont donc dit LPDC car ils nécessitent beaucoup de débit pour donner leur pleine mesure cependant leur performances sont aussi très intéressantes dans un circuit plutôt typé HPDC.
On constate très concrètement cette tendance chez les fabricants qui ne juraient que par le HPDC, le dernier Alphacool par exemple le XP HighFlow et optimisé pour réduire les pertes.


Bref, s’il reste bien le monde du débit modéré (avec des tuyaux en 8mm interne) et du gros débit (avec des tuyaux en 12mm interne) la tendance du moment est bien de reluquer ce qui se fait chez le voisin et de l’adapter pour en tirer le meilleur des deux philosophies via des waterblock plus ou moins hybrides.
Les processeurs


Les tests ont été effectués sur une machine Intel avec deux processeurs : un Core 2 duo E6750 et un core 2 quad Q6600.
Le Core 2 Duo E6750 est le même processeur que celui que vous avez pu découvrir lors de ce test. Pour l’occasion nous avons positionné le VCore de ce processeur à 1.5V et l’avons overclocké à 3.2Ghz (8*400Mhz).
Le Core 2 Quad Q6600 est en révision G0, c’est à dire très récent et chauffant peu. En temps normal il est overclocké à 3.6Ghz, mais pour je ne sais quelle raison je n’ai pas réussi à aller au dessus des 3Ghz sur ma carte mère de test (une Abit AB9 QuadGT). Le Vcore à lui aussi été positionné à 1.5V.
L’intérêt d’effectuer les tests sur ces deux processeurs concerne surtout la surface du die des processeurs car celle du Core 2 Quad est deux fois plus grosse que celle du Core 2 Duo (un core 2 quad étant composé de deux Core 2 duo).

Les températures ont été relevées sur les sondes processeur avec Everest, il s’agit de la moyenne sur les 2 ou 4 cœurs. Les relevés ont été effectués de la manière suivante :

[li>Démarrage de la machine et prise de température en idle au bout de 10 minutes.
[li>Mise en activité du processeur avec plusieurs sessions de stress prime pour le faire monter à 100% pendant 30 minutes et relevé des températures.[/li>

La pâte thermique utilisée aura bien sur été la même durant tout le test à savoir de l’artic céramique. Entre chaque montage/démontage, le processeur et la base du waterblock ont été nettoyés à l’alcool.

Le reste du circuit de watercooling


Concernant le watercooling, le radiateur utilisé est un BlackIceGT Stealth 360. Ce radiateur dit triple permet de placer trois ventilateurs de 120mm dessus (les trois ventilateurs en question ont été alimentés en 12V continu)
Enfin pour le circuit et les pompes c’est un peu particulier car nous avons utilisé deux circuits et deux pompes différentes.
Un plutôt typé HPDC avec une pompe Laing DDC1+ et des tuyaux avec un diamètre de 8mm interne.
Et un autre typé LPDC avec une pompe Swiftech MCP655 et des tuyaux avec un diamètre de 12 mm interne.
Nous obtenons ainsi un panel représentatif des deux types de circuits évoqués à la page précédente.

Les Pompes


Mais revenons un instant sur ces deux pompes car elles méritent toute notre attention. On peut dire sans se tromper que ces pompes sont ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en pompe de watercooling. Elles sont d’une taille modérée et alimentée en 12V (elles démarrent donc avec le PC).
Commençons par la Laing DDC1+, cette dernière à été choisie par Apple à l’époque pour équiper les watercooling de ses Power PC G5. Elle est de taille très réduite puisqu’elle se loge sans aucun problème dans un emplacement de lecteur de disquette 3½. Les amateurs de watercooling ont très vite vu en elle la pompe idéale pour le watercooling PC et l’ont très vite adoptée, à tel point même que certains kits de fabricants (comme le Corsair Nautilus 500) en ont fait leur fer de lance. La pompe dont je vous parle était la version 10W mais nous avons pour notre part pris la dernière révision de cette pompe, la 18W. Son débit est déjà très intéressant puisqu’il s’élève à 600L/H, mais ce qui est le plus impressionnant avec cette pompe c’est probablement la pression qu’elle dégage, une colonne d’eau de 4.7M !
Autre point intéressant cette pompe possède un fil de retour à brancher sur une prise ventilateur de votre carte mère. Vous pourrez ainsi vérifier que votre pompe tourne toujours et éventuellement brancher une alarme et un arrêt d’urgence en cas d’arrêt inopiné.
Cette pompe à aussi été optimisée pour limiter les frottements du rotor et les perturbations, pour cela on retrouve un entraînement par force centrifuge ainsi qu’un lien en céramique entre le rotor et le stator. Nous avons équipé cette pompe d’un top en plexi qui permet de visser des raccords et d’un réservoir intégré, en toute logique les performances de la pompe devraient être améliorées par cet accessoire.

La seconde pompe que nous avons utilisée est vendue sous le nom Swiftech MCP 655 mais il s’agit aussi d’une Laing ! Plus précisément la Laing vario D5. Cette pompe est plus grosse que la première et est aussi alimentée en 12V. D’ailleurs si on se réfère au site de Laing, cette pompe peut fonctionner jusqu’en 24V. Pour l’occasion nous ne nous sommes donc pas privé de tester sur un des waterblocks l’effet de l’alimentation en 24V de la pompe. En quelques mots, le bruit engendré par la pompe est très nettement en hausse et les performances ne sont que très peu améliorées (moins de 1 degré), nous n’avons donc pas jugé utile de pousser le bouchon plus loin en 24V. Contrairement à sa petite sœur la MCP 655 n’est pas équipée d’un retour pour brancher sur la CM mais en revanche elle possède un potentiomètre intégré à 5 positions pour faire varier sa vitesse de rotation. L’idéal serait une pompe avec les deux accessoires monsieur Laing !
Enfin à l’intérieur on reconnaît bien la patte Laing car à hormis la différence de taille entre le rotor et le stator c’est exactement la même chose qu’une Laing DDC1+.
Enfin pour finir sur les caractéristiques cette pompe possède un débit de 1200L/h et une pression qui n’est pas en reste puisque la colonne d’eau est affichée à 3.1mètres (tout cela en 12V et position 5 sur la pompe).


Présentation


Le premier waterblock ce comparatif est une valeur sure du marché, le Swiftech Apogée. Ce waterblock fait partie de cette génération de waterblock plus ou moins hybride dont je vous parlais tout à l’heure, certes il est LPDC, mais il reprend beaucoup des ingrédients du succès des waterblocks HPDC, à savoir une grande surface d’échange et un maze que l’on pourrait assimiler à des micro canaux. Toutefois, contrairement à ce qu’on voit habituellement les canaux ne sont pas coupés en carrés mais en losanges ce qui diminue les pertes de charges et améliore le débit.
Concernant le packaging, ce waterblock est vendu avec toutes les fixations possibles sur les sockets actuels (775, AM2, 939, 771 et j’en passe). Il est aussi livré avec 3 jeux de raccords cannelés en 8, 10 et 12mm interne ainsi qu’avec des clamps pour serrer les tuyaux sur les cannelures.
La fixation sur socket 775, nécessite de démonter la carte mère pour passer quatre vis en dessous. Le waterblock viendra ensuite se positionner autours de ces quatre vis avec quatre ressorts pour assurer un bon appui et pour finir des écrous borgnes assurent le serrage. De cette façon on est certain de la bonne tenue de l’ensemble, le waterblock n’est ni trop appuyé ni pas assez.
Par ailleurs, même si il n’est plus en vente, ce waterblock était affiché il y a encore peu de temps aux alentours de 50€. Il s’agit d’un prix plutôt raisonnable si on regarde tout ce qui est fournit avec (fixations multiples, raccords fournis)
Au rayon des bons points nous avons donc une très grande panoplie de fixations simples et un waterblock adaptable sur tous les circuits (pratiquement), en revanche même si ils sont fournis les raccords ne sont pas formidables car ils sont en plastiques et ont une fâcheuse tendance à s’abîmer lors des montages / démontages.

Résultats


Voici donc les résultats du protocole énoncé au paragraphe précédent :



Comme on peut le constater les performances sont meilleures avec la MCP 655, mais cela se joue à très peu de choses.
Reste maintenant à voir les performances brutes de ce waterblock en comparaison avec les autres concurrents et pour ce faire un graphique récapitulatif est à votre disposition à la fin de cet article.


Présentation


En février dernier, l’Apogée que nous vous avons présenté à la page précédente, a connu une révision importante. Son design interne à été revu et les ‘picots’ sont usinés plus fin.
Cette diminution de taille de la structure interne permet d’améliorer la surface de d’échange thermique cuivre/eau et donc de transporter plus de chaleur dans le circuit, la suite vous la connaissez déjà.
L’apogée GT est donc une évolution du principe très simple de l’Apogée mais Swiftech nous a réservé un petit cadeau avec cette Apogée GT : un joint un peu plus épais.
Je m’explique, si l’on regarde le heatspreader des processeurs actuels on s’aperçoit que leur surface est loin d’être plane. Petit test facile pour vous en rendre compte prenez une règle et collez là contre l’IHS. Vous verrez que bien souvent ce n’est pas génial même
s’il faut noter que depuis l’été Intel a quand même bien amélioré la planéité de ses processeurs.
Nous avons donc d’un côté un waterblock sur lequel différents usinages ont été appliqués pour obtenir une surface la plus plane possible et de l’autre un processeur sur lequel ce n’est pas du tout le cas. Il y a donc un espace à combler qui le sera par la pâte thermique. Certains ont pour assurer un meilleur contact ont pris le parti de poncer l’IHS de leur processeur mais cette manipulation faisant perdre la garantie n’est pas à prendre à la légère. L’astuce du joint de Swiftech est justement de bomber la surface de son waterblock pour qu’il assure un meilleur contact avec le processeur. Nous avons donc effectué ce test avec et sans le joint dit ‘bowed’
Comment son prédécesseur l’Apogée GT est livré avec plusieurs fixations pour les différents sockets du marché et trois jeux de raccords pour différents type de circuit. La fixation est exactement la même, normal me direz-vous car hormis la base peu de choses ont changé sur ce waterblock.

Concernant le prix, il approche la barre des 60€, ce qui le rend un peu plus cher que l’ancienne version de l’Apogée.

Résultats


Voici donc les résultats de notre protocole de test avec et sans le joint permettant d’obtenir l’effet Bowed :



Beaucoup de choses à dire sur ces résultats, le premier constat concerne le fameux joint bowed, la différence entre l’utilisation ou non de ce joint n’est vraiment pas flagrante et d’ailleurs dans certains cas c’est même sans le joint que les performances sont les meilleures. Alors le joint Bowed un simple effet marketing ? Très franchement je ne pense pas, je pense en revanche que les processeurs que j’ai utilisés pour ce test ne sont pas ceux qui permettront de se rendre compte des performances du joint Bowed. En effet il s’agit d’une des dernières révisions du Core 2 (G0) et un gros effort a été fait par Intel sur les heatspreader de cette génération. D’ailleurs si Swiftech continu à livrer le waterblock avec deux joints c’est justement pour donner à l’utilisateur l’opportunité de choisir.
Enfin encore une fois même si il y a une perte de performances avec la Laing DDC1+ ce waterblock se révèle assez polyvalent puisqu’il n’y a que deux ou trois degré de plus à chaque fois.



Présentation


Un waterblock Italien ce n’est pas commun et pourtant quelques sociétés produisent des waterblocks de l’autre côté des Alpes. Nous avons pu obtenir un produit de l’une d’entre elle, un OcLabs 6.
Cette société produit tout type de waterblock (Chipset, VGA et CPU), mais aussi divers accessoires de watercooling, comme des réservoirs, des radiateurs et des tops en plexi pour les pompes Laing DDC1+.

Le waterblock qui nous intéresse est dit monobloc, c’est à dire est composé d’une seule et unique pièce usinée alors que si on prend un Apogée il s’agit de plusieurs pièces assemblées entre elles (la base et le top)
Le gros inconvénient de ce type de waterblock est que par définition ils ne sont pas démontables et nombreux sont ceux qui aiment pouvoir ouvrir leur waterblock ne serait-ce que pour les nettoyer de temps à autres. Autre inconvénient il semble plus difficile de travailler finement le design interne d’un waterblock lorsqu’on doit l’usiner de l’extérieur. Les principes internes de ces waterblocks sont donc très souvent rudimentaires et n’offrent pas de grandes performances. En revanche certains préfèrent ce genre de waterblock au niveau du look et çà on ne peut pas le discuter.
Le waterblock est donc entièrement couleur argent seul les raccords fournis sont en plastique noir, il est donc plutôt sobre. Personnellement je trouve très joli le nom gravé sur le dessus du waterblock, ce n’est pas un simple autocollant et l’effet est vraiment sympa.

L’OcLabs 6 est vendu 49€ avec une fixation pour Socket 775 et deux raccords cannelés de 12mm. Si on le compare à un Apogée GT, qui lui est livré avec 3 jeux de raccords et des fixations pour toutes les plateforme pour quelques euros de plus, notre bel Italien à du mal à tenir les tarifs de la concurrence.
Mais pour comparer ce qui est comparable, ce waterblock est issu d’une production artisanale, ce qui ne facilite pas une baisse des tarifs.

Résultats


Voici sans plus attendre les résultats de tests de ce waterblock :



On constate ici clairement ce qu’on craignait, l’OCLabs 6 est un waterblock qui montre ses limites assez facilement.
On remarque qu’il tient assez bien la comparaison en idle, cependant en full les températures s’envolent. Cela est valable aussi bien en dual qu’en quad core.


Présentation


Voici un waterblock qui sera resté une référence pendant très longtemps chez les adeptes du watercooling à la mode HPDC. Il faut dire qu’il fut le fer de lance de la marque Alphacool durant 3 ans et n’a été remplacé que très récemment dans le haut de la gamme par le X2+ High Flow.
Ce waterblock propose logiquement tout ce qui fait les caractéristiques d’un waterblock HPDC : l’eau rentre d’un côté, elle est propulsée sur une grille qui fera ce qu’on appelle un impact de jet (une douchette si vous préférez). Puis cette 'douche' passe à travers des micros canaux très fins usinés simplement en carré.
Ce principe a largement prouvé son efficacité avec une pompe à la pression aussi élevée que notre Laing DDC1+ car le liquide est littéralement vaporisé sur la base du waterblock.
Autre point important, ce waterblock est le seul de notre comparatif à posséder un point d’appui sur le dessus. Cette fixation permet d’assurer un maintien plus efficace au point central du waterblock mais il faut aussi veiller à ne pas serrer trop fort sinon il peut y avoir de sérieux dégâts (je me souviens d’ailleurs de waterblocks 1A Cooling de la série HV qui étaient livrés avec une clé graduée permettant de serrer juste ce qu’il faut ce type de points centraux)
La fixation du waterblock s’effectue en deux étapes, en premier lieu on positionne la fixation en alu dans les quatre trous du socket, puis on vient positionner le waterblock sur le CPU et on serre avec cette petite vis et une clé Allen.
Le NexXxos est un waterblock entièrement démontable ce qui en facilite le nettoyage et rien que pour voir la qualité de l’usinage c’est très agréable .

Concernant le porte monnaie le NexXxos XP est encore affiché aux alentours de 42€ mais devrait disparaître très bientôt du catalogue au profit de son grand frère nouvellement sorti et malheureusement bien plus cher sachant qu’il faudra en plus acheter deux raccords.
Le NexXxos est donc moins cher que ses concurrents de chez Swiftech mais il faudra repasser à la caisse en cas de changement de socket.

Résultats


Voici les résultats de ce waterblock avec nos deux pompes :



Premier constat évident, les performances de ce waterblock avec la MCP 655 sont tout simplement désastreuses mais çà, on s’en doutait un peu.
En revanche avec la Laing DDC1+ elles sont dignes des tous meilleurs.
Le couple Laing + NexXxos semble donc être gagnant.


Présentation


Enzotech est une marque Américaine qui vient de faire son apparition sur le marché du Watercooling et depuis que les premiers clichés de leurs produits sont apparus sur la toile vous êtes nombreux à attendre des tests.
Il faut dire que ces photos laissaient entrevoir, un trésor de micromécanique avec par exemple un espace de 0.5mm d’un pic à un autre sur la structure interne du waterblock. La base est aussi un modèle de polissage, un vrai miroir dans lequel on ne peut que s’empresser de prendre des photos.
En revanche petite déception rapport aux photos, le haut du waterblock semblait être en métal alors qu’en réalité il est en plastique. Cependant il n’y a pas à dire, au niveau du look l’ensemble est très réussi et homogène.

L’eau rentre dans ce waterblock par le centre puis traverse le maze dessiné en étoile avant de trouver le chemin de la sortie dans un coin. Ce même principe est utilisé sur le DTek et l’Apogée GTX.

Pour ce qui est de la fixation c’est une des plus simples de notre échantillon de waterblock. Il s’agit d’une plaque à fixer en dessous de la carte mère sur laquelle le waterblock vient se positionner grâce aux désormais classiques quatre tiges. Des vis à main viennent compléter ce serrage. Mais tout n’est pas parfait car cette fixation pose de sérieux problème de compatibilité avec les cartes mères ayant une plaque en dessous (Gigabyte CrazyCool par exemple).

Le SCW est livré avec une fixation pour socket AM2 et une fixation pour Socket 775, de plus quelques grammes d’Arctic Ceramique sont livrés en standards et pour finir le packaging, sachez que vous retrouverez deux raccords en métal d’un diamètre de 12mm.
Passons maintenant au côté très fâcheux : le prix ! Le waterblock est facturé 64.90€ ce qui en fait tout simplement le waterblock le plus cher de notre comparatif. L’Enzotech est plus cher et moins bien équipé qu’un Apogée par exemple.

Résultats


Voici maintenant les résultats de notre protocole appliqué à l’Enzotech :



Il n’y a pas à chercher bien loin, les résultats de cet Enzotech avec notre MCP655 sont tout simplement les meilleurs tout circuit confondus. Les performances sont au rendez vous et ce waterblock, non content d’être beau, est aussi très performant.


Synthèse


Les deux graphiques suivants, vous présentent une synthèse des performances sur les deux circuits que nous avons utilisés lors de ce test.
Nous avons conservé pour cette synthèse uniquement les résultats en Full, ceux en Idle étant loin d’être les plus intéressants.

Concernant l’Apogée GT, nous avons pris le meilleur résultat qu’il soit obtenu avec le joint permettant d’obtenir l’effet bowed ou non. Considérant qu’il est fourni avec le waterblock l’acheteur peut choisir de l’utiliser ou non, il est donc juste de prendre le meilleur score et ne pas se cantonner à une configuration.

Voici donc pour commencer les waterblocks avec la Pompe Laing DDC1+ :



Le meilleur des waterblocks avec cette pompe est sans aucun doutes possibles le NexXxos XP, il se classe premier aussi bien en dual core qu’en quad.

Passons maintenant aux résultats obtenus avec notre MCP655 :



Ici comme nous l’avons précédemment c’est bel et bien le nouvel arrivant l’Enzotech SCW-1 qui est en tête.
Pour finir voici une synthèse globale prenant les meilleures performances de tous les waterblocks quelle que soit la pompe et le circuit utilisé :



On peut s’apercevoir que le grand gagnant de concours des performances est l’Enzotech SCW-1 !
Si l’on regarde avec attention les performances des autres modèles, celles du NexXxos sont très bonne en Dual Core puisqu’il se classe bon troisième cependant en Quad Core ce n’est pas fabuleux alors espérons que la nouvelle version Highflow remédie à cela.
Pour ce qui est de l’Apogée GT elles sont dans la très bonne moyenne, puisque sans l’Enzotech il serait tout simplement premier de ce comparatif.
Enfin, même si l’on pouvait s’en douter rien qu’en regardant l’OCLabs6, ses performances ne sont pas au niveau de ses concurrents mais heureusement pour lui ce waterblocks à d’autres charmes.
Conclusion


Avant toute chose je souhaiterais remercier les deux personnes qui ont rendu ce comparatif possible, il s’agit de Nicolas de Watercooling.fr qui n’a pas hésité à me prêter quelques waterblocks et d’autres petits matériels. Mais aussi Miam (il se reconnaîtra) grâce à qui j’ai pu me procurer beaucoup d’éléments (le radiateur et l’Apogée entre autres).

Passons après ce préambule de gratification aux conclusions de notre comparatif. 24 montages et démontages plus tard, nous avons un vainqueur sur le tapis des performances pures mais la conclusion la plus certaine de cet article est que les performances de quatre des waterblocks sont réellement très proches les unes des autres.
Le choix devra donc se porter sur d’autres critères plus subjectifs comme le design et d’autres en revanche très objectifs comme la taille de votre porte monnaie.
Si l’on commence par le look, mon préféré reste toute de même l’Enzotech, mais cela reste un choix personnel que je ne peux vous forcer à partager.
Pour le porte monnaie en revanche, je crois pouvoir dire que le NexXxos XP est sûrement la bonne affaire du moment, alors profitez-en tant qu’il en reste car la relève est tarifée aux alentours de 65€, ça fait mal !

Voici pour finir sous forme synthétique les avantages et les inconvénients de chacun de nos protagonistes du jour.

Swiftech Apogée




Swiftech Apogée GT




OCLabs 6




NexXxos XP




Enzotech SCW-1





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