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Thermaltake Armor+ VH6000BWS

Par Vincent VALMOND le 28/12/2007 à 11h18
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SOMMAIRE



Introduction


S’il y a une marque qui ne laisse pas indifférent, c’est bien Thermaltake. Ce fabricant taïwanais sévit déjà depuis plusieurs années et inonde le marché de solutions de refroidissement, de boîtiers ou encore plus récemment d’alimentations. Seulement voilà avec Thermaltake il n’y a généralement pas de demi mesure et on aime ou on n’aime pas tant les designs varient en fonction des produits. Mais aujourd’hui nous ne sommes pas uniquement là pour analyser l’esthétique d’un produit Thermaltake mais bel et bien son efficacité. Nous avons pu avoir entre les mains un des nouveaux boîtiers haut de gamme de la marque qui n’est autre que la nouvelle édition du Armor, baptisée pour l’occasion Armor+. Ce nouveau boîtier reprend le chassis du Xaser VI tout en étant légèrement moins tape à l’œil. Mais dans la pratique que nous réserve t-il réellement ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe quatre Amor+. Deux sont noirs et en acier, alors que les deux autres ont un revêtement argenté et sont en aluminium. Ensuite on distingue dans ces deux catégories une version destinée au refroidissement liquide et une autre au refroidissement par air. Le boîtier que nous testons aujourd’hui est un Armor+ VH6000BWS noir avec air cooling.


Présentation


Voilà donc mon premier test depuis que j’ai quitté ma chère île. Ah oui je ne sais pas si vous savez mais avant j’avais droit à du 30°C tous les jours ou encore à la plage … Mais voilà, ce temps est révolu, maintenant il fait froid, ça fume quand je parle, les voitures sont givrées le matin et tout le monde est habillé en noir et avec des manches ! Snif, dire que je faisais les tests en short avant … Enfin bref, fini le 3615 MyLife, voyons un peu ce que nous réserve ce Thermaltake Armor+.

Nous allons donc commencer par analyser l’extérieur de cette énorme boîte de 600 x 245 x 625 mm qui pèse tout de même 16.8 kg à vide dans sa version noire. Ah ben oui avoir un Armor+ c’est une histoire d’homme et j’espère pour vous que vous faites des pompes tous les matins. Si ce n’est pas le cas, penchez vous sur la version silver qui pèse 10.2kg. Bon, c’est toujours lourd mais c’est plus correct n’est-ce pas ?


Sur ces photos vous pouvez donc apercevoir l’avant et l’arrière du Armor+. Sur la face avant, comme sur l’Amor premier du nom que nous avions déjà testé, on retrouve deux petites portières et tout un tas de baies recouvertes par des caches avec grille et filtre à poussière. Ici il n’y a par contre que sept baies 5.25 pouces exploitables en externe alors que sur le premier Armor on pouvait tout enlever et placer les unités aussi bien en bas qu’en haut. Sur le Armor+ on ne peut donc utiliser que les sept emplacements du haut. Je souligne au passage que les deux portes sont toujours retenues par des aimants et que je ne suis toujours pas fan de ce procédé car durant les déplacements les portes ne resteront pas fermées. A l’arrière on peut apercevoir l’emplacement de l’alimentation, les baies d’extension, une poignée, un jeu de clé pour verrouiller le boîtier, des orifices prévus pour le watercooling ou encore l’emplacement du ventilateur d’extraction. D’ailleurs, ici on peut aussi bien monter un ventilateur de 120x120 ou un ventilateur de 140x140mm mais d’office le boîtier testé aujourd’hui était muni d’un 12 cm.


Sur les photos ci-dessus vous pouvez observer la paroi en plexiglas ainsi que le dessus du boîtier. Sur la paroi on a droit à une poignée ainsi qu’à un verrou, mais aussi et surtout à un énorme ventilateur de 23 cm lumineux qui a pour objectif d’assurer une meilleure ventilation au niveau de la, ou des cartes graphiques. Au dessus, on a les boutons ON/OFF et RESET ainsi que les différents connecteurs d’extension (4 USB, 1 Firewire, 1 eSATA et une prise casque ainsi qu’une entrée micro). On remarquera aussi la grille qui permet d’aérer un peu le boîtier ainsi que la trappe qui servira principalement pour la version watercoolée du boîtier.
Et l’intérieur dans tout ça ?


En ouvrant le Amor+ on découvre une des premières astuces du boîtier. Si pour une plus grande sécurité il est préférable de visser les thumbscrews, on se rend compte qu’on n’en a pas vraiment besoin pour faire tenir les deux parois. A l’arrière et des deux côté on a une grande pièce en plastique noir qui peut coulisser du haut vers le bas et inversement. Sur ces plaques il y a des excroissances qui ressortent à l’arrière du boîtier et qui, grâce à des ressorts permettent de retenir les parois qui sont munies d’encoches dans lesquelles viennent se positionner les excroissances.


Une fois la portière avec la paroi enlevée on découvre donc l’intérieur du boîtier et par la même occasion les emplacements 5.25 pouces ainsi que les emplacements 3.5 pouces. Ces derniers sont d’ailleurs au nombre de sept. Cinq de ces emplacements sont positionnés à l’avant du boîtier et les deux autres dans sa partie basse.



Sur les photos ci-dessus on peut voir le ventilateur de 120mm monté à l’arrière du boîtier et juste au dessus l’emplacement de l’alimentation. On soulignera d’ailleurs la plaque ajustable qui pourra servir de support à votre alim quelque soit sa taille. A l’avant on peut apercevoir le casier des disques durs. Ce casier est démontable simplement en dévissant deux vis à main et on peut aussi y fixer un support qui permettra lui d’adjoindre un autre ventilateur 14 cm au boîtier. Pourquoi un autre ? Tout simplement parce qu’un ventilateur 14cm est d’ores et déjà présent à l’avant du boîtier derrière le casier, c’est-à-dire juste où il faut pour refroidir les disques durs. On notera sinon que la cage se fixe sur des pièces en plastiques qui limiteront les bruits désagréables auxquels on a souvent droit sur les boîtiers d’entrée de gamme quand le ou les disques durs travaillent.

Tout comme le bloc principal qui accueille les cinq disques durs, les deux autres emplacements pour HDD sont eux aussi escamotables. Mais pourquoi me direz vous alors que nous verrons tout à l’heure que l’on n’a pas besoin de les démonter pour installer les disques durs supplémentaires ? Ce n’est pas bien compliqué, on peut installer un ventilateur de 120x120mm ou de 140x140mm en dessous de chacune des cages. Le bas du boîtier étant perforé cela permet de faire rentrer les frais (et la poussière) dans le boîtier et donc de dissiper la chaleur engendrée par les disques si vous en installez à ces endroits. Si ce n’est pas le cas, cela ne sera pas forcément un mauvais point car le flux d’air qui vient du bas ne sera pas gêné par les disques …



Ci-dessus vous voyez le casier démonté. Pour arriver à ce résultat on regrettera cependant qu’il faille coucher le boîtier car les vis sont situées sous le boîtier.
Une installation très aisée …


Ce n’est pas la première fois que j’ai entre les mains un boîtier Thermaltake et je dois admettre que cet Armor+ a tout de même su me surprendre agréablement. D’habitude chez Thermaltake on a des boîtiers qui se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Ainsi, dans un boîtier on aura un système ingénieux pour fixer les cartes graphiques, et dans le suivant ce sont les disques durs qui seront facile à installer au détriment des cartes PCI et PCI Express. Cette fois avec le Armor+ on a tout d’un coup et ça fait plaisir. Commençons par l’installation de la carte mère, elle peut se dérouler à l’extérieur du boîtier puisqu’elle se fixe sur un tiroir démontable très facilement en enlevant deux vis. Une fois le casier à l’extérieur de la carcasse du boîtier on peut donc monter la carte mère, mais aussi fixer la carte graphique, les cartes PCI ou encore les différents braquets. Ce n’est pas un procédé nouveau mais c’est particulièrement efficace et on apprécie encore plus lorsqu’on a un système de refroidissement qui a besoin d’une plaque à fixer à l’arrière de la carte mère. Autre bon point, les rails qui permettent de faire coulisser le casier sont isolés ce qui a pour effet de réduire une fois de plus les bruits parasites.



Revenons sur l’installation des cartes d’extension. Pour les installer il faut enlever une petite pièce en plastique ainsi que le cache qui va avec ensuite il suffit de placer la carte puis de clipser à nouveau la petite pièce en plastique. C’est simple, rapide, et en plus cela n’empêche pas du tout l’installation de cartes graphiques dual slot.



Pour les disques durs l’installation est encore plus aisée. On actionne le clapet puis on tire dessus pour faire sortir le tiroir du disque. On insère le disque dur puis on le bloque avec deux petits loquets en plastique et enfin on remet le tiroir à sa place et on rabat le clapet. On peut difficilement faire plus simple et ce n’est pas la peine d’utiliser un tournevis. Et les unités 5.25 pouces ? Et bien là encore il n’y a rien de sorcier et le tournevis est toujours inutile. Le système qui permet d’enlever les caches à l’avant du boîtier est très proche de celui des cages HDD. On tire sur un clapet et le cache se retrouve dans la main en deux temps trois mouvements. Il suffit ensuite de glisser le lecteur dans une baie et de le clipser grâce au système prévu à cet effet.

Alors que sur le Thermaltake Matrix testé précédemment dans nos colonnes l’installation de l’alimentation pouvait s’avérer délicate, ici c’est tout le contraire. Il est possible de faire passer l’alim aussi bien sur le côté que par le dessous grâce à la taille du boîtier. De plus, la plaque transversale qui soutient l’arrière de l’alim se démonte et est ajustable, ce qui vous permettra d’adapter son emplacement aux dimensions de votre alimentation.

La dernière photo vous montre une partie du bundle livré avec le boîtier. On a donc un sachet de vis et d’attaches en tout genre, mais aussi un véritable tiroir à insérer dans une baie 5.25 pouces et aussi un adaptateur 5.25 > 3.5 pouces qui permettra d’installer par exemple un lecteur de disquette (ça existe toujours ?) ou un lecteur de cartes.
Utilisation, nuisance sonore, températures


Cela fait maintenant une quinzaine de jours que le Armor+ traine à côté de mon bureau avec à l’intérieur la configuration suivante :

  • Intel Core 2 Quad Q6600
  • Noctua NH-U12F
  • Seasonic S12-650 Energy+
  • GeForce 8800GTS 512
  • 4x 1 Go de DDR2 Crucial
  • Raptor 74Go
  • Seagate 320Go
  • Seagate 250Go


  • Avec tout ce beau monde je dois admettre que le boîtier s’est plutôt bien comporté. Comme vous avez déjà du le comprendre, l’installation s’est déroulée sans anicroche et l’ensemble des composants a su trouver sa place très facilement. On appréciera également la possibilité de faire passer les câbles d’alimentations et les nappes des disques durs derrière la plaque de la carte mère ce qui aura pour effet d’avoir un intérieur bien plus dégagé. Il faudra cependant que vos câbles soient longs car avec l’alimentation S12-650 employée je n’ai pas pu utiliser tous les connecteurs SATA présents sur les câbles. L’alim dispose de trois prises par câbles et je n’ai pu connecter que les deux prises situées aux extrémités. Ben oui, le boîtier est spacieux et il faut tout voir en grand …

    Avoir le boîtier posé sur le sol rend sinon particulièrement pratique le positionnement des connecteurs USB et ON/OFF puisqu’il suffit de tendre la main pour y accéder. Si vous posez votre boîtier sur votre bureau cela sera par contre bien plus délicat. Autre remarque mais cette fois un peu moins bonne, le Armor+ dans sa version noire est un véritable nid à poussière. Le revêtement laqué attire la poussière et le chiffon micro fibre fourni par Thermaltake ne sera pas de trop. On regrettera aussi le fait que les caches situés à l’avant juste en face des disques durs et du ventilateur 14x14 cm ne soient pas démontables comme ceux des baies 5.25 pouces. En étant situés juste devant le ventilateur ils se recouvrent très rapidement de poussière et les nettoyer n’est pas spécialement évident si vous ne voulez pas passer un chiffon uniquement à l’extérieur de la tour.

    Côté bruit, le dernier né de Thermaltake n’est pas le dernier de la classe. Il est bien sûr possible de faire plus silencieux, mais le ventilateur TurboFan de 12cm placé à l’arrière est bien moins bruyant que les anciens 12cm de la marque et le 14 ne tourne pas assez vite pour casser les oreilles. C’est d’ailleurs encore mieux pour le ventilateur latéral qui tourne à 800 rpm et qui, grâce à sa taille est relativement silencieux. En gros vous l’aurez compris cette fois Thermaltake sans offrir le plus silencieux des boîtiers a vraisemblablement fait des progrès. Toujours au niveau des nuisances sonore je n’ai à signaler aucun bruit parasite qui pourrait provenir d’une quelconque vibration du boîtier. Là encore c’est un très bon point.


    Voilà maintenant quelques températures relevées sur le CPU et les disques durs en idle et en charge :

    Conclusion


    Je ne vais pas faire durer le suspens. Le Thermaltake Armor+ est un boîtier qui a su me convaincre. Spacieux, légèrement tuning sans tomber dans les excès du Xaser VI, ce boîtier a beaucoup d’arguments pour plaire. Si vous souhaitez monter un monstre de puissance à base de SLI voir même de Tri-SLI ou de CrossFire X vous pourrez le faire sans souci. Vous aurez la place pour les longues cartes graphiques, pour une alimentation de grande taille et vous pourrez avoir jusqu’à cinq ventilateurs pour refroidir le tout, ou mieux opter pour un système de refroidissement liquide puisque les orifices pour les tuyaux sont prévus et que l’Armor+ peut d’origine être livré avec du watercooling made in Thermaltake.

    Côté bruit, je ne dirais pas que le boîtier est silencieux. Non, les ventilateurs bien que plus silencieux que certains autres en provenance du même fabricant se font entendre, mais le bruit est sourd et pas spécialement gênant. De plus, l’Armor+ est exempt de tout bruit parasite car les pièces ne vibrent pas et le matériau utilisé est plutôt lourd et épais (avec le VH6000BWS en tout cas). D’ailleurs c’est pour cela que le boîtier pèse quasiment 17Kg à vide ce qui est selon moi l’un, sinon son principal handicap si l’on met de côté son prix. Le Thermaltake Armor+ VH6000BWS n’est en effet à l’heure où j’écris ces lignes disponible que chez Materiel.net pour environ 200€ (sans alim). A ce prix, il se trouve confronté à l’excellent Cooler Master Cosmos. Les deux boîtiers disposent d’une excellente qualité de fabrication, mais le Cosmos est plus sobre et mieux insonorisé alors que l’Armor+ semble plus destiné aux amateurs de tuning soft qui aiment montrer l’intérieur de leur PC à leurs amis. Bref, c’est une question de goût et je vous laisserais seul juge, mais si vous optez pour un Armor+ vous ne le regretterez pas.



    Avec le Armor+, Thermaltake nous gratifie d’un excellent boîtier, tellement efficace que la marque aura fort à faire la prochaine fois pour proposer mieux. Spacieux, rempli d’astuces, bien aéré le Armor+ est une valeur sûre, du grand Thermaltake !



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