Introduction
Il y a quelques temps nous vous proposions le test des LanParty, les nouvelles cartes mères excentriques de chez DFI. Bien conscient que ce type de design et qu’un bundle aussi conséquent n’est pas primordial chez certains utilisateurs, la société a développé parallèlement la gamme des Infinity, des cartes plus sobres et allégées, orientées overclocking.
Dans la même période, c’est ASUS qui a légèrement relifté son A7N8X Deluxe en l’appelant A7N8X-E Deluxe, une bonne occasion pour vous concocter un petit duel entre chipset nForce 2 Ultra 400...
DFI NFII Ultra Infinity
Vous vous souvenez de la LanParty NFIIUltraB ? Et bien voici sa petite soeur ! En effet DFI a choisi la simplicité pour cette Infinity, la carte reprenant quasiment le même layout que la LanParty à ceci près que plusieurs composants ont été supprimés pour cette version. Mais rassurez-vous, le meilleur est toujours là et en réalité seul le deuxième réseau Gigabit Lan, les boutons EZ et les LEDs de diagnostiques ont disparus. Enfin, vous aurez certainement remarqué que le PCB noir garni de connecteurs réactifs aux UV s’est vu ici remplacé par un PCB rouge et des connecteurs beaucoup plus classiques. Pour le reste tout est strictement identique, à savoir que les principaux atouts de la LanParty comme 4 ports SATA, la connectique audio complète, le dissipateur sur le southbridge (la photo ci-contre est obsolète mais le dissipateur existe bien, voir ci-dessous) ou encore le fameux CMOS Reloaded sont bien présents.
Cette NFII Ultra Infinity embarque donc le fameux nForce 2 Ultra 400, la toute dernière révision par nVidia du puissant chipset pour les processeurs AMD Ahtlon XP avec FSB cadencé à 400 MHz. Pour le southbridge, elle est accompagnée du maintenant classique MCP-T qui embarque le très bon APU de nVidia.
Comme je le disais plus haut, ce qui va différencier cette carte de l’offre concurrente est le fait de proposer 4 ports SATA, là où habituellement les autres constructeurs n’en proposent que 2, capable de gérer via une puce Silicon Image un système en RAID 0 ou 1. Malheureusement, le constat est le même que pour la LanParty et il est dommage que cette puce ne puisse offrir la possibilité d’effectuer un RAID 0+1 avec 4 disques. L’autre exclusivité à DFI est le CMOS Reloaded et pour ceux qui n’auraient pas consulté l’article précédent sur les LanParty, c’est un utilitaire qui permet d’enregistrer dans une mémoire Flash jusqu’à 4 configurations et réglages du BIOS différents, dans le but de pouvoir les rappeler quand bon nous semble ultérieurement. Ainsi, il est possible d’enregistrer par exemple une configuration avec tous les paramètres les plus stables pour sa configuration, ou encore une autre avec les paramètres overclockés.
Pour ce qui est du bundle, on est loin de ce que l’on peut avoir avec les LanParty car on y trouve deux nappes SATA, une nappe IDE, une nappe Floppy ou encore tous les drivers ou le manuel d’utilisation. Cependant, rien de choquant à cela puisque DFI a choisi de proposer une carte performante et bon marché.
En jetant un coup d’oeil à son panneau arrière vous aurez peut-être remarqué que bien que celui-ci soit complet (surtout pour l’audio avec entrée et sortie SPDIF), il manque un port FireWire...pas de soucis, celui-ci est quand même présent et il figure à vrai dire sur un bracket fourni dans le bundle.
Passons maintenant à l’ASUS A7N8X-E Deluxe que j’ai reçu comme un petit veinard dans une version un peu spéciale...
ASUS A7N8X-E Deluxe
Je vous imagine déjà en train de vous demander ce qu’elle a de si différente des autres A7N8X-E Deluxe du marché cette carte ? Et bien à vrai dire rien du tout ! Ce n’est pas sur la carte elle-même que vous trouverez la particularité de celle que j’ai reçu mais dans son bundle, ce que nous verrons un peu plus loin.
Commençons par comprendre ce qui distingue l’A7N8X-E Deluxe de l’A7N8X Deluxe classique. En premier lieu, cette nouvelle carte embarque le Dual LAN... oui je sais la précédente aussi mais là où celle-ci innove, c’est que le deuxième réseau disponible est un réseau Gigabit alors qu’avant c’était un 3Com. On gagne alors en qualité et surtout en vitesse puisque le Gigabit Lan est compatible 10/100/1000 Mbits/s.
L’autre nouveauté est l’apparition d’un slot WiFi propriétaire basé sur le standard 802.11b (et compatible dans le futur avec le 802.11g) qui permettra l’ajout d’une carte propriétaire WiFi-b ASUS pour pouvoir communiquer avec tous les périphériques utilisant la technologie WLAN comme les PDA, portables ou autres.
Côté architecture, l’A7N8X-E Deluxe embarque comme l’Infinity le nForce 2 Ultra 400 couplé au southbridge MCP-T. Les spécificités du chipset sont donc les mêmes qu’avec la carte de DFI avec quelques différences au niveau du layout. Chez ASUS, on trouve en effet un port AGP Pro 8x et 'seulement' 2 ports SATA (4 pour DFI).
Concernant le panneau arrière de la carte, l’entrée SPDIF disponible avec la NFII Ultra Infinity est compensé par la présence du deuxième port réseau. Pour tout le reste, les deux cartes font jeu égal tant sur le nombre de ports USB que sur les sorties audio. Notez que comme l’Infinity, les ports FireWire sont disponibles sur un bracket fourni (2 dont 1 au format mini FireWire).
C’est donc dans le bundle de l’A7N8X-E Deluxe que vous trouverez la particularité du produit que j’ai reçu. En effet celle-ci est arrivée avec la carte additive WiFi-b et son antenne dont je vous parlais un peu plus haut. Malheureusement, si vous devriez faire l’acquisition de l’A7N8X-E Deluxe en France, ne soyez pas surpris par l’absence de ce complément qui n’est tout simplement pas destiné au bundle du marché Européen, mais que vous pourrez tout de même vous procurer séparément. Ne possédant pas de périphériques exploitant cette norme, je n’ai pas pu effectuer le test de ce module WiFi au design réussi pour la partie antenne.
Le reste du bundle est plus classique et vous y trouverez 2 nappes IDE noires du meilleur goût, une nappe Floppy de la même couleur, un bracket avec 2 ports USB supplémentaires, un bracket avec les 2 ports FireWire, 2 nappes SATA et enfin les drivers, logiciels supplémentaires (WinDVD etc...) et autres manuels d’utilisation.
Caractéristiques
Plates-formes de test
AMD Athlon XP 3200+ FSB 400 MHz
DFI NFII Ultra Infinity
ASUS A7N8X-E Deluxe
DFI LanParty NFIIUltraB
ABIT NF7-S Rev 2.0
2x512 Mo Kingstone HyperX DDR433@400 MHz
GeForce FX 5900
Maxtor 80 Go DiamondMax Plus 9 8Mo
Windows XP Pro Service Pack 1
ForceWare nForce 3.13
ForceWare Detonator 53.03Performances
Commençons comme d’habitude cette série de benchmarks avec Sandra 2004 et son test mémoire :
La NFII Ultra Infinity fait ici un peu moins bien que sa grande soeur la LanParty qui est notre actuelle carte mère nForce 2 de référence, mais ce serait sans compter sur l’A7N8X-E Deluxe qui, fidèle à sa réputation, dispose de la plus grande bande passante mémoire. Passons au test CPU Arithmétique de Sandra.
Le scénario se répète encore une fois : même constat pour l’Infinity qui exploite moins bien le processeur que la LanParty alors qu’encore une fois, l’A7N8X-E Deluxe s’en sort beaucoup mieux.
Sous PCMark04, l’Infinity tire un peu plus son épingle du jeu mais la carte d’ASUS est la plus rapide, sauf dans la partie graphique où les cartes de chez DFI restent imbattables.
Bien qu’âgé, nous aimons encore notre bon vieux CPUmark99 où en toute logique, vu les résultats des précédents benchs, l’A7N8X-E Deluxe est celle qui exploite le mieux notre 3200+ de test.
On termine cette partie avec SuperPI à qui nous demandons de calculer le chiffre PI avec 4 millions de chiffres après la virgule. C’est encore une fois la carte d’ASUS qui s’en sort le mieux car pour rappel, le résultat est exprimé en secondes.
C’est sans appels que l’A7N8X-E Deluxe domine l’Infinity dans cette première série de benchmarks 'système'. Voyons si celle-ci conserve sa place dans les tests graphiques...
Performances (suite)
3DMark2001 étant assez dépend de la mémoire et du processeur, l’A7N8X-E Deluxe prend naturellement la première place dans ce test. Mention spéciale quand même pour l’Infinity qui arrive pour une fois à creuser l’écart avec la LanParty.
A l’inverse de la version 2001, 3DMark03 ici patché en version 340 est censé solliciter un peu moins le reste de la configuration. Les deux cartes jouent alors des coudes et la LanParty NFIIUltraB reste bonne première.
Sous le récent AquaMark III, l’A7N8X-E Deluxe semble moins à l’aise et les deux premières sont les cartes de chez DFI.
Ici aucun commentaires, toutes les cartes ont eu le même score, à part ma NF7-S qui a du prendre un léger coup de vieux ?!!
GunMetalBenchmark est un test DX9 assez lourd pour la carte graphique et le système mais dans le bench 1, c’est la LanParty qui domine. La tendance s’inverse dans le bench 2 un peu plus 'soft' et c’est au tour de la carte d’ASUS de prendre la première place.
Enfin en situation 'réelle' avec UT2003, les résultats obtenus résument bien toute la série de Benchmarks, première l’A7N8X-E Deluxe, deuxième la LanParty NFIIUltraB et enfin troisième de peu par rapport à sa grande soeur la NFII Ultra Infinity.
Overclocking
Un des arguments commercial de l’Infinity est sa capacité en overclocking. En effet, en allant visiter
le site du constructeur, on peut y voir une grosse bannière publicitaire qualifiant la gamme de 'Addicted to Overclocking'. Voyons ce qu’il en est :
On peut dire que pour une carte embarquant un refroidissement chipset complètement passif, on obtient de très bons résultats. J’ai quand même dû pousser le voltage chipset à 1.8v (2.0v max) pour obtenir un OC stable mais je suis sure qu’avec un refroidissement plus conséquent genre watercooling et un voltage augmenté, la carte aurait pu mieux faire !
Quant à la carte d’ASUS, je n’ai pas pu pousser le FSB à plus de 220 MHz (pas de boot à 221) car celle-ci ne propose pas dans le bios un réglage pour le voltage chipset. Un résultat moyen donc pour une carte équipée de nForce 2.
Conclusion
Les performances de l’A7N8X-E Deluxe sont supérieure à l’Infinity et comme d’habitude avec ASUS, la stabilité est au rendez-vous. Je tiens quand même à vous faire remarquer qu’avec les paramètres CPU par défaut dans le bios (200x11), la carte attribue au système un FSB de 202 MHz, de quoi gratter quelques points aux benchmarks. Autre point noir cette fois sur le bios, il n’y a pas de réglage voltage pour le chipset (ce qui limite l’overclocking) ou encore pas de désactivation de la puce SATA pour gagner quelques secondes lors du boot, cette dernière se faisant par cavalier sur la carte elle-même. On regrettera également le fait de nous priver du WiFi dans le bundle Européen...
Quant à la NFII Ultra Infinity, elle s’avère être un très bon choix (ma préférée à vrai dire) car outre ses performances un peu moins conséquentes, celles-ci restent excellentes. De plus, elle propose des fonctionnalités intéressantes avec ses 4 ports SATA, son bios très complet, ses très bonnes capacités d’overclocking et bien sûre un prix alléchant de
91€ qui fait d’elle un des meilleurs rapport qualité/prix du marché !
MAJ : Après entretien avec notre contact de chez
Asus France, nous avons appris que la société avait finalement décidée de rendre son A7N8X-E Deluxe avec le bundle WiFi disponible chez nous. Vous pourrez donc trouver celle-ci au prix public conseillé de 139€. Notez que la carte simple est listée chez notre partenaire
Monsieur Prix à partir de
113€.