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7 cartes mères pour AMD Athlon 64 comparées

Par Vincent VALMOND le 02/03/2004 à 02h06
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SOMMAIRE



Introduction


Lancé depuis le mois de septembre dernier, l’AMD Athlon 64 est un microprocesseur qui était réservé jusqu’à il n’y a pas longtemps aux portes monnaies bien garnis. Depuis l’arrivée de la version 3000+ de ce processeur, la technologie x86-64bit d’Advanced Micro Devices est enfin abordable puisque pour moins de 300, voire même quelques fois pour moins de 250€, vous pourrez vous procurer ce joli bébé sur Socket 754. Mais voilà, un processeur ça ne fonctionne pas tout seul, et vous aurez absolument besoin d’une carte mère pour le faire fonctionner. Nous avons donc décidé de comparer 7 cartes mères Socket 754 afin de vous aider à faire votre choix.


Les cartes que vous pourrez découvrir dans cet article sont les suivantes :

  • Gigabyte K8NNXP
  • Shuttle AN50R
  • MSI K8T Neo
  • Asus K8V
  • Albatron K8X800 Pro II
  • EPoX 8HDA3+
  • Abit KV8-MAX3




  • Avant de commencer j’aimerais juste faire un petit coup de gueule envers quelques constructeurs. Je pense en particulier à Soltek et à Legend QDI qui n’ont pas voulu nous envoyer de carte alors que certains constructeurs comme Gigabyte ou Albatron nous ont directement envoyé des cartes de Taiwan … Même Shuttle et EPoX qui n’avaient pas beaucoup de cartes à faire tester, ont trouvé un moyen de nous en faire parvenir … Résultat des courses, nous ne pouvons vous proposer que sept cartes … Ceci étant dit passons aux choses sérieuses
    nForce 3 150 et K8T800


    Il y a bien plus que deux chipsets pour processeurs AMD Athlon 64 disponibles sur le marché. Cependant il n’y a que deux d’entre eux qui sont vraiment disponibles en quantité, à savoir le nForce 3 150 de nVIDIA et le K8T800 de VIA. Nous allons donc voir ce que ces deux chipsets ont dans le ventre et mettre de côté les AMD-8000, ALi 1687 et SiS755 que nous n’avons pas pu nous procurer à temps pour cet article.

    Contrairement aux autres CPU du marché, l’Athlon 64 dispose d’un contrôleur mémoire intégré, ce qui fait qu’aucune des cartes mères de ce comparatif n’a son propre contrôleur mémoire. Sachant que la mémoire est l’un des éléments clé d’une configuration on peut imaginer que les performances des cartes seront relativement proches, et que la différence se fera principalement au niveau des fonctions que supporteront chacune des cartes. Malheureusement pour nous, les deux chipsets que nous allons analyser, et en particulier le nForce 3 150 ne supportent pas énormément de fonctions. Bien évidemment l’AGP 8x, l’USB 2.0 et l’ATA 133 sont au rendez-vous, mais le nForce 3 ne gère pas le Serial ATA en natif et ne supporte que 6 ports USB 2.0 contre 8 pour le K8T800 qui lui par contre supporte le SATA. SATA ou pas, pour gérer des fonctions comme le Gigabit Ethernet ou le FireWire les constructeurs devront faire appel à des contrôleurs externes.



    Comme vous pouvez le voir dans le tableau ci-dessus, les deux chipsets ne diffèrent pas seulement par la gestion ou non du Serial ATA ou de 6 ou 8 ports USB 2.0. Alors que VIA a choisi la voie traditionnelle avec un North Bridge et un South Bridge, nVIDIA a lui choisi de tout regrouper dans une seule et unique puce, d’où l’absence du South Bridge dans le tableau. Ensuite on peut remarquer que la fréquence du bus Hypertransport qui relie le CPU au chipset n’est pas la même sur les deux chipsets. Chez nVIDIA la fréquence maximale est de 600 MHz, alors que chez VIA on exploite à fond les 800 MHz qu’offre le bus. Ceci aura sûrement une influence sur les performances, mais nous reviendrons dessus tout à l’heure.
    Toujours au registre des différences, le nForce 3 gère jusqu’à trois ports IDE (jusqu’à 6 disques durs), alors que le K8T800 lui a une configuration IDE plus standard avec ses deux canaux (4 disques).

    Voilà, maintenant vous en savez assez pour pouvoir aborder sereinement la suite de cet article
    Gigabyte K8NNXP


    La première carte mère que nous allons aborder dans ce comparatif est la K8NNXP de Gigabyte. Gigabyte est un constructeur qui n’a plus à faire sa réputation, et c’est aussi un des fabricants qui propose le plus de cartes mères pour processeur AMD Athlon 64. A l’heure où j’écris ces lignes, Gigabyte a dans son catalogue pas moins de sept cartes pour Athlon 64 ! Mais penchons nous sur le cas de la K8NNXP.

    Pour cette carte, Gigabyte a fait confiance à nVIDIA et à son nForce 3 150. Du coup, quand on découvre pour la première fois la carte et son emballage on se dit qu’on aura droit à un très grand nombre de puces en tout genre sur le PCB, et c’est bien le cas. Sur cette K8NNXP, on retrouve en effet des contrôleurs Silicon Image, GigaRAID, Realtek ou encore Texas Instruments qui permettent à ce petit joujou bleu de supporter le Serial ATA, le RAID, le son 5.1, le Gigabit LAN ou encore l’IEEE 1394. Ca en fait des fonctions pour une carte qui embarque un chipset qui ne gère initialement pas le Gigabit LAN, le SATA, ou encore le Firewire ! Mais ce n’est pas tout, car le bundle de son côté est tout aussi conséquent ! Gigabyte nous offre en effet 1 CD avec les pilotes, 3 manuels, 3 nappes ATA 133, 1 nappe floppy, 2 nappes SATA, 1 braquet avec 2 ports SATA externes, 1 autre braquet avec 2 connecteurs USB 2.0, 1 troisième avec 2 autres USB 2.0 et 2 ports FireWire, 1 quatrième avec la connectique audio qui va bien (RCA, SPDIF, etc …), et pour finir un cache métallique pour l’arrière du boîtier ! Gigabyte n’a pas vu les choses à moitié et on ne s’en plaindra pas trop. Tous ces accessoires sont intéressants, mais cela fait tout de même quatre braquets à installer, et si vous avez beaucoup de cartes PCI, il faudra faire un choix. Cela est particulièrement regrettable quand on constate que le bloc ATX de la carte ne comprend que 2 ports USB et que Gigabyte aurait facilement pu éliminer un braquet en plaçant 2 USB 2.0 de plus sur le panneau arrière de la carte maman.




    Puisque nous parlons de ce qu’il y a, ou plutôt de ce qu’il y aurait pu avoir sur la carte, passons maintenant au layout. Malgré la quantité très importante de contrôleurs sur le PCB, la K8NNXP dispose d’un layout assez bien organisé auquel on reprochera la position de la prise d’alimentation principale et des deux ports SATA et IDE supplémentaires. Pourquoi ne pas avoir placé les 3e et 4e ports IDE à la verticale à la place des connecteurs pour braquets ? Notons tout de même que les prises pour les câbles du boîtier sont colorées, et que le chipset dispose d’un cooler actif assez silencieux.

    La Gigabyte Touch !


    Depuis des années déjà, Gigabyte livre ses cartes avec la technologie DualBIOS, et la K8NNXP ne déroge pas à la règle. Il y a deux BIOS sur la carte, un principal et un de secours qui prendra le relais en cas de mauvaise configuration et/ou flashage du premier. Deuxième point particulièrement notable, le DPS ou Dual Power System. C’est en fait une carte additive qui vient se placer dans un port dédié juste à côté du CPU et qui a pour but, grâce à ses MOFSETs d’assurer une parfaite alimentation du CPU. Ceci ne pouvait-il pas être fait directement sur la carte ?

    Le BIOS de son côté comprend un grand nombre d’options, mais il vous faudra passer par la combinaison de touches CTRL+F1 pour accéder au menu Advanced Chipset Features qui offre entre autre l’accès l’AGP Aperture Size, au Fast Write ou encore aux timings mémoire. Notez que la fréquence du bus AGP est ajustable manuellement, et que l’on peut aussi modifier le FSB (jusqu’à 300 MHz) et les tensions vcore, DDR, ou encore HyperTransport.



    Remarques :

    Je ne sais pour quelle raison, la GA-K8NNXP que j’ai eue entre les mains étaient particulièrement sensible à l’alimentation utilisée. Il est vrai que j’ai fait mes tests avec une FX5900 qui consomme tout de même beaucoup, mais pourquoi d’autre cartes ont pu tenir avec une alimentation 350w et pas la GA-K8NNXP ?
    Shuttle AN50R


    Particulièrement connu pour ses mini PC, il ne faut pas oublier que Shuttle était avant tout un constructeur de cartes mères. C’est d’ailleurs lui qui fait ses propres cartes pour toute sa gamme de XPC. Pour ce qui est de l’Athlon 64, on peut pour l’instant dénombrer deux cartes Shuttle, la AN50R que nous allons voir maintenant, et puis celle qui se trouve dans le barebone SN85G4.

    Toute de bleu vêtue, la Shuttle AN50R dispose tout comme la K8NNXP d’un chipset nVIDIA nForce 3 150. Pourtant, alors qu’avec la K8NNXP on a tout de suite l’impression d’avoir une carte pleine de fonctions, avec l’AN50R le constat n’est pas le même. En fait la raison est bien simple, l’AN50R fait bien plus dans la sobriété que sa concurrente, mais ceci ne lui empêche pourtant pas d’offrir un grand nombre de services. Shuttle a en effet lui aussi opté pour des contrôleurs tiers (Silicon Image, VIA et Intel) et permet grâce à ce procédé à sa carte de gérer en plus de l’USB 2.0 et de l’ATA 133 ; le Dual LAN, le Gigabit LAN, le Serial ATA ou encore le FireWire. Une grande partie des ports propres à ces fonctions sont d’ailleurs intégrés directement sur le PCB, et je dois dire que de ce côté-là, Shuttle à fait un excellent travail. Le PCB de l’AN50R est propre, et tous les éléments, sauf peut être le connecteur d’alimentation 12v et les deux ports SATA sont très bien agencés. Les autres constructeurs devraient suivre l’exemple ! On appréciera en plus l’absence de refroidissement actif, par contre on regrettera que les prises pour les câbles du boîtier ne soient pas colorées même si les indications portées juste à côté sont parfaitement lisibles. Les bidouilleurs qui ont l’habitude de faire joujou avec leur PC à l’extérieur du boîtier seront eux heureux d’apprendre qu’il y a deux boutons directement sur la carte, un on/off, et un Reset.



    Le bloc ATX avec ses 4 USB 2.0, son port Firewire, son connecteur SPDIF et ses deux ports RJ45 est plutôt bien garni.

    Simplicité et efficacité


    L’AN50R n’a pas de fonction exotique made in Shuttle. Pas de DualBIOS like, pas de DPS ou autre. Non, l’AN50R est une carte sobre et assez light qui n’offre que ce qu’on lui demande, et c’est déjà très bien. Avec l’AGP 8x, l’USB 2.0, le FireWire, le SATA et l’ATA 133 tous les grands supports d’aujourd’hui sont supportés, et il y a même deux ports LAN pour les plus exigeants. Dans le BIOS, les tensions vcore, DDR, AGP, chipset et LDT sont modifiables, et on peut aussi manipuler les fréquences du bus AGP et du FSB.



    Remarques :
    La Shuttle AN50R m’a fait une très bonne impression. Le seul véritable ennui que j’ai rencontré se situait au niveau du BIOS. En effet, même lorsque je les mettais sur disable dans le BIOS, le LAN et le RAID ne se désactivaient pas.
    MSI K8T Neo


    Très colorée, la K8T Neo de MSI est sûrement une carte mère qui ne passera pas inaperçue dans les boîtiers munis de paroi en plexiglas. Mais l’habit ne faisant pas le moine, MSI n’a pas seulement coloré sa carte, il l’a aussi équipé de tout un tas de fonctions qui sauront ravir les plus exigeants d’entre nous. Voyez plutôt, MSI intègre à son bébé en plus des fonctions propres au chipset, un contrôleur Promise PDC20378 qui offre deux ports SATA (RAID 0 et 1) ainsi qu’un port PATA supplémentaires. Résultat, vous pourrez avoir jusqu’à six disques durs en ATA-133 et quatre disques en SATA-150. Côté son et LAN, MSI n’a encore une fois pas utilisé ce qu’offrait le chipset puisque ce sont des puces Realtek qui se chargent d’offrir le support du son 5.1 et du Gigabit LAN. Et le FireWire dans tout ça ? Et bien il est lui aussi de la partie et se traduit par un port situé sur le panneau arrière de la carte mère.
    Côté design, la K8T Neo n’est selon moi pas parfaite. Bien sûr, on appréciera que MSI ait employé un système de refroidissement passif pour le NorthBridge, et qu’il ait également pensé à poser des dissipateurs sur les MOFSTETs. Cependant, je trouve que les ports SATA auraient pu être mieux organisés et rangé côte à côte. De plus le troisième port ATA se situe entre deux paires de ports Serial ATA ce qui risque de provoquer un peu de désordre dans la tour si vous êtes amené à exploiter tous ces connecteurs. Ensuite, on regrettera l’emplacement des deux connecteurs d’alimentation. Le principal aurait gagné à être placé plus haut car ses câbles passeront au dessus de la mémoire, et le deuxième aurait également pu être rehaussé car ses câbles à lui passeront au dessus du processeur. Autre élément assez mal placé, le jumper JBAT qui permet de remettre à zéro le BIOS. Si vous utilisez le troisième port IDE votre nappe risque de passer juste au dessus. Terminons tout de même ce tour d’horizon du design avec une bonne note, les prises dédiées aux différents câbles du boîtier sont colorées et donc faciles à repérer.




    Fonctionnalités MSI & BIOS


    MSI n’est pas un « petit » constructeur. Et comme tous les « grands » fabricants qui se respectent, il propose avec sa carte des fonctions qui lui sont propres. La plus notable de ces fonctions est la technologie CoreCell. Derrière ce nom se cache en fait une puce implémentée sur la carte qui vous donnera accès à des fonctions plutôt intéressantes. En effet grâce à CoreCell et à l’application CoreCenter qui va avec, vous pourrez directement sous Windows modifier la vitesse de rotation du ventilo du CPU afin de limiter le bruit. Vous pourrez aussi régler une alarme en fonction des températures CPU, North Bridge et South Brige, et des vitesses de rotation du ventilo CPU. Mais ce n’est pas tout. CoreCell permet d’aller encore plus loin car il autorise aussi la modification des tensions vcore, mémoire et AGP, ainsi que la manipulation du FSB, ce qui vous permettra donc de vous adonner à l’overclocking directement sous Windows.

    Le BIOS de la carte mère est quant à lui signé AMI et permet tout un tas de réglages sympathiques. On peut y activer l’overclocking dynamique, modifier les différentes tensions (DDR, core, AGP) et faire mumuse avec la fréquence du FSB (max 260 MHz) et avec celle du bus HyperTransport. Le BIOS est en fait tout à fait respectable.



    Remarques
    Il est écrit sur la boîte de la carte mère que la K8T Neo supporte le Cool’n’Quiet. Malheureusement que ce soit sous Windows ou dans le BIOS, je n’ai pas pu trouver comment activer cette technologie. A part cela, rien à signaler, la MSI K8T Neo a parfaitement bien fonctionné durant la période de test.

    Maj : Une petite mise à jour du BIOS, et le Cool’n’Quiet est disponible
    Asus K8V


    Pour faire simple, Asus est tout simplement un des trois plus grands fabricants de cartes mères de la planète ! La K8V saura t’elle confirmer le rang de son créateur ? C’est ce que nous allons voir. Avec son PCB de couleur noire et ses ports jaunes et bleus, Asus succombe à la mode tuning et flashy actuelle. Bien heureusement, l’habit ne fait pas le moine, et ces couleurs que je trouve personnellement peu harmonieuse ne veulent pas dire que la carte ne tient pas la route

    Armée de son chipset VIA K8T800, la K8V est une carte pleine de ressources. D’un côté on a l’USB 2.0, 2 ports ATA 133 et 2 ports SATA gérés par le southbridge, et de l’autre 2 autres ports SATA (qui permettent le RAID 0 et 1) accompagnés par un connecteur ATA 133 qui sont eux, contrôlés par une puce Promise PDC20378. Mais ce n’est pas tout, Asus a également fait appel à un contrôleur 3COM pour la gestion du LAN, et la carte peut supporter jusqu’à 2 ports FireWire grâce au chip VIA VT6307. Dommage cependant qu’Asus n’ait pas proposé de Dual LAN comme la Shuttle AN50R.

    Je ne sais pas si cela ce voit bien sur la photo, mais il y a juste en dessous du dernier slot PCI un connecteur que l’on a pas l’habitude de voir sur les cartes mères. En fait, la carte que j’ai eue entre les mains n’était pas tout à fait la même que vous pourrez retrouver en magasin. Ou plutôt son bundle n’est pas tout à fait le même. La version que j’ai reçue était en effet livrée avec un module WiFi qui se branche sur le port en question alors que chez nous il faudra l’acheter séparément, et c’est bien dommage car le WiFi est une technologie qui rencontre de plus en plus de succès.



    Point de vue layout, on n’est pas au niveau de l’AN50R. Le connecteur d’alimentation principal est mal positionné, le jumper pour faire un RESET du BIOS sera inaccessible si vous avez une carte installée dans le slot PCI qui se trouve à proximité, et j’aurais préféré voir des ports SATA situés côte à côte et non de part et d’autres du 3e connecteur IDE. Par contre il n’y a pas de ventilateur sur le chipset, et les prises pour les câbles du boîtier sont munies de jolies couleurs.

    Des fonctions qui font la différence ?


    Une des fonctions qui aurait vraiment pu faire la différence est bien évidemment le WiFi. Il est fort regrettable que le la version de la K8V livrée avec le pack WiFi ne soit pas disponible chez nous. Sinon, on peut signaler que la K8V est l’une des rares cartes de ce comparo à réellement supporter la Cool’n’Quiet.
    Asus propose aussi sa fonction Q-Fan qui permet de régler la vitesse du ventilo du CPU, la fonction CrashFree BIOS 2 qui, grâce au CD livré avec la carte permet de récupérer un BIOS qui se serait crashé, et pour terminer la K8V intègre un système de diagnostic vocal.

    Dans le BIOS, on peut modifier des fonctions comme la tension vcore, ou encore les tensions DDR, AGP, ou V-Link. Le FSB et les timings mémoire et la fréquence du bus HT sont également modifiables, et c’est aussi dans le BIOS que l’on pourra activer ou non le Cool’n’Quiet.



    Remarques :
    Je n’ai pas grand-chose à dire sur la K8V d’Asus, si ce n’est que cette carte s’est parfaitement bien comportée pendant toute la période de test.
    Albatron K8X800 Pro II


    Jeune société qui va sur sa deuxième année, Albatron a été fondée par des anciens de Gigabyte et ils proposent souvent des produits de bonne qualité. Cependant quand on regarde le catalogue de la marque, les cartes mères Albatron pour processeurs Intel sont souvent bien mieux équipées que celles pour processeurs AMD. Albatron a-t-il enfin accordé une plus grande attention à AMD ?

    Si ce n’est la couleur des ports AGP, DIMM et IDE, la K8X800 Pro II ressemble comme deux gouttes d’eau à une carte signée Gigabyte. La qualité de fabrication est bonne, mais le layout de la carte laisse un peu à désirer. En fait, la K8X800 Pro II est la seule carte de ce comparatif à intégrer 6 ports PCI, et du coup les composants sont un peu plus à l’étroit. Les 3 ports DIMM sont très proches du port AGP, et si vous avez une carte graphique installée (ce qui est quand même fort probable ), vous aurez du mal à installer un nouveau module DDR sans ôter la carte vidéo. Le connecteur floppy est quant à lui extrêmement mal placé puisqu’il se trouve sous le dernier port PCI. Pour finir, on aurait aimé que le connecteur d’alimentation 12v soit lui aussi un peu mieux positionné. Le refroidissement du northbridge est un dissipateur entièrement en cuivre qui devrait parfaitement accomplir sa mission.

    Parlons maintenant des fonctions qu’offre la carte. Directement intégrés à la K8X800 on a 2 ports IDE, 2 ports SATA (RAID 0 et 1), 2 connecteurs USB 2.0 et 1 port RJ45 géré par une puce 3COM qui donne accès au Gigabit Ethernet. C’est peu, mais des braquets fournis dans le bundle vous donneront accès à 4 ports USB 2.0 supplémentaires, et à deux connecteurs FireWire. Là c’est déjà mieux . Par contre il est triste de constater que le panneau arrière de la carte soit si peu rempli. Il n’y a qu’1 port COM et 2 USB alors qu’il y avait au moins la place pour 1 COM de plus qui se trouve bizarrement lui aussi sur un braquet.




    Du son, et du bon son


    Jusqu’à présent les fonctions citées ne font pas vraiment la K8X800 Pro II se démarquer des autres. Pourtant cette carte se distingue bien des autres cartes. Tout d’abord, comme chez Gigabyte, on a droit à deux BIOS grâce à la technologie BIOS Mirror, un principal, et un de secours. Ensuite, la carte dispose d’un système de diagnostic vocal, mais ce qui fait qu’elle se démarque vraiment des autres, c’est sa puce son intégrée. Ici pas de puce 5.1 d’entrée de gamme, mais une puce VIA Envy24HT qui offre un son de qualité en 7.1. Albatron fourni même un énième braquet avec des entrées et sorties SPDIF digitales et coaxiales.

    Côté BIOS Albatron nous a aussi gâté puisque la K8X800 Pro II permet de modifier le coefficient multiplicateur du processeur ! Ce qui risque d’être très intéressant pour l’overclocking des Athlon 64 3000+ et bientôt 2800+ … Toutes les autres options propres à l’overclocking sont également de la partie et on peut donc modifier le FSB, les timings mémoire, mais aussi les tensions DDR, AGP, HT et vcore. Notons d’ailleurs que pour le vcore on peut aller jusqu’à 1.9v ce qui n’est pas négligeable. En fait, si la K8X800 Pro II était munie d’un nForce3, toutes ses fonctions auraient pu faire d’elle un monstre en OC. Malheureusement il faudra attendre les tests pour se prononcer car le K8T800 de VIA ne permet pas de régler manuellement les fréquences des bus AGP et PCI, ce qui fait qu’en augmentant le FSB, vous ferez aussi grimper ces deux bus …



    Remarques :

    Albatron a pris soin de sa première carte Socket 754. Même s’il y a encore des erreurs de jeunesse au niveau du layout, l’attention portée au BIOS et au son de la K8X800 Pro II sont des arguments non négligeables. Autre remarque et plutôt triste celle là, la carte que j’ai eue en test refuse purement et simplement de booter . Aurais-je trop poussé la carte dans les tests d’overclocking ? Je ne sais pas, en tout cas c’est un très mauvais point
    EPoX 8HDA3+


    Adulé par les hardcores users, EPoX est une marque que l’on oppose fréquemment à Abit à cause des fonctions souvent orientées vers l’overclocking que l’on trouve sur ses cartes. Aujourd’hui encore la comparaison sera au rendez vous car après la 8HDA3+, nous verrons ce qu’a dans le ventre la KV8-MAX3 d’Abit. Mais pour l’instant restons sur le premier bébé d’EPoX pour Athlon 64.

    EPoX est un constructeur conservateur. Même s’il n’y avait pas marqué EPoX sur la carte on sentirait tout de suite qu’il s’agit bien d’un produit EPoX. Les couleurs ne changent pas, il n’y a pas de tuning à 2 centimes et l’emballage de l’ensemble est soigné. Seulement voilà quand on voit la carte pour la première fois après avoir vu tant d’autres cartes mères Socket 754 on la trouve étrange. Le layout de la 8HDA3+ est en effet plutôt particulier. Le Northbridge est monté à gauche du Socket 754 et non en dessous, il n’y a que 2 ports DIMM pour la mémoire DDR, et il y a un énorme espace entre le slot AGP et le premier connecteur PCI. Ce dernier se révèle d’ailleurs être l’un des rares bon point du layout de la 8HDA. Grâce à lui si vous avez une carte graphique avec un système de refroidissement imposant comme le VGA Silencer d’ Arctic Cooling, vous ne perdrez pas de slot PCI. Si vous avez une carte graphique avec refroidissement standard et 5 cartes PCI, la circulation de l’air sous la carte graphiques sera bien meilleure. Les autres attributs du layout sont par contre, comme je l’indiquais tout à l’heure plutôt décevants. Les 2 slots DIMM sont bien trop proches de l’AGP, et pour ajouter ou enlever un module DDR, il faudra enlever la carte graphique. Le socket est quant à lui assez à l’étroit avec à gauche le northbridge, et au dessus des condensateurs. Si votre ventirad est plus large que le support en plastique noir, vous aurez des problèmes. Continuons maintenant avec les ports IDE et SATA. Les 2 IDE sont relativement bas, et les 3e et 4e ports le sont encore plus. Le connecteur floppy est juste au dessous du système de diagnostic par LED, et la nappe floppy risque fort de cacher l’afficheur. En fait toute la partie inférieure droite de la carte mériterait d’être revue .

    Grâce à son chipset VIA K8T800, la 8HDA3+ offre le support de l’USB 2.0 et de deux ports SATA. EPoX a lui ajouté un contrôleur Silicon Image Sil-3114 qui gère 4 ports Serial ATA supplémentaires ainsi que le RAID 0, 1 et 1+0, et un chip 3Com 3C940 pour la gestion du Gigabit Ethernet. Et le FireWire dans tout ça ? Et bien EPoX est le seul fabricant de ce comparatif à ne pas le fournir avec sa carte Socket 754.




    Se démarquer de la concurrence ?


    Qu’est-ce qui pourrait vous faire pencher pour la 8HDA3+ plutôt que pour une autre carte ? Sûrement pas son layout et sa gestion inexistante du FireWire. Par contre EPoX fournit toujours son système de diagnostic par LED qui permet de savoir exactement d’où vient le problème en cas de plantage lors du démarrage, et la 8HDA+ offre tout de même pas moins de 6 ports Serial ATA et est livrée avec un braquet qui vous permettra de brancher un disque SATA externe, ce qui est très intéressant quand on sait qu’on peut brancher un vrai disque SATA à chaud.

    Côté BIOS la 8HDA3+ autorise la modification du coefficient multiplicateur (jusqu’à 20x), la modification du FSB, du bus HT, des timings mémoire, et des tensions DDR, vcore et AGP. Notez qu’on pourra aussi y activer ou désactiver le Cool’n’Quiet.



    Remarques :

    Avec son layout particulier, au premier abord, l’EPoX 8HDA3+ n’inspire pas forcément confiance. Pourtant cette carte n’a jamais faillit durant toute la période de test !
    Abit KV8-MAX3


    La dernière carte que j’ai reçue pour ce comparo est l’Abit KV8-MAX3. Autant le dire tout de suite, j’attendais cette carte avec beaucoup d’impatience car la qualité des cartes mères Abit pour processeurs Socket A n’est plus à prouver, et j’avais hâte de savoir s’il en était de même pour cette KV8-MAX3 et le Socket 754.

    Une fois la boîte de la KV8-MAX3 ouverte, on constate tout de suite le souci apporté par Abit pour la packaging. Tout est super bien rangé et fait plutôt haut de gamme. Une fois la carte déballée ce qui saute aux yeux, c’est le système OTES qu’elle incorpore. On a un énorme conduit d’air au dessus des composants situés en haut de la carte. A l’extrémité de ce conduit on a un ventilateur qui se charge d’évacuer l’air chaud. Bien, mais il faudra que ce système soit silencieux et bien évidemment efficace puisqu’il apporte son lot d’inconvénients. Le coin supérieur gauche de la carte est plutôt encombré, et comme vous pouvez le voir sur la photo, la carte n’est pas livrée avec le support en plastique qui permet la fixation du ventirad CPU. Ce support est heureusement fourni avec la majorité des ventirads, mais une fois monté, on se rend compte d’une chose, il est purement et simplement impossible d’installer un ventirad sans démonter le système OTES. Ce n’est pas trop grave si vous installez pour la première fois la carte mère, mais si vous aviez envie de changer de CPU ou de système de refroidissement, il vous faudra dévisser la carte mère, et ça, comme le dirait un petit bonhomme à la mèche blonde, « cé po juste ».
    Pour continuer sur le layout on constate qu’il a quelques points en commun avec celui de l’EPoX 8HDA3+. On a un grand espace sous le port AGP, le northbridge est très proche du socket, et les ports DIMM sont trop proches du port AGP. Tellement proches que la Leadtek A350 TDH utilisée pour les tests touchait les loquets des 3 slots mémoire. Le layout n’est donc pas vraiment ce qui peut se faire de mieux.

    Gamme MAX oblige, la KV8 propose une large gamme de ports en tout genre. On a droit à 6 connecteurs USB Serial ATA dont quatre gérés par une puce Silicon Image Sil-3114 qui autorise le RAID 0, 1 et 1+0. En sus, le panneau arrière de la carte offre 1 entrée et 1 sortie SPDIF, 1 port FireWire, 1 port RJ45 géré par un contrôleur 3COM, la connectique audio, et 4 connecteurs USB 2.0. Deux autres ports FireWire, et deux autres USB 2.0 se retrouvent quant à eux sur des braquets livrés avec la carte.




    La touche Abit qui fait la différence ?


    Comme pour toutes les autres cartes nous allons essayer de voir ce qui peut faire la KV8-MAX3 réellement se distinguer des autres. Le premier élément n’est pas une surprise puisqu’il s’agit bien évidemment du système OTES. Mais cette KV8-MAX3 a bien d’autres cordes à son arc. On peut d’une part citer le système de diagnostic par LED, mais aussi et surtout les technologies µGuru et Secure IDE. La première de ces deux fonctions est en fait assez semblable au CoreCell de MSI puisqu’un chip placé sur le PCB vous permettra de manipuler les tensions et le FSB directement sous Windows, ce qui vous permettra d’overclocker votre processeur sans passer par la phase BIOS. Secure IDE à pour objectif comme son nom l’indique de sécuriser vos données. En installant une petite carte dans un des ports IDE, puis en y connectant une nappe et bien évidemment un disque dur, vos données seront automatiquement cryptées, et il faudra impérativement avoir l’une des petites clefs livrées pour accéder aux informations protégées. Très intéressants si l’on a des données qu’on ne veut pas partager.
    Toujours du côté des petits plus, la KV8-MAX3 autorise un contrôle avancé des vitesses de rotation des ventilos grâce à FanEQ (vous pourrez aller jusqu’à définir plusieurs valeurs pour différents types d’utilisation), et Abit EQ est une application made in Abit qui permet le monitoring système. µGuru oblige, tout ceci est bien évidemment réalisable directement sous Windows …

    Point de vue BIOS on a bien évidemment droit à du Soft Menu puisque l’on est en territoire Abit. La carte offre la possibilité de modifier les tensions DDR, AGP, HT et vcore, mais aussi les timings mémoire, le FSB, le coefficient multiplicateur ainsi que la fréquence de la mémoire. On notera d’ailleurs que la panoplie de tensions intermédiaires pour le vcore est tout simplement impressionnante. Pas de trace du Cool’n’Quiet par contre …



    Remarques :

    Après avoir utilisé la KV8-MAX3 une conclusion s’impose. Le système OTES est complètement inutile sur cette carte. Les MOFSETs placés sur le haut de la carte ne chauffent pas des masses, et le flux d’air de l’OTES ne semble pas vraiment faire descendre la température. A vrai dire il y a fort à parier que des dissipateurs passifs auraient fourni un meilleur résultat. Quoi qu’il en soit, et malgré un layout un peu limite, la KV8-MAX3 est la carte de ce comparo qui a la plus forte valeur ajoutée grâce à OC Guru, Secure IDE, FanEQ, ou encore Abit EQ. On en redemande !
    Configuration de test


    Pour cet article, la configuration qui a été utilisée est la suivante :

    CPU : AMD Athlon 64 3200+
    Ventirad : AMD livré avec le CPU
    Mémoire : Corsair TWINX512-LL
    Cartes mères : Gigabyte K8NNXP, Shuttle AN50R, MSI K8T Neo, Asus K8V, Albatron K8X800 Pro II, EPoX 8HDA+, Abit KV8-MAX3
    Carte graphique : Leadtek A350 TDH (FX5900)
    Disque Dur : Hitachi 120 Go ATA-100
    Alimentations : 350 Watts AOPen et 480 Watts Thermaltake
    CD-ROM : Noname 52x

    Windows XP Pro SP1
    DirectX 9.0b
    AMD Athlon 64 drivers 1.1.0.1
    Pilotes nForce 3.03
    Pilotes VIA Hyperion 4.51
    Pilotes ForceWare 53.03


    Fréquences CPU


    L’Athlon 64 3200+ est une CPU qui est censé fonctionner à 2000 MHz avec un FSB à 200 MHz et un coefficient à 10x. Toutes les cartes de ce comparatif n’affichent pourtant pas cette fréquence même lorsque l’on n’overclocke pas le CPU. Il est donc nécessaire selon moi de mettre en avant les fréquences auxquelles tournent réellement le CPU sur chacune des cartes puisque les gains ou pertes de MHz, auront certainement une influence dans les benchs.



    La Gigabyte GA-K8NNXP est la carte qui booste le plus le processeur. Sur cette dernière le CPU gagne 20 MHz ce qui n’est pas négligeable. La Shuttle AN50R quant à elle est la seule qui underclocke le CPU puisque avec elle il ne tourne même pas à 2000 MHz mais à 1995 MHz. MSI est ici le seul constructeur qui respecte scrupuleusement la fréquence d’origine du processeur. Je vous laisserais par contre juger. Overclocker d’origine est un bon point car on obtiendra de meilleures performances, ou est-ce une méthode employée pour masquer les faiblesses du produit ?


    Influence du bus HyperTransport


    Nous avons vu lors de la présentation des chipsets que le bus HT fonctionnait à 600 MHz sur le nForce 3, et jusqu’à 800 MHz sur le VIA K8T800. J’ai donc voulu voir si la différence de fréquence engendrait réellement une perte de performance. J’ai donc utilisée la carte mère Asus K8V et réalisé quelques benchs avec le bus HT à 200, 400, 600 et 800 MHz :



    Les chiffres ci-dessus sont les résultats obtenus sous PC Mark 2004. Comme vous pouvez le constater il y a effectivement une légère baisse de performance lorsque l’on fait descendre la fréquence du bus HyperTransport, mais rien de vraiment important cependant entre 800 et 600 MHz. Je tiens à préciser que j’ai aussi fait des tests sous UT et 3D Mark 2003 et 2001, mais les résultats ne mettaient pas du tout en avant une perte de rapidité.
    Benchmarks


    CPU Mark




    Sous CPU Mark les cartes qui obtiennent le meilleur score sont celles qui font tourner le CPU à plus de 2GHz. On retrouve ainsi dans le peloton de tête la K8NNXP de Gigabyte et la K8X800 Pro II d’Albatron. MSI, Abit et Shuttle qui ont des cartes dont la fréquence est à 5 MHz près la véritable cadence du CPU obtiennent elles le plus petit score …


    Sandra




    Le profil des score ci-dessus ne donne pas forcément l’avantage aux cartes qui overclocke le CPU. C’est en particulier vrai pour l’Albatron qui, avec ses 2014 MHz aurait dû être la deuxième dans les deux catégories. La K8NNXP elle, est bonne dernière dans les calculs d’entiers. Les bons résultats de la MSI K8T Neo sont par contre à signaler.



    Dans le test multimédia de Sandra nous avons une fois de plus des résultats très proches avec en tête la K8NNXP de Gigabyte, mais on sait déjà pourquoi. La K8V d’Asus arrive en seconde place, et on peut une fois de plus noter que la MSI K8T Neo obtient des résultats parfois meilleures que ceux de certaines cartes qui booste elles un peu le CPU.



    Nous avons une fois de plus des résultats très proches, même si le graphique ne le montre pas forcément. La K8NNXP est encore en tête, mais c’est surtout la KV8-MAX3 d’Abit qui semble tirer son épingle du jeu ici.
    Benchmarks


    PC Mark 2004




    Que dire ici ? La K8NNXP est encore devant, et l’optimisation made in Gigabyte fait clairement de bonnes choses pour les graphiques. On notera sous PC Mark des performances vidéo assez aléatoires et encore une fois des résultats très proches pour toutes les cartes dans les autres tests, et ça, quelque soit le chipset.


    3D Mark 2001




    Ici ce sont encore les cartes « boostées » qui obtiennent les meilleurs résultats puisque les K8X800 Pro II et K8NNXP sont les deux seules à dépasser les 18000 points. Si toutes les cartes tournaient à la même fréquence, se sont sûrement les Shuttle AN50R et MSI K8T Neo qui obtiendraient les meilleurs scores.


    3D Mark 2003




    Une fois de plus les résultats sont très proches, et même certaines cartes se démarquent (vraiment à peine), ne vous attendez pas avoir une quelconque différence dans les jeux ou sous Windows.



    Le score CPU de 3D Mark 2003 ne met pas du tout à son avantage l’EPoX 8HDA+ qui, malgré l’overclocking d’environ 10 MHz qu’elle inflige à l’Athlon 64, se retrouve ici bonne dernière. Albatron et ses 14 MHz de plus que la fréquence d’origine n’arrive pas à être second dans ce test, et la Shuttle AN50R montre une fois de plus qu’elle en a dans le ventre même si elle underclocke le CPU.
    Benchmarks


    Aquamark 3




    Vous voyez une différence vous ? Moi pas, les scores sont trop proches pour pouvoir dire que telle ou telle carte est meilleure ou pas.


    Code Creatures




    Tout comme Aquamark, Code Creatures est en principe plutôt un test dédié aux cartes graphiques. Quoi qu’il en soit, ici les résultats sont encore quasiment identiques pour toutes les cartes. Notez tout de même que la carte qui pousse le plus le CPU, est bonne dernière …


    Gun Metal




    Toutes les cartes obtiennent un score entre 28.00 et 28.25. En gros il n’y en pas une qui se démarque des autres.


    RTC Wolfenstein et UT 2003






    Dois-je encore me répéter ? 165.3 images par seconde pour la moins rapide des cartes, et 167.3 pour la plus rapide sous Wolfenstein. Celui qui voit la différence en plein jeu est fort, très très fort Sous UT 2003 on prend les mêmes et on recommence, les performances sont quasiment identiques partout.


    Remarques sur les performances


    Je ne sais pas si vous y avez fait attention, mais les benchmarks qui se trouvent sur cette page, à part Code Créatures, utilisent tous un moteur réel de jeu. Ce n’est pas un hasard si j’ai terminé les benchs avec de vrais jeux. Sur cette page le constat était à chaque fois le même, à savoir que les cartes ont toutes des scores presque identiques, alors qu’avec les benchmarks synthétiques on avait des écarts toujours serrés, mais tout de même un peu plus variés. Résultat, une différence de tant ou tant de points dans un bench synthétique ne veut absolument pas dire que vous verrez la différence entre deux configurations qui ne diffèrent que par la carte mère. Si vous devez faire un choix de carte mère Athlon 64, ce ne sont pas les performances qui doivent vous guider. nForce 3 ou K8T800, vous ne verrez pas la différence en terme de rapidité. Les critères qui devront vous décidez sont plutôt les fonctions gérées, la stabilité, les résultats en overclocking et bien sûr le prix.

    Je tenais à faire cette petite parenthèse :p
    Overclocking


    Pour cette partie sur l’overclocking je ne vais pas m’attarder à la théorie mais à la pratique. Nous avons vu que toutes les cartes offraient des options pour l’overclocking et ce qui nous intéresse est bien évidemment de savoir laquelle va pousser plus loin le processeur. Malheureusement pour nous, l’Athlon 64 3200+ n’est pas ce que l’on peut appeler un monstre en overclocking, et il risque fort de limiter certaines des cartes. En théorie les cartes avec nForce3 devraient aussi autoriser un meilleur oc car on peut ajuster la fréquence du bus AGP. Mais arrêtons le bavardage, voilà tout de suite les fréquences que j’ai pu atteindre avec chacune des cartes de façon stable :



    Comme vous pouvez le voir, c’est une fois de plus la carte mère Gigabyte qui obtient le meilleur résultat ! Et cette fois on n’aura pas à dire de mal d’elle … Le meilleur overclocking est donc de 2290 MHz de façon stable, mais j’ai pu booter jusqu’à 2350 MHz avec pas mal de cartes. J’ai tout de même quelques remarques à faire sur mes essais en overclocking.
    La MSI K8T Neo par exemple ne s’est pas très bien comportée lorsque j’ai essayé de l’overclocker à partir du BIOS. En fait, une fois que je dépassais un FSB de 210 MHz dans ce dernier, la machine plantait lamentablement. J’ai par contre eu plus de succès avec l’overclocking directement sous Windows.
    Parlons maintenant de l’Albatron K8X800 Pro II. Comme indiqué sur le graphique, j’ai pu faire tourner le CPU à 2150 MHz de façon stable. Le souci, c’est qu’en poussant plus l’overclocking, la carte a définitivement décidé de ne plus démarrer …


    Les prix


    Avec des performances aussi proches, le prix sera à n’en pas douter un critère décisif pour votre éventuel achat de carte mère Socket 754. Voilà donc les prix que j’ai pu relever pour les sept cartes de ce comparo (1 Mars 2004) :



    La K8NNXP traîne encore en tête avec un prix de 182 euros, et la moins chère des sept cartes est la MSI K8T Neo avec ses 129 euros. Il va falloir compter avec l’ensemble de ces prix pour pouvoir établir une conclusion.

    Notez que je n’ai pas trouvé le prix en France de l’Albatron K8X800 Pro II, mais sachez qu’elle coûte environ 120 dollars en Amérique. Ce qui donnera un prix un peu plus élevé en Europe.
    Conclusion


    Tirer des conclusions suite aux tests de toutes ces cartes mères n’est pas chose aisée. A vrai dire cet article a été un vrai marathon et j’ai bien pu me familiariser avec les cartes car j’ai reçu certaines d’entre elles depuis novembre 2003. Quoi qu’il en soit, et au risque de me répéter encore, je ne me baserais pas sur les performances des cartes pour dire ou non laquelle est la meilleure. D’ailleurs je ne suis même pas sûr qu’on puisse dire qu’il y en a une qui soit mieux que les autres, tant pour certaines cela dépendra fortement de l’utilisation que vous pourrez en faire. Une chose est sûre cependant, je ne vous conseillerais pas la K8X800 Pro II d’Albatron qui n’a pas survécue à mes tests. Ai-je manqué de chance ? Je ne sais pas, mais dans le doute mieux vaut ne pas prendre de risque.

    Le deuxième cas particulier est sans aucun doute la K8NNXP de Gigabyte. C’est la plus rapide de tout le comparatif car elle booste le processeur, mais d’un autre côté c’est elle qui offre l’un des meilleurs bundle. Mais voilà, c’est aussi la plus onéreuse, et les quelques ennuis que j’ai rencontré avec mon alimentation 350w m’empêchent également de vous conseiller cette carte, même si, avec une alimentation plus puissante je n’est rencontré aucun problème.

    Il nous reste donc cinq cartes, et les choses se compliquent. Quelle carte parmi les K8V, 8HDA3+, K8T Neo, AN50R et KV8-MAX3 saura faire la différence ? Avec toutes ces cartes je n’ai rencontré aucun problème insurmontable et si vous décidiez de faire l’acquisition de l’une d’entre elle, vous ne vous tromperiez pas. Il reste maintenant à savoir le budget que vous êtes prêt à dépenser. Si toutes les cartes étaient vendues au même prix, la gagnante de ce comparatif serait clairement l’Abit KV8-MAX3 qui impressionne grâce à ses fonctionnalités disponibles en masse et à son bundle. Mais voilà, la KV8-MAX3 coûte cher, et ne se destinera donc qu’aux passionnés qui n’ont pas peur de dépenser sans compter. Après la KV8-MAX3, nous avons avec les MSI K8T Neo et Asus K8V deux cartes relativement similaires, mais MSI remportera malgré tout ce petit duel avec Asus grâce à son CoreCell et à son prix plus qu’intéressant. D’ailleurs c’est grâce à ce prix et grâce à toutes ses options que la MSI sera la grande gagnante du match d’aujourd’hui. Et les 8HDA3+ et AN50R ? La 8HDA3+ n’est pas une mauvaise carte, mais elle est la seule à ne pas supporter le FireWire et elle ne se démarque vraiment pas de ses concurrentes. A l’opposé, j’ai eu par contre plaisir à tester l’AN50R. Si j’avais à établir un classement, elle partagerait certainement la troisième place avec l’Asus K8V …


    MSI K8T Neo FIS2R
    Avec sa K8T Neo FIS2R, MSI nous prouve que petit prix n’est pas forcément synonyme d’entrée de gamme. La K8T Neo FIS2R est clairement une carte haut de gamme, stable, et qui supporte toutes les technologies importantes d’aujourd’hui ainsi que quelques petits bonus MSI bien sympathiques, et ça tout en restant la moins coûteuse de ce comparatif !


    Abit KV8-MAX3
    S’il n’y avait pas le prix, la KV8-MAX3 aurait certainement pris la place de la K8T Neo FIS2R ! Proposée à près de 50€ de plus, la KV8-MAX3 n’est certainement pas la carte qui conviendra le mieux à Monsieur Toulemonde. Mais est-ce que cela gène vraiment Abit qui vise clairement un public averti avec son dernier bébé ? Une chose est sûre en tout cas, si vous êtes un hardcore user adepte de manipulation, configuration et optimisation en tout genre tout en aimant avoir tout un tas de fonctions accessibles, la KV8-MAX3 est faite pour vous !