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Gigabyte K8NXP-SLI & Bi 6600 GT

Par Vincent VALMOND le 01/02/2005 à 04h35
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SOMMAIRE



Introduction


Depuis quelques mois on ne fait plus que parler des chipsets nVIDIA nForce 4, et en particulier de la version SLI. Les premières cartes mères avec nForce 4 SLI sont maintenant disponibles, et nous n’avons pas pu nous empêcher de succomber à la tentation pour voir en personne ce que valait réellement cette technologie dont tout le monde parle sans arrêt. Nous nous sommes donc procuré une carte Gigabyte K8NXP-SLI ainsi que deux GeForce 6600 GT également signées Gigabyte afin de pouvoir vous donner nos impressions sur le SLI.

En plus des impressions sur le SLI, nous allons bien évidemment analyser la carte graphique Gigabyte GV-NX66T128D et la carte mère K8NXP-SLI comme ça, même ceux qui n’ont pas forcément l’intention de faire du SLI sauront à quoi s’en tenir avec ces produits.



Gigayte K8NXP-SLI


A là base, j’avais l’intention d’effectuer un comparatif Asus A8N-SLI vs K8NXP-SLI, mais voilà Asus ne m’a toujours pas envoyé sa carte mère, alors plutôt que de retarder mon article sur le SLI, c’est uniquement la K8NXP-SLI qui va être à l’honneur.



Voilà donc l’objet qui attise la convoitise. Une carte mère qui peut gérer jusqu’à deux GPU. A croire que les ingénieurs de 3dfx qui travaillent aujourd’hui chez nVIDIA avaient envie de rendre hommage aux Voodoo 2 SLI. Nostalgie quand tu nous tiens. Quoi qu’il en soit, Gigabyte est avec Asus l’un des premiers constructeurs à offrir le support du SLI grâce à son chipset nForce 4 SLI et à ses 2 connecteurs PCI Express 16x. Mais cette petite carte bleue ne fait bien évidemment pas que ça, et voilà des caractéristiques qui vont vous le prouver :

> Support des processeurs AMD Athlon64 FX/ 64 (Socket 939)
> Chipset NVIDIA nForce4 SLI
> 2* PCI-ExpressX16
> 2* PCI-Express slot
> 2* PCI
> 4* DIMMs DDR400 Dual channel (4Go max)
> K8 Universal-plus Dual Power System (K8 Universal-plus DPS)
> Dual Gigabit LAN
> 4* Serial ATA II (nFrce4 Ultra)
> 4* Serial ATA (Silicon Image 3114)
> 2* Parallel ATA
> 3* Ports IEEE1394b (contrôleur T.I.)
> 10* ports USB 2.0/1.1
> Son AC97 7.1
> Gigabyte DualBIOS
> Xpress Installation, Xpress Recovery, Smart FAN, EasyTune 5
> Bundle : GN-WPKG, carte WiFi 802.11g

Pas mal non ? Mais revenons sur certains points. Tout d’abord, parlons du DPS. Il s’agit d’une technologie lancée l’année dernière par Gigabyte qui se traduit par la carte additionnelle que vous pouvez voir montée à côté du socket du CPU sur la photo ci-dessus. Le système fonctionnera même sans la carte, mais selon Gigabyte, le DSP permet une meilleure alimentation du CPU, et donc une meilleure stabilité de ce dernier. Dans la pratique il est difficile de vérifier si le DSP apporte vraiment quelque chose d’un point de vue stabilité, par contre le ventilateur de la carte additive, ne ravira pas forcément les amateurs de silence. Si l’on compte le ventilo du chipset, celui du CPU, celui du DSP, et ceux des deux cartes graphiques, on est déjà à 5 ventilateurs dans une même configuration sans compter ceux de l’alimentation et/ou du boîtier …



Le layout est quant à lui plutôt réussi. On peut installer de gros systèmes de refroidissements, les ports IDE et d’alimentions sont placés aux bons endroits, et il sera possible de manipuler la RAM sans pour autant avoir à enlever la ou les cartes graphiques. Comme sur les autres cartes mères SLI, on a par contre un port PCI Express 1x entre les deux connecteurs PCI Express 16x. C’est un peu embêtant si vous avez deux cartes PCIe 1x, et que vous comptez exploiter le SLI, mais il aurait été difficile pour Gigabyte de faire différemment. Les cartes graphiques ont effet besoin d’un flux d’air minimum pour que leurs dégagements calorifiques soient dissipés. Imaginez deux GeForce 6800 Ultra côte à côte …
Gigayte K8NXP-SLI (suite)


BIOS


Nous allons maintenant parler du BIOS. Alors que la majorité des cartes mères n’en n’ont qu’un, la Gigayte K8NXP-SLI comme la plupart des cartes Gigabyte ces dernières années, en a deux. Chez Gigabyte on appelle cela le DualBIOS, et cela permet, en cas de problème, de démarrer à partir du second BIOS pour pouvoir au cas où, réparer le premier. Ce n’est pas nouveau, mais c’est toujours très intéressant.

Sinon, au niveau fonctions, le BIOS de la K8NXP-SLI n’est pas en reste et propose tout ce que l’on peut demander à une carte mère récente et haut de gamme. Toutes les informations propres à l’overclocking se situent dans le menu Motherboard Intelligent Tweaker (M.I.T.), et c’est donc par là que vous pourrez modifier le FSB (jusqu’à 400 MHz en théorie), la fréquence du bus PCIe (jusqu’à 150 MHz), le coefficient multiplicateur (jusqu’à 9 avec mon Athlon 64 3000+), ou encore les différentes tensions.



L’option Robust Graphics Booster permet quant à elle de d’augmenter automatiquement la bande passante pour accroître les performances graphiques. Une sorte d’auto-overclocking graphique en fait.

Bundle


L’offre Gigabyte K8NXP-SLI est livrée non pas dans une boîte, mais dans deux, ce qui en dit long sur le bundle. Outre les différents manuels et le CD de pilotes, nous avons droit à 3 braquets qui regroupent au total 6 ports USB 2.0 et 2 connecteurs IEEE 1394, à 1 nappe PATA, à 1 nappe floppy, à 8 nappes SATA et à quatre câbles en Y qui permettent chacun d’alimenter deux disques SATA en les connectant sur un connecteur molex classique. En plus de tout cela on a encore la carte DSP, et une carte WiFi (accompagnée de son CD de pilotes) qui vous donnera accès au réseau sans fil.

Avec tout cela vous ne devriez en principe pas avoir à aller acheter de nappe supplémentaire sauf peut être pour vos périphériques PATA.
Gigabyte GV-NX66T128D


Une carte mère c’est bien, mais une carte mère avec une carte graphique, voire deux, c’est mieux.



Voilà donc à quoi ressemble cette GV-NX66T128D. Comme c’est le cas avec la majorité des produits Gigabyte depuis quelques années, la carte dispose d’un PCB bleu. Le GPU, un nVIDIA GeForce 6600 GT cadencé à 500 MHz, est recouvert par un ventirad qui comprend un dissipateur entièrement en cuivre. Les 128 Mo de mémoire à 1000 MHz dispatchés de part et d’autres du GPU ne disposent par contre d’aucun système de refroidissement.



La partie arrière de la carte est quant à elle tout ce qu’il y a de plus classique avec une sortie TV, une sortie DVI, et une sortie VGA. Vous l’aurez compris, cette carte graphique Gigabyte n’a rien de particulier par rapport à une autre 6600 GT si ce n’est qu’elle peut supporter le SLI, alors que certaines ne le peuvent pas.

Côté bundle, Gigabyte livre sa GV-NX66T128D avec un CD de drivers, un autre avec Power DVD 5, et deux autres avec les jeux Joint Opération et Thief. A côté de cela on a droit au manuel d’installation, à un adaptateur DVI>VGA, et à un câble pour exploiter la sortie TVA. Quand je vous disais que l’offre GV-NX66T128D n’avait rien d’extraordinaire … Par contre Gigabyte marque quand même un point car on peut retrouver cette carte à moins de 180€ en fouinant un peu.

Récapitulatif des caractéristiques
> Format PCI Express 16x
> 8 pixel pipelines
> 3 unités de Vertex
> Core à 500 MHz
> Mémoire cadencée à 500 MHz
> 128 Mo de mémoire GDDR3
> Bus mémoire 2x128-bit
Configuration de test


Voilà maintenant la configuration utilisée pour réaliser cet article :

CPU : AMD Athlon 64 3000+ (1800 MHz, Socket 939)
Ventirad : AMD OEM
Mémoire : 2x 512 Mo Corsair DDR400
Carte mère : Gigabyte K8NXP-SLI
Cartes graphiques : Gigabyte GV-NX66T128D, nVIDIA 6800 GT (carte de référence)
Disque Dur : Hitachi 120 Go ATA-100
Alimentation : 680w Thermaltake
CD-ROM : Noname 52x

Windows XP Pro SP2
nVIDIA Forceware 67.66


Le SLI comment ça marche ?


Ah bon il ne suffit pas de mettre deux cartes graphiques ? Et bien non. Pour accéder en plus des deux cartes graphiques identiques, il faut encore passer par trois étapes.



La première consiste à manipuler la petite carte qui se situe juste entre les deux slots PCI Express 16. D’origine, la carte est enfichée dans le sens « Normal Mode » ce qui signifie que le système ne reconnaîtra qu’une seule carte graphique. Il faut donc changer le sens de la carte pour pouvoir passer à l’étape suivante.



On continue en installant les deux cartes graphiques et en y fixant le petit pont ici entouré en rouge. Pont qui est je précise, livré avec la carte mère.



On passe ensuite dans les propriétés d’affichage pour cocher la case « Activer le rendu à plusieurs processeurs graphiques SLI », on valide, on redémarre, et le tour est joué :



Maintenant nos deux cartes graphiques sont reconnues, et on va pouvoir passer aux choses sérieuses .
Benchmarks


Aquamark


Nous commençons notre série de tests avec Aquamark :



Aquamark est un benchmark assez gourmand qui exploite DirectX 9. Ce que l’on voit ci-dessus, c’est que les deux GeForce 6600 GT font mieux que la 6800 GT. Il aurait été intéressant de pouvoir analyser des résultats dans d’autres résolutions, mais nous n’avons malheureusement qu’une version limitée du logiciel.


3DMark 2003


Bien plus ancien qu’Aquamark, 3DMark 2003 est un benchmark encore très utilisé :





En basse résolution, la configuration SLI fait clairement de l’ombre à la 6800 GT. On peut même aller jusqu’à dire que les deux 6600 GT explose la 6800 GT sous 3DMark 03 dans ces résolutions. Quand on ajoute l’anisotropic filtering et l’anti aliasing, l’écart diminue quelque peu, mais c’est surtout en haute résolution que la GeForce 6800 GT se démarque avec ces deux activées.

Quoi qu’il en soit, jusqu’à présent, les 6600 GT en SLI semblent très intéressantes, et le gain apporté par rapport à une seule 6600 GT est plus qu’appréciable.
Benchmarks (suite)


3DMark 2005


Celui là, on ne le présente plus





Avec 3DMark 2005 on fait travailler beaucoup plus le système, et ici c’est la GeForce 6800 GT qui squatte le haut du podium sauf en 1024 et 1280 quand l’AA et l’AF ne sont pas activés. En 1600x1200 les deux 6600 GT n’arrive même pas à faire tourner les tests avec l’AA et l’AF. En fait avec 3DMark 2005, les 256 Mo de mémoire de la 6800 GT semble faire la différence, et on commence à voir la limitation des 6600 GT en SLI. On voit cependant une fois de plus un écart assez important entre la config SLI et la config dotée d’une seule 6600 GT.
Benchmarks (suite)


UT 2003






UT 2003 amène toujours sont lot de bizarreries. Ici on a une GeForce 6600 GT qui obtient deux fois un meilleur score que deux 6600 GT SLI … Enfin bon, ce qu’il faut retenir, c’est que les deux 6600 GT permettent d’avoir de très bonnes performances, même si, dans la plupart des cas rien ne vaut une 6800 GT.
Benchmarks (suite)


FarCry démo Volcano






FarCry a clairement été le FPS du début d’année 2004. Dans cette série de test, on constate tout d’abord qu’on est souvent limité par l’Athlon 64 3000 dans les basses résolutions et/ou avec les 6800 GT et 6600 GT en SLI. Quoi qu’il en soit, ici encore les 6600 GT SLI sont souvent moins rapide que la GeForce 6800 GT.
Benchmarks (suite)


FarCry démo Pier






On prend les mêmes et on recommence. Malgré le fait que la démo Pier soit bien plus gourmande que la démo Volcano c’est encore la GeForce 6800 GT qui s’en sort le mieux. L’écart 6600 GT vs 6600 GT ne devient quant à lui intéressant que lorsqu’on active l’AA et l’AF et/ou qu’on passe en haute résolution.
Doom 3






Si vous avez une 6600 GT, j’imagine que tous ces benchs vous donnent sûrement envie d’en ajouter une deuxième, et je vous comprend. Cependant la GeForce 6800 GT, est malgré tout, une fois de plus l’option la plus intéressante sous Doom 3.
Benchmarks (suite)


Half Life 2 démo Boat


Voilà maintenant LE jeu de l’année 2004. Sûrement le FPS qui était le plus attendu l’année dernière, mais aussi celui qui casse le plus les pieds à cause de l’usine à gaz qu’impose Valve, à savoir Steam …





Pas grand-chose à dire ici. Le CPU nous limite énormément, et en haute résolution la 6600 GT a du mal avec l’AA et l’AF. Voyons ce qu’on obtient avec une démo un peu moins gourmande.
Benchmarks (suite)


Half Life 2 démo Kanal






En basse résolution on est encore limité par l’Athlon 64 3000+, mais quand on arrive au 1600x1200 on peut réellement voir ce que les cartes ont dans le ventre. Sans AA et AF les cartes en SLI et la 6800 GT obtiennent des scores très proches. En AA 2x et en AF 8x il est encore difficile de bien faire la différence entre les performances de ces deux configs, mais une fois l’AA 4x et l’AF 16x activés la 6800 GT montre encore que c’est elle la plus forte.
Benchmarks (suite)


CPU Mark et Sandra


Je n’avais malheureusement pas d’autres cartes Socket 939 à comparer à la Gigabyte K8NXP-SLI, alors voilà à titre indicatif les résultats obtenus avec cette carte mère (+ GeForce 6800 GT).




Overclocking


Mon Athlon 64 3000+ est gravé en 0.13 micron, alors ce n’est en principe pas un monstre en matière d’overclocking. Il fonctionne d’origine avec un FSB de 200 MHz et un coefficient multiplicateur de 9x, et il n’était pas possible de dépasser ce coef avec la carte mère. J’ai donc du me rattraper avec le FSB.
En le faisant monter progressivement par pas de 5 MHz, et en augmentant également la tension du core et celle de la RAM, j’ai pu au final avoir un CPU stable à 2070 MHz, soit 270 MHz de plus que la fréquence d’origine, avec un FSB à 230 MHz. La machine bootait avec un FSB à 235 MHz, et même avec un FSB à 240 MHz, mais il était impossible de lancer Windows dans ces conditions. C’est dans ces moments là qu’on aurait aimé avoir un A64 3000+ en 0.09 micron …

Pour information, Gigabyte livre avec sa carte mère un logiciel nommé EasyTune5 qui est censé permettre le monitoring, et l’overclocking directement sous Windows, mais le programme n’a pas voulu s’installer sur ma config de test :s
Conclusion


Avant de donner mon avis sur le SLI, je vais commencer par vous dire ce que je pense de la carte mère de Gigabyte. A vrai dire, la K8NXP-SLI est une excellente carte mère à qui il ne manque rien. Elle a tout pour plaire. Stable, performante, elle gère le Dual LAN, le SATA, l’IEEE 1394, les Athlon 64 et FX, le PCI Express et est même livrée avec une carte WiFi ! Que pourrait-on demander de plus ? Pas grand-chose. Gigabyte a réellement fait un excellent boulot avec son dernier bébé à base de nForce 4 SLI, et on regrettera uniquement son prix qui est environ 40€ plus élevé que celui d’une Asus A8N-SLI Deluxe.

Le SLI quant à lui me laisse une impression plutôt mitigée. Certes je n’ai pas pu faire de test avec deux GeForce 6800 GT ou deux 6800 Ultra. Mais même, rares sont les personnes qui pourront s’offrir de telles configurations, et je pense que des configs avec deux 6600 GT seront bien plus fréquentes que celles avec des 6800 en SLI. Quoi qu’il en soit, je vois mal pourquoi on préférerait deux 6600 GT en SLI à une seule 6800 GT. En hautes résolutions une GeForce 6800 GT s’en sort bien mieux que deux GeForce 6600 GT, et le prix des deux ensembles est quasiment identique. Alors, pourquoi prendre deux 6600 GT à part pour faire le beau devant les copains en LAN Party ? D’autant plus qu’une config avec deux cartes graphiques consomme plus d’énergie, et est bien entendu plus bruyante qu’une config avec une seule carte.
Le plus gros avantage du SLI se situe selon moi au niveau de l’upgrade. Vous voulez investir dans du nouveau matériel ? Prenez une carte mère qui gère le SLI avec une 6600 GT ou une 6800 GT selon vos moyens. Dans six mois, quand les jeux récents auront besoin de plus de puissance, vous pourrez trouver une sœur jumelle pour votre carte graphique pour pas trop cher. Mais sinon, dans l’immédiat, le SLI me parait un peu inutile d’autant plus que rares sont encore les jeux qui le supportent …

En gros, pour l’instant, à la Gigabyte K8NXP-SLI je dis oui, et au SLI je dis, pas tout de suite, à moins d’avoir les moyens, et de carrément s’offrir deux 6800 Ultra pour jouer à qui a la plus grosse. Et j’avoue que j’aurais aimé pouvoir faire ça


Gigabyte K8NXP-SLI



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