Introduction
A l’heure ou la DDR à 400 Mhz est employée massivement sur les plateformes Intel et AMD devenant de ce fait un standard incontournable, il est temps de se demander quel sera son avenir dans un futur proche. On sait déjà que la DDRII commence à équiper les nouveaux chipsets Intel I925x, et qu’à terme, AMD s’y intéressera mais pas avant 2006-2007. Il est intéressant de voir ce qu’est la DDR et de voir son évolution probable pour l’année qui vient. Mais d’abord voici un petit rappel.
Qu’est-ce que la mémoire DDR
DDR-SDRAM est l’abréviation de Double Data Rate - Synchronous Dynamic Random Access Memory. Littéralement ça donne « Mémoire Synchrone Dynamique à Accès Aléatoire à Double Taux de Transfert de Données ». (Vous allez me dire « On est bien avancés ! » et vous aurez raison).
Synchronous renvoi à la notion de transfert de données synchrone entre le processeur et la mémoire. En clair, les informations (bits) circulent sur un bus de communication à chaque top d’une horloge. La fréquence de ce top est la même pour le CPU, le chipset et donc la RAM. Ce synchronisme permet d’éviter les temps d’attente lors des transferts de données entre la mémoire et le CPU qui sont inévitables si chaque élément possède sa propre fréquence d’horloge (mode asynchrone). En gros, on peut dire que le processeur sait quand l’information dont il a besoin va arriver puisque la fréquence du transfert des données est régulière. En attendant la réponse, il peut demander ou générer une autre information.
Le mot
Dynamic la différencie des mémoires statiques, comme la SRAM qui sont des mémoires très rapides, utilisées comme mémoire cache des microprocesseurs. Pour mieux comprendre, une puce de DRAM est constituée de millions de condensateur/transistors qui sont sensés garder la trace d’une information qu’ils ont reçue à chaque top (1 ou 0, plus précisément «courant» ou «pas courant»). Pour garder cette information, il faut que tous ces condensateurs/transistors soient «rafraîchis» très régulièrement. C’est à dire, il faut leur rappeler constamment l’information qu’ils doivent stocker sinon ils «l’oublient» très rapidement. Pour les mémoires statiques, il n’y a très peu de rafraîchissement, elle est donc beaucoup plus rapide mais elles oublient très vite l’information.
Double Data Rate est une technologie qui permet de doubler le transfert d’information (paquet de 64 bits) de la SDRAM à chaque top de l’horloge. L’Accès Aléatoire
(Random Access) signifie en réalité que n’importe quelle partie de la mémoire est accessible.
Quelle fréquence DDR-SDRAM choisir pour mon ordinateur ?
A en lire les définitions ci-dessus, on serait tenté de dire que la DDR-SDRAM doit avoir une fréquence d’horloge synchrone à celle du fonctionnement de la carte mère (FSB ). Mais certaines cartes mères proposent des modes asynchrones. C’est le couple processeur/carte mère qui va déterminer la fréquence du FSB. Suivant cette fréquence, on choisira telle ou telle mémoire, ou bien, telle ou telle fréquence de fonctionnement pour la DDR. Les processeurs actuels fonctionnent à une fréquence de 100, 133, 166 ou 200 MHz (1). La fréquence d’horloge du FSB correspond à celle du fonctionnement du processeur. Plus celle-ci sera élevée, plus le nombre d’informations véhiculées par seconde sera important, en conclusion, plus rapide sera votre ordinateur. Selon les constructeurs, Intel ou AMD, le débit du bus système dépendra de leur technologie propre.
Pour les Pentiums IV, la technologie s’appelle «Bus Quad Pumped 64 bits». Traduction littérale : «Bus de 64 bits pompé quatre fois» ;-). Les Pentiums IV actuels ont une fréquence externe de 100, 133 ou 200 MHz. Le transfert d’information est quadruplé à chaque top d’horloge et donc ils vont fonctionner sur un bus système de fréquence équivalente à 400 (4 x 100), 533 (4 x 133) ou 800 MHz (4 x 200). On voit souvent écrit FSB 400, 533 ou 800 MHz.
Pour les Athlons 64 , L’intégration du contrôleur de mémoire au sein même du processeur permet d’accélérer de façon spectaculaire les temps de requête, ce rôle étant jusqu’ici dévolu auparavant au Northbridge du chipset. Par contre le coefficient multiplicateur n’est pas bloqué vers le bas grâce à la technologie du cool n’ quiet (fonction implémentée par AMD qui réduit la fréquence lorsque que le CPU n’est pas utilisé). Autre nouveauté de taille, le bus HyperTransport communément appelé HTT. Il s’agit d’un contrôleur intégré au processeur et dont le rôle est de permettre aux différents ponts de la carte mère de communiquer entre eux. Sa fréquence se situe entre 600 MHz sur Nforce 3 150 et 1000MHz sur des chipsets comme les VIA et les Nforce3 250 et Nforce4. La fréquence de cet HTT est le résultat de la multiplication du FSB avec le LDT ou fréquence Hypertransport. Dans le bios on le trouve souvent sous une forme de coefficients multiplicateurs 1X, 2X, 3X, 4X, 5X correspondant respectivement à 200Mhz, 400Mhz, 600Mhz, 800 MHz et 1000 MHz.
Vous l’aurez compris, si vous augmentez le FSB, vous augmentez la fréquence de l’HTT. Il sera donc nécessaire de baisser le coefficient du HTT (LDT ou fréquence HT) afin de ne pas outrepasser la fréquence limite (600 MHZ pour le Nforce 150, 800 pour le Nforce 3 250 et VIA K8T800 Pro sur socket 754, et 1000 MHz sur Nforce 3 et Nforce 4 et les VIA K8T800 et K8T890 sur socket 939). En overclocking, la fréquence de l’HTT n’a pas trop d’importance sur les performances pour s’inquiéter de son fonctionnement à une fréquence inférieure que celle prévue à l’origine. Ajustez donc le ce coefficient de façon à ne pas dépasser la fréquence supportée par votre chipset en tenant compte de votre FSB. Et c’est là qu’avoir de bonnes barrettes capables de monter assez haut en fréquence prend tout son sens, par exemple pour un A64 3500+ socket 939 on peut monter le FSB à 250 MHz et baisser la fréquence HT à 4, ce qui donne 250 x 4 = 1000 MHz ce qui est parfait.
Avec de mauvaises barrettes nous serions obligés soit de monter moins haut le fsb, ou de désynchroniser le processeur et la mémoire ce qui se fait souvent au détriment des performances. Ici aussi donc la mémoire peut devenir le facteur limitant d’un overclocking c’est pourquoi il sera nécessaire de s’orienter sur de la ram type PC 4000 ou PC 4400, voire plus suivant vos moyens, capable d’encaisser de hautes fréquences avec des timings assez bas.
Le mode synchrone
C’est le mode de fonctionnement le plus classique. La fréquence de fonctionnement du processeur est la même que celle de la mémoire. Classiquement, on choisira la barrette de DDR suivant le FSB de la plate-forme comme indiqué sur le tableau ci-dessous.
* Mode purement théorique comme expliqué ci-dessous.
** FSB théorique car celui-ci est en réalité la fréquence de fonctionnement du CPU. On devrait dire «FSB Athlon 64 /Pentium 4 équivalent à un FSB qui fonctionnerait à:».
DDR 200,266... Signifie que la fréquence de fonctionnement de la DDR est de 100, 133... MHz mais son débit effectif qui est doublé grâce à la technologie DDR, correspond à une fréquence de fonctionnement théorique de 200, 266... MHz
>
La Fréquence de Bus : est la fréquence du bus mémoire entre processeur et RAM (66, 100, 133, 150, 166, 200 Mhz)
>
La taille du bus : est la taille du bus mémoire (64 bits pour la SDRAM ou la DDR-SDRAM, 16 bits pour la Rambus DRAM)
>
Le coefficient : est un coefficient multiplicateur, comme suit : DDR = Double Data Rate, donc débit double à la SDRAM classique. Le coefficient sera donc de 2. En dual il sera donc doublé comme ci-dessous :
Le débit mémoire qui représente le nombre d’octets que la mémoire peut envoyer en une seconde. Le débit mémoire est donné par la formule suivante :
Débit = Fréquence Bus * taille du bus * coef
En mode synchrone, prendre une barrette prévue pour des fréquences supérieures à celle du bus de la carte mère n’augmentera pas en théorie les performances de votre système. La DDR fonctionnera à la fréquence du CPU. Par exemple, si le processeur fonctionne à 166 MHz et que vous avez une barrette de DDR PC3200 prévue pour une fréquence de 200 MHz (DDR 400), cette dernière fonctionnera à une cadence de 166 MHz (DDR 333) qui est la fréquence maximale d’une barrette PC2700.
Mais aux vues des différences de prix minimes entre les différentes normes classiques de DDR, il est peut- être judicieux d’opter pour des barrettes de PC 3200 quitte à la faire fonctionner à une fréquence plus basse. Assurez-vous tout de même qu’elle soit compatible avec votre carte mère et que la barrette de DDR puisse fonctionner aux fréquences de 133 ou 166 MHz (DDR conforme aux normes JEDEC, organisme qui émet les recommandations pour la fabrication de la RAM). Ce choix a un intérêt si on projette de changer de carte-mère afin de mettre à jour sa configuration et profiter d’un FSB plus important. Cela peut être justifié également si on veut overclocker sa configuration en augmentant la fréquence externe du processeur dans le BIOS. En lisant quelques articles, on s’aperçoit que les débits des mémoires annoncés sont souvent au dessus de la réalité, surtout en NoName (mémoire générique). Dans ce cas, cela aussi peut avoir un intérêt. Et pour finir si vous faites fonctionner la DDR avec des timings dits «agressifs» et à une fréquence plus faible à laquelle elle est prévue (par exemple, une barrette de DDR PC2700 fonctionnant à 133 au lieu de 166 MHz), on aura généralement un gain de performance car elle acceptera plus facilement ces réglages de latence.
Pour augmenter les performances de votre système, il vaut mieux investir dans une mémoire de marque qui propose des temps de latence réduits, de la stabilité et qui certifie les débits annoncés dans la pratique.
Les DDR-SDRAM PC 3500, 3700, 4000, 4500 et aujourd’hui 4800 sont destinées à l’overclocking. Ce mot signifie que l’on pousse le processeur et le chipset au delà des limites indiquées par les constructeurs. Grossièrement, le principe est trouver une bonne combinaison entre la tension qui alimente le processeur, l’augmentation de la fréquence du processeur (et donc celle du bus système) et du coefficient multiplicateur* pour allier stabilité et gain de performances. Si par exemple, la carte mère permet d’atteindre une fréquence de 233 MHz pour le CPU, on prendra une barrette de PC 3700.
Le mode asynchrone
Dans ce mode de fonctionnement, sur les Chipsets qui le tolèrent, la fréquence externe du processeur est différente de celle de la mémoire. On lui applique un ratio FSB:RAM.
Malgré les temps d’attente inhérents au mode asynchrone lors des transferts de données entre le chipset et le CPU, le Pentium IV arrive à tirer parti d’une barrette de DDR ayant une fréquence plus élevée que celle du bus processeur. Par exemple, avec un PIV doté d’une fréquence externe de 133 MHz, on aura un gain de performance si on règle une barrette de DDR PC2700 sur la fréquence à laquelle elle est prévue de fonctionner, c’est à dire 166 MHz. Cela est dû au fait que la fréquence du FSB est équivalente à 533 MHz soit un débit potentiel de 4,26 Go/sec. Donc plus le débit de la mémoire sera important, moins grande sera la différence entre la bande passante offerte par le bus système, et celle de la mémoire (cf. tableau ci-dessous). Il faut bien entendu que la carte-mère accepte ce mode asynchrone (le chipset Intel E7205 n’accepte pas ce mode).
En règle générale, le mode asynchrone est déconseillé sur les plates-formes Athlon 64 mais peut se révéler utile pour obtenir un overclock maximum, avec des barrettes de mémoire ne supportant pas les hautes fréquences du mode synchro. Ceci peut évidemment faire chuter les performances générales du système mais permet d’avoir quand même une bonne stabilité.
Qu’est-ce que la mémoire double-canal
Le principe est de doubler le débit d’information de la mémoire en cumulant la bande passante de deux ou quatre barrettes de DDR afin de pouvoir :
- avec un Pentium IV, profiter au maximum de la grosse bande passante offerte par les bus systèmes des Chipsets Intel (i875, i865, E7205), SIS (645TX/FX) et VIA (PT880).
- avec un Athlon XP et un chipset N-Vidia, avoir un surplus de bande passante qui sera essentiellement utilisé par les contrôleurs multimédias et par un genre de mémoire cache pour le processeur (DASP) qui l’aidera dans ses calculs.
- avec un A64 (grand public) la gestion de la mémoire en double canal n’était pas adoptée au lancement de ce CPU en septembre 2003 (socket 754), puis AMD s’est ravisé, s’étant probablement rendu compte que l’architecture Single DDR du socket 754 ne suffirait pas pour tenir tête au Prescott d’Intel. AMD semble avoir décidé d’ailleurs de basculer une bonne partie de sa production vers le socket 939 dans l’urgence puisque le socket 754 sorti en septembre 2003 était remplacé moins de 9 mois plus tard par le socket 939. Le gain du dual au départ entre les deux architectures apporte un plus bien sûr au socket 939 (estimé de 5 % environ) mais ce n’est pas si flagrant que cela aux fréquences prévues par le constructeur (400 MHz). Par contre en overcloking l’augmentation de bande passante est sensible est donne un avantage assez net A64 939.
Pour cela, il faut se munir au minimum de deux barrettes de DDR identiques (2 barrettes de PC2700 ou mieux de PC3200...). Il est même recommandé d’utiliser des mémoires de la même marque. De nombreux constructeurs proposent des packs de deux barrettes. Coté performance, il vaut mieux utiliser des barrettes de 256 ou 512 Mo. Le double canal pour la mémoire ne peut fonctionner que si le nombre de barrettes est pair (2 ou 4 DDR identiques; avec 3 cela ne fonctionnera plus).
L’unité de mesure est le Go/sec. Toutes les cases rouges correspondent à un surplus de bande passante de la RAM. La correspondance entre la bande passante du bus système et le débit de la RAM est indiquée dans les cases vertes. Ces cases et celles rouges foncés correspondent à un mode classique synchrone: le CPU et la RAM fonctionne à la même fréquence. Les valeurs écrites en petit correspondent à des modes asynchrones. Ces modes ne sont pas accessibles sur tous les chipsets et sont souvent non recommandés avec un Athlon XP.
Suivant le FSB de votre ordinateur, les cases jaunes et rouges représentent le choix classique et recommandé des fréquences de fonctionnement de la mémoire DDR pour des performances optimales. Orientez vous vers des barrettes PC 3200 si la carte mère les accepte et si vous ne possédez pas déjà une autre norme de DDR, car on peut généralement faire fonctionner une barrette de PC 3200 en DDR 266, DDR 333 ou DDR 400. La plupart du temps, cela se fait même automatiquement sans avoir à rentrer dans la BIOS.
Sur les plate-formes Pentium IV version C, la technologie Quad Pumped permet d’atteindre une fréquence de FSB équivalente à 800 MHz. Cela permet donc un débit maximal d’informations de 6,4 Go/sec (2). En mode synchrone, soit une fréquence de fonctionnement de 200 MHz pour le CPU et la RAM, si on prend une barrette de PC 3200 dont le débit maximal est de 3,2 Go/sec, la bande passante du bus système n’est exploitée qu’à moitié. D’où l’intérêt d’un double canal pour la mémoire. Le débit maximal théorique de la RAM passe à 6,4 Go/sec (2 x 3,2) qui serait l’équivalent d’une barrette en DDR 800 qui n’existe pas.
Sur les chipset i875P et i865PE, selon Hardware.fr, les gains de performances sont en moyenne de 9% entre un système en mono canal mémoire et un en double. Ces deux chipsets offrent de nombreuses possibilités de modes asynchrones. On peut par exemple utiliser en double canal de la DDR PC2700 à sa fréquence, soit 166 MHz (en réalité 160 MHz soit DDR 320), avec une fréquence externe du processeur réglée sur 133 ou 200 MHz (soit l’équivalent d’un FSB 533 et 800 MHz). Cela peut avoir un avantage si l’on possède déjà une barrette de PC2700. Mieux vaut prendre alors une deuxième identique pour utiliser le double canal mémoire tout en laissant le FSB à 800 MHz ou à 533 MHz. Les performances seront légèrement meilleures que si on utilise une seule barrette de PC3200, ou bien, une barrette de PC2700 avec une PC3200 (car les deux ne peuvent marcher en Dual Channel, elles ne sont pas identiques et c’est la barrette avec la plus faible fréquence qui déterminera la fréquence de fonctionnement de la RAM).
Sur A64 nous l’avons vu, le socket 939 apporte un petit plus en augmentant la bande passante et suivant le core,le gain peut se situer entre 5 et 20% par rapport au mode Single du socket 754. L’année qui vient va voir arriver le core E0 de l’A64 qui devrait moderniser le contrôleur mémoire intégré au processeur, et permettre une meilleure gestion des modules de DDR 400, en intégrant les modules double-face. Il serait question aussi, de petites optimisations pour améliorer les performances du contrôleur. On peut donc s’attendre à de bien meilleurs rendements en dual qu’actuellement, et de ce fait la mémoire de qualité sera non seulement mieux gérée qu’actuellement, mais primordiale au niveau des performances.
Les Timings mémoires
Contrairement à une fréquence DDR plus élevée que celle du FSB qui n’augmente guère voir bride les performances, les réglages des timings mémoires quant à eux apportent de réels gains. Les gains en test applicatifs peuvent aller jusqu’à 10 %. Plus les valeurs des indices de latence sont basses, meilleures seront les performances, mais plus grand sera le risque d’instabilité.
Pour allier performances et stabilité, il faut se munir de barrettes haut de gamme d’une grande marque (Corsair, Mushkin, OCZ, A-Data, Twinmos...). Elles sont souvent spécifiées «Low Latency» ou «CAS 2».
Souvent les Timings d’une barrette sont donnés dans l’ordre même si cet ordre peut différer selon les BIOS, ce qui nous donne par exemple pour une barette Corsair XL estampillée 2-2-2-5 :
2 = Cas Latency ou Latence CAS tCL (1.5/ 2.0/ 2.5/ 3.0) (Le temps de latence CAS, le délai de timing CAS) Le nombre de cycles d’horloge qui s’écoulent entre l’adressage à une colonne et l’arrivée des données dans le registre de sortie. Le fabricant de mémoire indique souvent les meilleurs réglages possibles en tant que CL.
2 = Active to CMD Délai RAS-vers-CAS tRCD (2/ 3/ 4/ 5) Le nombre de cycles d’horloge qui s’écoulent entre la détermination de l’adresse de rangées et l’envoi de l’adresse de colonnes. Régler cette valeur à 2 cycles peut améliorer la vitesse de 4%. C’est le temps minimum pour accéder à une ligne, après avoir identifié la colonne.
2 = Precharge to Active ou Temps de pré-chargement RAS tRP (2/ 3) Le nombre de cycles d’horloge nécessaires pour pré-charger les circuits de façon à ce que l’adresse de rangées puisse être déterminée.
5 = TRAS ou Temps d’Activité de la rangée tRAS (5/ 6/ 7) (délai entre Activité et pré-chargement, état d’attente de pré-chargement, délai d’Activité de la rangée, délai de pré-chargement de la rangée) Le délai résultant quand deux rangées différentes d’une puce mémoire sont adressées l’une après l’autre.
Et il en reste un :
DRAM command rate ou Taux de commande CMD (1/ 2) (Taux de commande, MA 1T/2T Select) Le nombre de cycles d’horloge nécessaires pour s’adresser au module mémoire et à la puce mémoire avec la zone de données désirée. Si les banques mémoires sont remplies complètement, il faut élever ce taux à 2, ce qui fait considérablement chuter la vitesse. C’est donc, au même titre que le 'CAS Latency' un temps d’accés du premier ordre, et il a autant d’importance.
Normalement grâce au «SPD», le BIOS reconnaît la mémoire et affecte automatiquement les paramètres optimums. Ce système lit les informations propres à la DDR dans une petite mémoire morte présente sur la barrette. On peut généralement désactiver le «SPD» pour affecter soi-même les timings. Selon les différents BIOS, les marges de manœuvres seront différentes. Il arrive qu’il faille augmenter la tension d’alimentation de la DDR, de 0,10 à 0,30 Volt au maximum, pour gagner en stabilité si on veut affecter des timings agressifs mais attention à la surchauffe.
Par exemple, d’après un test Hardware.fr, avec deux barrettes de Mushkin Dual Pack PC3500 Black ou de Corsair TWINX512-3200LL (puces Winbond BH5) sur un chipset i865PE, un réglage pour le meilleur rapport performances/stabilité, avec une fréquence de CPU et de RAM à 200 MHz et une tension d’alimentation de la DDR par défaut (soit 2,55 Volt), serait 2 - 3 - 3 - 8. Avec un tension de 2,65 Volt, on peut affecter des valeurs encore plus agressives comme 2 - 2 - 2 - 6 ou 2.5 - 2 - 2 - 8. Un timing dit lent serait 2.5 - 3 - 3 - 8 avec la tension par défaut. Sur un chipset nForce2 400 Ultra, les timings sont les mêmes sauf que l’on garde la tension d’alimentation d’origine (2,6 V) qui suffit.
Quelles sont les tendances pour cette année
Comme nous l’avons mentionnés plus haut, les plates-formes Intel se tournent vers la DDRII, qui à mon avis n’a pas les performances annoncées il y a 1 an. Sans nul doute les fabriquant arriveront à baisser les timings et rendront cette DDRII performante. Reste le prix qui dissuadera nombre d’entre nous.
Du côté AMD avec la généralisation du processus de gravure en 90 nm, qui est prometteur du côté de l’overclocking, la DDR devra être capable de suivre la montée en fréquence du FSB avec des timings les plus agressifs possible.
Quelques marques commencent à proposer ce type de barrette comme les incontournables Corsair, Mushkin, A-Data, Twinmos, Ocz et Gskill. Si les trois premières se trouvent en vente sur le marché français, les deux autres sont déjà plus difficiles à dénicher et relativement chères à l’achat. A noter que ces barrettes s’éloignent des normes dictées par le Jedec et sont développées sur des PCBs modifés par Brain Power (société Taïwanaise) et s’annoncent très performantes à haute fréquences.
D’un autre côté, Winbond ayant cessé la fabrication de puces de mémoires à latences réduite (rappelez-vous les BH5) Samsung a repris les spécifications 2-2-2-X avec leurs puces de TCCD DDR400. Ces puces montées sur PCB Brain Power montent très haut en fréquence et pour certaines d’entres elles sont capables d’atteindre des fréquences de +- 300 MHz avec des timings assez bas.
Cependant à la différence des Winbond BH5, ces puces gravés avec un processus plus petit nécessitent un voltage plus important pas plus de 2,90 V maximum. Il va sans dire que ceci convient particulièrement à l’Athlon 64.
Récapitulatif des marques utilisant les Chips Samsung TCCD :
> Adata PC4500 Vitesta
> Adata PC4800 Vitesta
> Apacer PC4000
> Centon Advanced DDR
> Corsair PC3200XL
> Corsair XMS PC3200C2 Rev4.1 2-3-3-6-1T
> Geil UltraX pc3200
> Gskill PC4400
> Kingston HyperX PC 3200ULK2
> Mushkin PC3200 Rev.2
> OCZ PC3200 Rev.2
> OCZ PC3700 Platinum
> Patriot Extreme Performance PDC5123200+XBLK
> PQI 3200 Turbo 2-2-2-5
> Samsung PC4000 CL3
> Twinmos Twister Pro (pas toutes)
-
source
Possible chip TCCD Samsung :
> Corsair XMS PC3200C2 Rev4.2 2-3-3-6-1T
> Samsung OEM PC3200
Mémoire Samsung chip TCCC :
> Corsair XMSPC3700 Rev1.1
Mémoire chip Samsung TCCC possible :
> A-data PC4000 (ou bien Hynix D43, D5)
> Kingston HyperX PC4000/K2 (ou bien Hynix D43, D5)
> Kingston Value Ram PC3200 (ou bien D43, D5, Samsung TCCC, TCC4)
> Samsung Original PC3200 (ou bien TCC4)
Récapitulatif des marques utilisant un PCB Brain Power :
Il existe 2 types de PCBs Brain Power le 808 étant jugé beaucoup plus performant pour la montée en fréquence :
- B6U808
- B6U815
> Corsair XMS 3200 CMX512-3200XL PT = Brainpower 815
> G.skill G3200DSU2-1GBLE = Brainpower 808
> Patriot 9PDC1G3200+XBLK = Brainpower 815
> PQI PC3200 PQI3200-1024DBU = Brainpower 808
> PQI pc3200 PQI3200-512SBU = Brainpower 808
> OCZ pc3200 EL Platinum Revision 2 OCZ4001024ELDCPER2-K = Brainpower 808
OCZ pc3700 EL Dual Channel Platinum OCZ4661024ELDCPE-K= Brainpower 808
J’ajouterai Centon pour le Brain Power 808 quand à savoir si une fabrication en série est envisagée c’est autre chose.
Conclusion
Si vous avez les moyens, orientez votre choix vers des barrettes de marque. Les barrettes génériques sont constituées de puces qui n’ont pas passées avec succès le tri sélectif destiné à la fabrication de barrettes de qualité. De ce tri, ressort trois catégories de puces. Les puces dites Grade A répondant aux exigences de qualité des grands constructeurs de barrette de DDR. Les puces de deuxième catégorie vont équiper des barrettes d’entrée de gamme de certaines marques et certaines barrettes génériques telles les Corsair Value. Celles-ci fonctionneront sans problème mais ne permettront pas des timings de latence faibles. Les autres puces équiperont la majorité des barrettes génériques. De plus, l’assemblage des barrettes dites NoName ne répond souvent qu’au critère de rentabilité excessive au détriment de la qualité (plus d’infos,
ici).
Pour les overclockers, il y a 2 catégories de barrettes de ram :
> La première est constituée de ceux qui se satisferont de fréquences moyennes si situant entre 240~260 de fsb avec des timings très agressifs de l’ordre de 2/3/3/5 en moyenne, à ceux là les OCZ VX ou les Twinmos UTT sont recommandées.
> La deuxième catégorie vise les très hautes fréquences avec des timings un peu plus lents, à ceux là A-Data, Gskill sont recommandées.
Ces deux catégories s’adressent aux amateurs fortunés bien sûr, le Go de mémoire se trouvant dans une fourchette de 280 à 300 €.
Si vous avez un budget serré, préférez une barrette générique constituées de puces de marque (Samsung, par exemple). Les marques de DDR les plus connues sont Corsair, Mushkin, OCZ, Dane Elec, Crucial, Samsung, Infineon, Twinmos.
OCZ vient d’annoncer à son tour les premières barrettes de mémoire DDR certifiées pour une fréquence de fonctionnement de 300 MHz et au-dessus, ce qui correspond à des puces de DDR-600 et des barrettes de PC-4800. Comme quoi la DDR n’a pas encore fini d’évoluer.
Au final, il y en a pour tout le monde et à tous les prix, Samsung ayant récemment annoncé son intention d’arrêter la fabrication de ses chips TCCD*, il serait sage pour qui veut s’équiper de barrettes rapides de le faire rapidement, les bonnes séries de puces devenant rares assez vite.
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