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Monter son PC

Par Mauro le 10/05/2001 à 23h41
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SOMMAIRE



Introduction


De nos jours, il est devenu beaucoup plus intéressant d’acheter un ordinateur « à la carte »qu’un ordinateur déjà monté.
L’ordinateur déjà monté nous impose des choix dans le matériel sélectionné qui ne justifient pas toujours nos besoins ou nos envies. En effet, choisir un ordinateur « à la carte » c’est choisir soi-même ses composants. Cependant les assembleurs demandent un prix souvent trop élevé pour le montage de la machine. Il nous reste alors la solution du montage par nos soins mais ce système reste toutefois angoissant pour la plupart des novices.
Le but de cet article est justement de vous guider à travers les étapes du montage d’une machine.

Il y a trois étapes essentielles dans le montage d’une machine :

- montage (autrement dit les mains dans le cambouis)
- configuration du BIOS
- installation du système d’exploitation et des pilotes


Partie I : Montage


Préparation


C’est la partie la plus difficile de l’assemblage de la machine. Elle consiste à brancher tous les composants de l’ordinateur entre eux et à les placer dans un boîtier. Les boîtiers sont de nos jours au format ATX. En règle général, cela permet un montage plus aisé des divers périphériques et surtout de la carte mère. En effet, on peut retirer du boîtier le support de cette carte mère, cela nous permet de pouvoir travailler sans difficultés. Malheureusement, tous les boîtiers n’en sont pas équipés et il faudra dans ce cas-là travailler dans la tour même, en la plaçant sur son côté.

Nous aurons besoin pour ce montage des outils suivants :

- tournevis à croix et tournevis plat,
- pince à long bec,
- un sachet de vis,
- un tube de pâte thermique et son applicateur,
- un fin couteau et/ou une pince à épiler (idéale pour saisir les jumpers sur les cartes mère).

Pour pouvoir rédiger mon article, j’ai utilisé un boîtier maxi tower avec une alimentation de 230W sans marque.

Carte mère et Processeur


Si le boîtier possède un support pour carte mère extractible, on obtiendra ce que vous pouvez voir sur la photo 1 :



Mais de toute façon, cela ne change rien aux explications du montage. Car on enlève le support de la carte mère uniquement pour une question d’aisance !
Pour fixer la carte mère sur ce support, on utilise soit des prisonniers en plastique (appelé également spacer (photo 2)), système idéal pour une fixation temporaire mais de moins bonne qualité qu’une fixation avec un pas de vis ( appelé également « stud »). En effet, ce type de fixation maintient fermement la carte mère sur son support.
L’idéal dans le cas où on ne modifie pas constamment sa machine est d’avoir uniquement des fixations à pas de vis. Si on n’en dispose pas suffisamment, on peut combiner les deux fixations.

Ensuite, il faut placer ces fixations aux emplacements correspondants aux trous sur la carte mère.
Une fois la carte fixée, cela devrait nous donner ceci (photo 3):



Une fois la carte en place, il ne nous reste plus qu’à y placer les différents composants.
Le premier étant le processeur.
Pour placer le processeur sur la carte mère, il faut soulever le levier (photo 4) qui se situe sur le côté de l’emplacement du processeur. Ensuite il faut faire correspondre les détrompeurs et faire glisser le processeur sur son socket. Rabaisser le levier en maintenant légèrement le processeur sur son socket.


Pâte thermique et dissipateur


De nos jours, il n’est pas recommandé d’installer un processeur sans pâte thermique. Elle sert à assurer un contact parfait entre le coeur du processeur et le dissipateur. Les irrégularités de ces derniers font qu’il y a de l’air entre les deux surfaces d’où une mauvaise conduction thermique. Il faut donc déposer sur le coeur du processeur une noisette de cette pâte et l’étaler (toujours sur le coeur) à l’aide d’un outil spécialisé ou d’un coton tige (Vincent : oh ? Dire que j’utilise mon doigt ).



Pour que la pâte thermique soit efficace il faut bien sûr un dissipateur fixé sur le processeur :-). Pour cet article, je disposais d’un Taisol CGK742, mais il faut savoir que la technique de montage des ventilateurs est quasiment similaire pour tous les modèles. Elle consiste à fixer en premier les crochets les plus proches du processeur pour ensuite clipser les crochets les plus éloignés du processeur. On peut également utiliser un tournevis plat pour ne pas se faire bobo aux doigts :-), mais attention aux dérapages (n’hésitez pas à consulter cet article de Vincent plus de précisions).

Règle numéro un après avoir fixé le ventilateur : NE JAMAIS OUBLIER DE LE BRANCHER !!!!!!!

Si c’est un connecteur comme ceci (photo 5), le brancher sur la carte mère, ou utiliser un adaptateur pour le brancher sur une prise d’alimentation standard.

Il existe aussi des ventilateurs avec connecteurs male femelle qu’il suffit d’intercaler dans une prise de l’alimentation du boîtier (Photo 6).
Mémoire et cartes d’extentions


Une fois le processeur installé, son dissipateur fixé et branché, on peut passer aux barrettes de mémoire. Pour les placer, il suffit de faire correspondre les détrompeurs et de les glisser dans leur slot en les pressant légèrement de chaque côté de la barrette. Attention à bien presser perpendiculairement mais pas trop fort.




Ceci terminé pour toutes les barrettes, on peut commencer à installer la carte graphique, la carte son, la carte réseau, etc. Il suffit de les enficher dans leur slot correspondant. Mais avant de les enficher, nous allons voir les principaux types de ports :

Port AGP :
Il est destiné à recevoir une carte graphique et permet d’accélérer les échanges d’informations entre elle, le processeur et la mémoire. Sa fréquence de fonctionnement est de 66Mhz. Il a un débit autorisant 384Mo/sec en mode 1X, 528Mo/sec en mode 2X et 1Go/sec en mode 4X. Toutefois, il faut que la carte graphique le supporte. Il se trouve généralement tout en haut de la carte (sous le processeur) et est de couleur marron.



Port PCI :
C’est un port « polyvalent » de 32 ou 64 bits fonctionnant à la vitesse de 33 ou 66Mhz. Son débit est de 132mo/sec. On y retrouve beaucoup de variété de périphériques comme les cartes son, cartes SCSI, cartes réseau, etc ... Physiquement, c’est un connecteur blanc de taille supérieure à celle du bus AGP et inférieure à celle du bus ISA.



Port ISA :
« C’était » également un port polyvalent. En effet, on trouve de moins en moins de port ISA sur les cartes mère modernes pour la simple et bonne raison qu’il devient un sérieux goulot d’étranglement aux performances globales de la machine. Sa vitesse est comprise entre 6 et 8 Mhz et sa largeur de bus est de 8 ou 16 bits. Son débit, ridicule, est d’environ 8Mo/sec. Totalement insuffisant aux machines modernes, on lui préfèrera le port PCI.




Si on a travaillé avec le support de la carte mère démonté, on peut alors le remettre dans le boîtier.



Nous allons maintenant installer les périphériques externes à la carte mère.
Les périphériques, etc ...


Que ce soit pour installer un disque dur, un lecteur CD-rom, un lecteur de disquettes, etc ... c’est toujours le même principe. Une nappe relie le périphérique à la carte mère. C’est un ensemble de câbles juxtaposés les uns à côtés des autres et constitué de 2 ou 3 connecteurs. Le sens dans lequel elle se monte est primordial. Les nappes possèdent toujours un détrompeur. La plupart du temps de couleur rouge, ce dernier vous permettra de la connecter dans le bon sens. Veillez à ce que le détrompeur soit toujours du même côté que l’alimentation du périphérique (notez cependant que pour certain lecteurs de disquette la nappe doit être branché à l’envers). Sinon, côté carte mère, il faut toujours le faire correspondre au chiffre 1 ou au triangle représenté sur les connecteurs IDE.

Il faut aussi veiller à ce que les périphériques IDE soient correctement configurés en Master ou Slave. Une petite explication de ce que cela veut dire s’impose ! Les périphériques IDE peuvent se brancher par deux sur un connecteur (et donc par nappe), et la configuration du Master et du Slave sert à définir un ordre de priorité des transferts de données. La priorité numéro un c’est le master, et la priorité numéro deux, c’est le slave. On préfèrera toujours mettre les disques durs en Master et les lecteurs CD-rom en Slave pour une question de rapidité. Et si on a qu’un disque dur, et un lecteur Cd-Rom ou DVD-Rom, la configuration idéale est de mettre chaque périphérique sur une nappe différente et en master tous les deux donc ! Les périphériques SCSI demandent également une configuration de l’ID SCSI. Il permet, une fois Windows chargé, d’avoir les lettres de lecteurs amovibles ou de disques durs SCSI dans l’ordre que l’on souhaite.





Il ne nous reste plus qu’à brancher les différents câbles relatifs au boîtier. C’est ici que vous pourrez par exemple activer le bouton ON/OFF, Reset, le voyant du disque dur, etc ...




La dernière chose à faire est de brancher le connecteur d’alimentation sur la carte mère. Impossible de se tromper car on ne sait pas la brancher à l’envers.

Vient ensuite le peaufinage du boîtier pour assurer une meilleure ventilation des composants à l’intérieur. On peut pour cela réduire la taille des nappes en les découpant, à l’aide du fin couteau, en fines bandelettes superposées les unes aux autres et maintenues avec un morceau de papier collant. On peut aussi rajouter des ventilateurs, mais je vous invite pour cela à relire notre ancien article qui traitait en détail de ce sujet pour éviter les nuisances sonores. En gros si vous vous êtes bien débrouillés ( peut être mieux que moi) vous devriez obtenir à peu de choses près ceci :

L’heure de vérité


Alors maintenant tous les composants sont branchés, mais ce n’est pas pour autant que nous avons fini. En effet, avant d’appuyer sur le fameux bouton ON/OFF, il vous faut premièrement vérifier que tous les branchements ont été correctement effectués, et aussi et surtout, vous occuper du processeur. Je m’explique, la majorité des cartes mères actuelles détecteront automatiquement la fréquence de votre processeur, et dans ce cas là, tout ira pour le mieux. Malheureusement, pour d’autres cartes il faut faire mumuse avec des petits switchs situés sur la carte. Lisez donc attentivement la notice de votre carte mère pour savoir si votre carte est Jumperless (fonctionne sans switchs) ou non. Si elle ne l’est pas, tous les paramètres (voltage, coefficient, bus système) dont vous avez besoin, devraient être mentionné dans le manuel.

Une fois que tout ceci sera effectué, que vous aurez vérifié encore une fois les branchements, et que vous aurez connecté votre clavier, souris et moniteur, il sera maintenant temps d’allumer l’engin. Une fois arrivé là, plusieurs choses peuvent se produire :

  • Tout fonctionne, et vous êtes super heureux
  • Rien ne fonctionne et/ou vous entendez divers bips, et là, il vous faudra vérifier une fois de plus les branchements. Est-ce que les cartes sont bien enfoncées ? Est-ce que j’ai installé la RAM ? Ai-je brancher l’alimentation de la tour ? Maman, ils ont pris le courant ?


  • Voilà voilà, je pense qu’avec tout ça, vous devriez pouvoir vous vous en sortir pour le montage. Rendez-vous très très bientôt pour la suite, avec notamment la démystification du bios