Maintenant, tout le monde le sait, l’Athlon est un microprocesseur qui se soumet tout à fait bien aux règles de l’overclocking. Effectivement, avec un Athlon 500 on arrive à passer à 750, 800 voir 900 MHz. Mais voilà, il y a quand même quelques petites restrictions à apporter, car tous les Athlons ne sont pas overclockable dans ces proportions.
Une histoire de série
En effet, tout dépend de la série de l’Athlon. La série, plus comunément appelé semaine, correspond en fait à la période durant laquelle le CPU est sortit des chaînes de montage d’AMD.
Pourquoi la semaine de production joue un rôle dans la capacité d’overclocking de l’Athlon ? En réalité ce n’est pas très compliqué. A la semaine correspond le niveau de 'rodage' des usines. Plus la semaine est, on va dire, élevée, moins il y a de déchets dans les chaînes de production. Du coup, si on prend l’exemple de l’Athlon, AMD a du se rendre compte que de plus en plus d’Athlons pouvaient tenir la fréquence de 600 voir 650 MHz. Il était donc inutile de faire les usines produire des Athlons 500, autant en produire des 650, et les remarquer en 500.
LA question maintenant est de savoir si votre Athlon a vous fait partie d’une bonne semaine. Pour cela il existe une méthode toute simple qui ne vous oblige pas à faire du 'mal' à votre Athlon.
Ce qui nous intéresses particulièrement ici c’est le numéro de série de l’Athlon (cadre rouge). Ici, ce n’est pas très visible, mais on a 219927999994. Vu comme ça, ça n’est pas très explicatif, je dirais même plus, ce n’est pas du tout explicatif

. En fait, le numéro se décompose en plusieurs parties :
Maintenant, on sait ce que l’on veut. Ici on a donc un Athlon de semaine 27. Mais vous pouvez apprendre encore autre chose sans avoir à ouvrir votre Athlon.
Alors, t’es fin ou pas ?
Vous avez certainement remarqué un peu plus haut le 'Dynamic Marking Product'. On peut y voir la fréquence du processeur, mais ce n’est pas trop important, car on est censé connaître la fréquence de son CPU. L’indication qui me paraît la plus importante dans le DMP est la lettre qui se trouve à la fin du code et qui est séparé des autres par un espace. En effet, c’est cette lettre qui vous permettra de savoir quelle finesse de gravure utilise votre Athlon adoré. Voilà à quoi correspondent les lettres que vous pourrez trouver :
- 'C' => représente une finesse de gravure en 0,25 micron
- 'A' => représente une finesse de gravure en 0,18 micron
Voilà, on a fait à peu près le tour des informations les plus importantes apportées par le boîtier de l’Athlon. Pour les plus motivés, ceux qui n’hésiteront pas à ouvrir leur Athlon, voyons voir ce que l’on peut trouver dans les entrailles de la bête.Si vous vous trouvez ici, c’est que dans votre esprit, il y a certainement des idées d’overclocking qui planent. Allez, avouez

A l’intérieure de l’Athlon se trouve deux informations capitales pour l’Overclockeur. Il s’âgit du core du CPU, et de la vitesse du cache.
Pour connaître le core, et donc la vraie nature de votre Athlon (Athlon 500, 600, etc) il n’y a qu’une solution, regarder les informations portées sur le microprocesseur lui même.
Ici, on peut appercevoir : K7650CURAFC. Vous allez me dire, 'ah, ben ça c’est un Athlon 650'. Et bien non ! Sur le boîtier du CPU était portée l’indication K7500. On a donc l’Athlon 650 pour le prix du 500 !!! Mais même si on est déjà tout près du paradis, il manque encore une marche à franchir pour atteindre le septième ciel.
Update :
Non il n’y a pas qu’une solution ! Oui on peut lire ce qui est écrit, et c’est beaucoup plus pratique, mais on peut aussi, comparer la taille du processeur en 0,18 à celle du processeur en 0,25 :
Le CPU gravé en 0,18 micron est plus petit que celui gravé en 0,25 micron.
Et la mémoire cache intervient ...
En effet, pour vraiment avoir un surper CPU de la mort qui tue les morts qui vont mourrir, il faudrait avoir un cache assez rapide, voir très rapide. Et malheureusement, ce n’est pas parce que vous avez un core à 650 que vous avez la mémoire cache d’un Athlon 650. La mémoire cache d’un processeur vendu en tant que 500 MHz, sera certifiée pour fonctionner à 250 MHz, soit 1/2 de la fréquence du CPU. Et si vous voulez faire tourner votre Athlon 500 à disons, 700 MHz, il faudra absolument que la mémoire cache tienne à 350 MHz, ce qui n’est pas toujours le cas. Sinon il va vous falloir dessouder le CPU, pour modifier la vitesse du cache. Et le faire par exemple passer à 2/5 de la fréquence du CPU plutôt que 1/2. Mais là c’est une autre histoire ...
Pour savoir quelle est la vitesse du cache, rien de plus simple une fois que le CPU est ouvert, il suffit de regarder dessus. Ici, (désolé pour la qualité de l’image) vous pouvez voir marqué 'A36'. C’est la fréquence du cache : 36 pour 3,6ns. Si vous avez de la chance, vous pourrez tomber sur de la cache à 3,0ns. Ce qui est idéal pour un OC assez costaud.
Update :
Aujourd’hui il n’y a pas que de la mémoire cache NEC sur les Athlons, et beaucoup d’entre vous se demandent comment lire la vitesse de la mémoire cache quand ce n’est pas de la NEC.
Voilà deux cas ou la mémoire n’est pas de marque NEC :
Vous avez maintenant entre le mains la pluparts des informations qui vous sont nécessaire, pour savoir si votre Athlon pourra battre des records en matière d’overclocking. Si tous les facteurs sont réuni, vous allez faire un malheur ...