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Epox 8KTA2

Par Vincent VALMOND le 07/01/2001 à 01h51
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SOMMAIRE



Les cartes mères à base de KT133 sont nombreuses et se ressemblent. Seulement, parmi elles, quelques unes se démarquent grâce aux options qu’elles apportent et à leur aptitude à l’overclocking. De ces cartes, on peut noter l’Asus A7V, la MSI K7T Pro2, la SL-75KV+ (et plus), et bien entendu LA carte mère qui fait couler beaucoup d’encre, à savoir l’Abit KT7. Mais voilà, tout ce petit monde, et en particulier la KT7 dispose désormais d’une concurrente qui semble être de taille, l’Epox 8KTA2.

Comme la MSI K7T Pro2, l’Epox 8KTA2 est une nouvelle révision de la première version de carte mère KT133 du constructeur. Malgré ce que vous pourriez croire, je ne m’attarderais pas sur les caractéristiques de la 8KTA Nous avons là une 8KTA2 alors on s’en occupe.


Le layout et les caractéristiques


La 8KTA2 est une carte mère qui respire la qualité. Elle dispose bien évidemment d’un Socket 462 pour les Duron et Thunderbird, à côté duquel on aura l’agréable surprise de découvrir un connecteur AGP (4X), six connecteurs PCI, et un port ISA. Le connecteur AGP n’est pas tout à fait comme les autres, il dispose d’un petit levier qui permet de fixer la carte graphique AGP à son support. C’est tout bête, mais c’est diablement pratique.
La carte est munie d’un chip son intégré, et le Southbridge utilisé est le VIA 686B. Le support de l’ATA-100 est donc de la partie.

Pour ceux qui se le demanderaient encore, sachez qu’il est possible avec la 8KTA2 de modifier le coefficient multiplicateur du CPU. Ceci se fera malheureusement par le biais de dipswitchs, et avec l’aide de cavaliers. Ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de mieux lorsque l’on sait que sur KT7 par exemple tout se fait dans le bios. Les switchs nécessaires à la modification du coefficient multiplicateur et du voltage du CPU ne sont pas facilement accessibles. Une fois la carte dans son boîtier, le connecteur d’alimentation branché et la carte graphique enfoncée dans son slot, vous risquez d’avoir du mal. Les cavaliers qui vous permettront de modifier le voltage I/O sont encore moins bien placés (tout en haut de la carte, près des connecteurs DIMM). Autre point négatif, la proximité des condensateurs par rapport au support socket. Ils sont beaucoup trop près ! Ce qui rend l’installation d’un mastodonte du refroidissement tout simplement impossible. C’est pire que sur KT7.

Le bios est signé AWARD et on pourra entre autre y modifier la fréquence du FSB, ainsi qu’attribuer des IRQ aux différents slots PCI.

Je me dois de noter une fonction très intéressante pour les utilisateurs de système d’exploitation comme Windows Me dépourvu de DOS. En effet, pour flasher un bios, il fallait absolument une disquette de boot, maintenant, ce n’est plus la peine. Il vous suffit de taper ALT+F2 au démarrage du système et l’utilitaire AWDFLASH se charge automatiquement.
L’offre 8KTA2


Livrée dans une boîte blanche et verte, la 8KTA2 est accompagnée de son manuel d’utilisation et de son CD d’installation. Le CD dispose bien entendu de tous les drivers qu’il vous faudra pour installer comme il se doit votre carte, mais vous pourrez en plus y trouver les logiciels Norton Antivirus et Norton Ghost.

Le manuel lui, est complet, certes pas du niveau des manuels Abit, mais tout de même assez complet pour que vous puissiez y puiser toutes les connaissances nécessaires pour installer votre toute nouvelle carte

Comme tout constructeur qui se respecte, Epox a inclus dans son pack, une nappe IDE UDMA66 et une nappe floppy.


Installation et configuration


L’installation s’est réalisée sans soucis. Que se soit au niveau matériel ou logiciel. Impeccable, est le seul mot qui me vient à l’esprit, sauf si l’on tient compte du fait que ni le Chrome Orb, ni le Super Orb n’ont pu être installés.

Voilà la configuration que j’ai utilisée :

- AMD Duron 600 (avec ponts L1 reliés)
- 128 Mo de SDRAM certifiée à 133 MHz
- Guillemot 3D Prophet (GeForce 256)
- Epox 8KTA2
- Abit KT7
- Ventilateur artisanal

Pour tirer le maximum du matériel, voilà comment j’ai configuré le bios :

- DRAM Timing By SPD : Disabled
- DRAM Clock : 133 MHz
- SDRAM Cycle Length : 3
- Bank Interleave : 4 Bank
- DRAM Page-Mode : Enabled
- Memory Hole : Disabled
- PCI Master Pipeline Req : Enabled
- P2C/C2P Concurrency : Enabled
- Fast R-W Turn Around : Enabled
- System BIOS Cacheable : Disabled
- AGP Aperture Size : 64 Mo (quantité de RAM / 2)
- AGP 4X Mode : Enabled
- AGP Driving Control : Auto
- AGP Fast Write : Enabled
Performances


A notre droite, et arborant une tenue de couleur verte, nous avons l’Epox 8KTA2, et a notre gauche, tout de marron vêtue, la KT7-RAID d’Abit ! Round 1, Fight :







Les deux cartes obtiennent des résultats plutôt proches. Avec tout de même un avantage dans la majorité des cas pour l’Epox. J’ai aussi effectué des benchs disques sur TestLab2000, et là, les chiffres étaient identiques avec 144 pour les deux cartes.
Overclocking


Comme je l’ai précisé plus tôt, la 8KTA2 permet de modifier le coefficient multiplicateur des Duron et Thunderbird par l’intermédiaire de switchs situés sur la carte. Cependant, avant de me lancer dans la modification du coefficient, je me suis attardé sur la fréquence du FSB. La carte propose des réglages allant de 95 à 166 MHz.
J’ai augmenté progressivement la fréquence pour arriver à 114 MHz. Ceci me donnait donc un Duron 600 @684 MHz. C’est mieux que pour beaucoup de cartes mères Socket A, mais c’est moins bien que sur KT7.

Après le FSB, le coefficient. Mon Duron ayant déjà atteint le GHz sur KT7, je me suis dit que je pourrais sans doute renouveler l’exploit sur l’Epox. Mais je ne suis pas fou (euh ... C’est pas sûr ça, mais bon ...), et j’y suis allé petit à petit en commençant avec un coefficient à 8.5x. No problemo à cette fréquence. Et hop, on passe au 9x. Là j’arrive sous Windows, mais la configuration n’est pas vraiment stable. J’augmente donc le Vcore en le faisant passer à 1.75v (la carte va de 1.475v à 1.850v par pas de 0.025v). Là, je vais bien, tout va bien . Je monte donc à 9.5x, pour constater que ma configuration est parfaitement stable à cette fréquence.
Je deviens optimiste et passe le coefficient à 10x. Le PC boot, mais Windows ne se lance pas. Résultat, j’accrois encore le vcore, mais cette fois je touche aussi au voltage I/O que je monte à 3.5v (la 8KTA2 permet d’aller de 3.4 à 3.75v). Toujours pas de Windows à l’horizon. Avec un VIO de 3.6v j’obtiens toujours le même résultat. Je retourne donc à 9.5x, et met le FSB à 106, pour voir si j’arrive à obtenir ce fameux GHz ! Et bien non, pas de Windows à 1007 MHz (9.5x106). La carte ne propose pas de FSB à 105 MHz alors je descends à 104. Au boot j’ai une fréquence de 988 MHz, et je vois enfin Windows. Le tout est parfaitement stable même après plusieurs heures d’utilisation.


Conclusion


L’heure est grave, car il va maintenant falloir départager la KT7 et la 8KTA2. Tout comme avec la KT7, je n’ai rencontré aucun problème lors de l’utilisation, malgré le nombre assez conséquent de logiciels et composants utilisés.
Pour les performances, c’est la 8KTA2 d’Epox qui a l’avantage en étant légèrement plus rapide et tolérante (pour la RAM) que sa concurrente. Par contre, la KT7 se rattrape au niveau de l’overclocking. Elle permet de pousser plus loin le CPU, les manipulations s’effectuent toutes dans le bios, et on peut installer des ventilateurs un peu plus volumineux que sur 8KTA2.

Je dirais donc que nous avons ici un match nul, car selon moi, la 8KTA2 tout comme la KT7 sont sur le haut du podium.


Je remercie BACATA.NET pour le prêt de la carte.