Introduction
Je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter Thermaltake, ce constructeur qui depuis plusieurs années nous propose des ventirads, boîters et autres accessoires pour nos bons vieux PC. Après des années de produits tantôt excellents, tantôt complètement inutiles, TTake à réellement placé la barre plus haut depuis le lancement de son fameux
Tsunami Dream. C’est en effet depuis cette période que Thermaltake nous propose des produits sobres, beaux, et souvent efficaces. Le dernier boîtier Thermaltake que nous avions testé était le
Matrix, une moyenne tour très légère destiné à ceux qui se déplacent souvent avec leur PC. Le boîtier que nous testons aujourd’hui est totalement à l’opposé, et je pèse mes mots. Le Kandalf LCS est en effet un ENORME boîtier plutôt lourd qui intègre un système de refroidissement liquide complet. Comment TTake l’a-t-il intégré ? L’ensemble est-il efficace ? La réponse se trouve dans les pages qui suivent !
Présentation du Kandalf LCS
Tout a commencé un vendredi matin quand j’ai loupé un appel sur mon téléphone portable. Un petit tour sur ma messagerie et hop, Fedex m’annonçait l’arrivée d’un nouveau colis. Le vendredi après midi j’arrive dans les locaux de Fedex (et c’est d’ailleurs super pratique parce qu’ils ne sont même pas à 50 mètres de là où travaille votre serviteur) et j’ai donc une charmante demoiselle qui m’accueille. Bonjour Monsieur VALMOND, comment allez vous ? Bah oui quoi, après plusieurs années de VTR-Hardware, on le connaît le ch’tit Vincent. J’attends quelques minutes, et là, ce n’est plus une charmante damoiselle mais un coursier qui arrive avec une gigantesque boîte. Mais franchement énorme, à tel point que je me suis demandé si elle rentrerait dans ma voiture ! En gros cela veut dire que si vous êtes intéressé par le Kandalf LCS, le mieux sera d’aller l’acheter en voiture. Oubliez tout de suite les autres moyens de transport, à moins que ça soit une camionnette ou un fourgon. Et si c’est une voiture, laissez tomber la Twingo !
Voilà donc l’objet du crime. Pour info le Kandalf LCS noir est annoncé à un poids à vide de 21.92 kg sans alimentation. C’est lourd, c’est même très lourd, et je vous laisse imaginer le résultat avec une alimentation, les différents composants, et le système de refroidissement monté et rempli de liquide … On préfèrera donc la version silver intégralement en alu qui pèse elle 14.61 kg. Mais arrêtons de parler du poids.
Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le Kandalf LCS est à la base identique à un Thermaltake Kandalf classique, ou encore à un
Armor, boîtier que nous avions déjà testé. Au final donc je m’attarderais sur ce qui distingue le Kandalf LCS des Armor et Kandalf, à savoir son système de refroidissement liquide intégré. Si vous n’avez pas encore lu notre test de l’Armor, je vous invite à le faire dès maintenant en
cliquant ici. Si vous ne voulez pas le lire (et ça c’est pas bien du tout), il vous faut donc savoir que le Kandalf LCS tout comme ses aînés est très spacieux et particulièrement modulable, mais pêche lorsque l’on veut utiliser une alimentation imposante.
Kandalf LCS : Système de refroidissement liquide
Voyons donc comment Thermaltake a intégré son système watercooling à l’intérieur du Kandalf.
La première chose qui saute aux yeux, c’est bien sûr cette imposante portière située à l’avant du boîtier et qui comprend non pas un, ou même deux, mais carrément trois ventilateurs 120x120 mm qui refroidissent un imposant radiateur doté d’ailettes en alu et d’un tuyaux en cuivre. Le liquide doit quant à lui passer à travers l’ensemble du radiateur, et on peut penser que le refroidissement sera efficace vu la surface de l’engin.
Vous voyez sur la photo ci-dessus comment les tuyaux traversent la façade du boîtier pour entrer à l’intérieur. On appréciera le fait qu’ils soient gagnés sur la partie qui risque de rentrer en contact avec certains composants métalliques à l’intérieur de la tour.
Et voilà maintenant à quoi ressemble l’arrivée des câbles à l’intérieur du boîtier. On a droit à deux embouts qui sont prêts à accueillir une autre partie de la canalisation.
Kandalf LCS : Système de refroidissement liquide (suite)
Nous avons vu tout à l’heure les éléments intégrés au boîtier, alors voilà maintenant les autres qui viendront s’y installer. Sur la photo ci-dessus vous pouvez voir le waterblock, le tuyau, la pompe et son réservoir, ainsi que deux bouteilles de liquide de refroidissement fluorescents. Sous le tuyau on a une petite boîte en carton dans laquelle se trouvent les éléments qui permettent de fixer le waterblock aussi bien sur Socket 775 que sur Socket 939 ou AM2 :
Vis, support à fixer sous la carte mère et sur le waterblock, tout y est !
Le waterblock livré avec le Kandalf LCS est assez classique. Sa base est entièrement en cuivre, et le conduit dans lequel circulera l’eau n’a rien de bien extraordinaire non plus. La partie supérieure du waterblock est en plexiglas et Thermaltake obliges, une petite LED y est incrustée pour que l’ensemble ait un petit côté « bling bling » pour épater les amis. Les puristes voudront quant à eux polir un peu plus la base de ce waterblock.
Last but not least, la pompe et le réservoir qui ne forment ici qu’une seule pièce. Le réservoir est bien évidemment transparent pour qu’on puisse avoir un œil sur le niveau du liquide, et on appréciera qu’il y ait sur la sortie de la pompe (comme sur tous les autres embouts d’ailleurs) un autocollant qui indique à quoi il faudra le raccorder.
Configuration de test et installation
Voilà la configuration utilisée pour ce test :
CPU : AMD Opteron 165
Mémoire : Corsair CMX512-3200LL Pro
Carte graphique : Club 3D 7800GTX
Carte mère : Albatron K8SLI
Dissipateurs : AMD OEM, Thermaltake Blue Orb II, Kandalf LCS
Disque Dur : Maxtor DiamondMax Plus 9
Pour ce test j’allais à la base utiliser une carte mère Asus A8N32 SLI, mais il se trouve que sur cette carte, le plaque métallique située sous la carte mère est collée. Cela posait donc un petit problème puisqu’il faut impérativement enlever cette plaque ainsi que l’intégralité du système de fixation d’origine pour pouvoir installer le waterblock. Vous aurez donc aussi compris que si vous voulez changer de waterblock un jour, il vous faudra enlever la carte mère du boîtier …
Une fois la plaque et les deux grandes vis mises en place, on passe un peu de pâte thermique sur le CPU, puis on peut poser le waterblock.
Sur cette photo, vous pouvez voir le waterblock installé. Cette étape ne pose pas de problème particulier si ce n’est que les grandes vis ont un peu tendance à tourner dans le vide si elles ne sont pas correctement vissées, ce qui peut être un peu embêter pour visser les deux espèces de « boulons » qui maintiennent la plaque métallique qui elle-même, permet au waterblock de rester en place.
L’étape suivante consiste à intégrer le tout dans le boîtier, et là encore rien de bien sorcier. Les embouts présents sur la pompe et dans le boîtier sont comme je le disais tout à l’heure dotés d’autocollants qui indiquent à quoi on doit les brancher. Il suffit donc de bien calculer la taille des différents bouts de tuyau nécessaires et de le couper pour pouvoir raccorder l’ensemble. Je tiens à signaler que la fixation des tuyaux aux différents embouts est très rassurante et que même en forçant, vous aurez du mal à les enlever si vous ne devissez pas la sécurité. L’ensemble waterblock/réservoir vient quant à lui se visser sur le bas du boîtier grâce à des orifices prévus à cet effet.
Voilà, maintenant que tout est monté et branché, on peut remplir le réservoir et lancer la machine. Bon, j’admets que j’ai été un peu kamikaze et qu’il est en principe préférable de tester le circuit avant de l’installer pour voir s’il n’y a pas de fuite. Mais bon … Le système inspire vraiment confiance alors j’ai laissé tomber cette étape. Notez que j’ai quand même du vider une bouteille entière de liquide pour que le circuit soit bien rempli …
Performances
Nous voilà donc à l’étape de vérité ! Alors efficace ou pas ce Kandalf LCS ? Tout d’abord, une fois le système lancé, on se rend compte que tout cela est plutôt sympathique à regarder avec les deux ventilos lumineux (un à l’avant et un à l’arrière), ainsi que les tuyaux qui s’illuminent dans le noir. Par contre après on est un peu déçu par le bruit de la pompe. Elle a un débit plus que correct, mais elle n’est malheureusement pas silencieuse, et je l’entendais plus que mon alim et que ma carte graphique. Mais passons à ce qui vous intéresse encore plus, à savoir les performances en matière de refroidissement. J’ai comparé le kit watercooling du Kandalf au ventirad à heatpipe livré avec mon Opteron 165 et au Thermaltake Blue Orb 2 que nous avions déjà testé sur VTR. Au final, le Kandalf LCS s’en sort carrément bien puisqu’il fait beaucoup mieux que le Blue Orb 2 qui est un ventirad déjà sacrément efficace !
Conclusion
Avant de conclure je rappelle une fois de plus que si vous voulez avoir plus d’infos sur le boîtier en lui-même, il vous faut aller consulter notre
test du Thermaltake Armor, puisqu’à la base il s’agit du même boîtier. Le Kandalf LCS part donc avec de très bons antécédents et il nous offre en plus un système de refroidissement qui vous l’avez vu est plutôt efficace. L’installation de l’ensemble reste quant à elle plutôt simple, même s’il vous faudra bien entendu un peu plus de temps qu’avec un boîtier classique et un ventirad. Là où le Kandalf LCS pèche le plus à mon goût c’est au niveau de son poids. Presque 22kg à vide ça fait quand même beaucoup et aller en LAN avec un tel bulldozer ne sera pas évident. Deuxième inconvénient, la pompe qui aurait gagné à être un peu plus discrète. A part ça, le Kandalf LCS est un excellent boîtier qui fera sans aucun doute le bonheur de ceux qui veulent se lancer dans le watercooling sans vouloir prendre des risques en choisissant au détail les différents composants de leur système. Par contre sauf si vous êtes bodybuilder, préférez la version Silver qui est beaucoup moins lourde …
Venez discuter de cet article sur notre forum !