Depuis quelques années on note un comportement relativement laxiste et désinvolte de la part des internautes. Internet est certes une source incroyable de savoir et de partage à la portée de tous, mais il est évident qu'une telle richesse de contenue comporte un revers à sa médaille. Nous diffusons à longueur de journée une multitude d'informations personnelles sur la toile, sans véritablement nous soucier des utilisations qui en sont faites. Les premiers visés dans cette utilisation outrancière de nos données personnelles sont bien sûr les réseaux sociaux. Avec près de 700 millions d'utilisateurs à travers la planète, c'est le leader en la matière, le réseau de Mark Zuckerberg qui est le plus mauvais élève.
N'engrangeant aucun bénéfice par le biais de versements directs de ses utilisateurs, le géant des réseaux sociaux se charge lui-même de transformer chacune des données envoyées sur sa plate-forme en jolis petits billets verts, le tout en piétinant allégrement les fondamentaux sur la vie privée.
Le plus alarmant reste que ces faits sont connus de tous ou presque, et que malgré cela le laxisme reste prédominant chez les utilisateurs dont le comportement reste désespérément passif. Que m'importe de savoir qu'il y a déballage de ma vie privée, de mes opinions politiques et religieuses, ou même de mes messages privés selon "
The Telegraph", pourvus que je puisse continuer à partager mes photos de vacances et jouer aux "Sims Social" avec mes amis …
Devant ce manque de responsabilités de chacun d'entre nous, se sont aujourd'hui nos institutions qui s'inquiètent et en particulier la Commission Européenne. Le problème soulevé par la commission est la publicité ciblée et quelle part de nos informations leur sont véritablement réutilisées à des fins commerciales. Pour cela, l’Europe compte mettre en place une série de directives allant dans deux sens : Le premier vise à interdire la divulgation de données "trop" personnelle et le second à obliger Facebook à communiquer sur ses méthodes de divulgation des données et à préciser clairement quelles données sont diffusées. Le genre d'informations qui risquerait bien d'en refroidir plus d'un ... Cela passerait par la modification de la directive Européenne 95/46/CE sur la protection des données personnelles.
Les cas dans lesquels Facebook s'est avéré nuisible pour ses utilisateurs se sont multiplié ces dernières années, pourtant les comportements des utilisateurs ne semblent pas s'être altérés ou modifiés pour autant. Faut-il en conclure qu'aux yeux du plus grand nombre cela n'a aucune importance ?