Notre Internet est-il en danger ? C'est là une question que nous nous sommes certainement tous posé. De la première version de la loi HADOPI jusqu'aux sur-taxes sur les FAI en passant par le bridage de Youtube, c'est à une nouvelle version de la loi sur les téléchargements illégaux que s'attaque maintenant le Président de la République.
Bien sur, ce n'est pas comme si l'Europe était au bord de la faillite, comme si les banques faisaient grise mine, ou encore comme si le taux de chômage s'envolait mois après mois.
Il est donc logique, dans cette atmosphère de prospérité et de calme d'évoquer les chantiers les plus urgents au bon fonctionnement de l'appareil étatique, je parle bien sûr d'une mise à jour de la loi sur HADOPI.
Et c'est cette fois le streaming qui est dans le collimateur de nos assemblées. Il semblerait qu'aux yeux de nos dirigeants cela relève de l'illégalité et qu'il serait donc bon, encore une fois, que l'Etat ait son mot à dire.
Comme d'habitude, sur ce genre de sujet, le flou artistique est total. C'est lors d'un discours à Avignon à l'occasion du forum sur « La Culture à l'ère numérique » que le chef de l'Etat a affirmé sa volonté à s'attaquer aux services de visionnage en ligne. Nicolas Sarkozy évoque également la création d'une nouvelle taxe (oui encore une), dans le but de créer un Conseil National de la Musique. Devant une masse aussi abstraite d'informations il est très difficile de comprendre ou veut en venir le leader de la nation. On ne peut en réalité que spéculer sur la mise en place de telles restrictions.
Alors, essayons nous au jeu de la spéculation et pour cela il nous faut répondre à plusieurs questions.
- HADOPI compte-t-il s'attaquer à certains morceaux présents sur les sites en streaming ou à la totalité du service ?
- Qu'adviendrait-il alors de services comme Youtube ou Dailymotion ?
- Cela se traduira-t-il encore une fois par une taxe, qui au final sera répercutée sur les consommateurs ?
Bref, la France s'engage encore une fois sur le chemin houleux de la suppression des libertés de l'Internet. Il est toutefois bon de préciser que côté PS François Hollande et Martine Aubry se sont ralliés sur cette question se montrant favorable à une suppression d'HADOPI ...