
Vous êtes sans doute nombreux à avoir parcouru avidement les pages des différents tests et previews publiés par certains de nos partenaires (comme la preview d’Hardware.fr sur la GeForce FX) et en regardant les résultats vous avez eu sans doute le même sentiment que moi : de la déception quant au fleuron de nVidia tant attendu! Et oui, on ne peut pas vraiment dire que le nV30 soit le vainqueur indéniable des tests et autres benchmarks, malgré ce qu’en disait les prometteurs datasheets et autres annonces enthousiastes d’il n’y a pas si longtemps, ainsi j’aimerais vous faire part de certaines conclusions et remarques en ce qui concerne le dernier bébé de nVidia :
nVidia a implémenté dans le GeForce FX une nouvelle technique d’anisotropic filtering, et qui est représenté par de nouvelles options dans les drivers : Balanced Performance et Aggressive Performance ; comparées au R300, le premier mode correspond maintenant au Quality d’ATI et les performances sont au coude à coude, voire à l’avantage du R300, mais le second mode (équivalent du Performance d’ATI) la Radeon 9700Pro cède du terrain.
L’Antialiasing d’ATI est réputé pour sa qualité, et sa réputation se vérifie encore face au nV30: la Radeon est imbattable en 2x et ce n’est qu’au mode 4x que la solution nVidia rattrape la Radeon coté qualité.
Du à la fréquence plus élevée du core nV30, la GeForce FX Ultra est devant la Radeon dans certains tests d’au mieux 10% (VillageMark, QuakeIII...) mais arrive à faire des scores inférieurs de plus de ce multiple (3DMark2001SE en single texturing par exemple)
Pour ce qui est des Vertex Shaders et de l’Advanced Pixel Shading (PS1.4), la Radeon 9700Pro est simplement imbattable. Ainsi malgré l’emploi des toutes dernières technologies (DDR-II, gravure 0.13µm), ce qui à grandement contribué a retarder le nV30 du fait que ces technologies sont encore jeunes, le GeForce FX ne peut être considéré comme « gagnant » ni « perdant »: certes le gain de puissance et de fonctionnalités est flagrant face aux GeForce 4 Ti, mais cela ne suffit pas à distancer nettement la Radeon 9700Pro, qui reste dans la course avec principalement son bus mémoire 256Bits et ses routines d’Antialiasing et d’Anisotropic Filtering parfaitement optimisées, et le choix du 0.15µm semble avoir été le meilleur pari. On remarque ainsi que la version « standard » du GeForce FX fait aussi bien que la Radeon dans la plupart des cas, et ce n’est que la Ultra qui parvient à réellement se démarquer.
Néanmoins on peut s’attendre à une optimisation des drivers pour le nV30 qui permettront à coup sûr d’améliorer les performances, et de régler certaines incohérences dans les tests (Single Texturing dans 3DMark2001SE) mais il faut surtout attendre la sortie de vraies applications développés avec la bibliothèque DirectX9, pour voir vraiment ce que valent nos cartes estampillées « DX9 ».
Coté prix les GeForce FX 5800 seront proposées entre 450/500€ et la version Ultra proche des 600€, de quoi faire réfléchir quand une R9700Pro est vendue entre 400 et 450€.
Mais il y a plus grand danger pour nVidia, que le placement de sa gamme basée sur le nV30: ce sont les déclinaisons en nV31 et nV34 qui, si elles tardent trop, arriveront sur un marché totalement conquis par ATI avec ses 9x00, assez performantes et aux technologies éprouvées (d’où des prix plus abordables), sans compter que les R350 et les RV350 sont déjà sur le pas de tir, alors que les GeForce FX ne seront vraiment disponibles que dans un mois...